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Communiqué de presse

 

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Stratégie québécoise sur les aires protégées
Le ministre Claude Béchard confirme l'intention de créer le parc national de la Kuururjuaq au Nunavik

Québec, le 29 janvier 2007 - Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et leader adjoint du gouvernement, M. Claude Béchard, confirme l’intention du gouvernement du Québec de créer le parc national de la Kuururjuaq, au Nunavik, et annonce la tenue d’audiences publiques à Kangiqsualujjuaq, les 14 et 15 mars 2007.

Ce projet de parc national a été élaboré par un groupe de travail comprenant des représentants du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, de l’Administration régionale Kativik (ARK), de la Société Makivik et du village de Kangiqsualujjuaq. Les représentants de Kangiqsualujjuaq ont d’ailleurs proposé le nom de Kuururjuaq afin de mettre en valeur la richesse de la culture inuite.

La création du parc national de la Kuururjuaq découle de la mise en œuvre de l’entente de partenariat sur le développement économique et communautaire au Nunavik et s’insère également dans la Stratégie québécoise sur les aires protégées. Ce projet de parc permettra de protéger un élément représentatif de la région naturelle des contreforts des monts Torngat et entraînera des retombées positives pour le développement économique et touristique du Nunavik, surtout pour le village nordique de Kangiqsualujjuaq.

Un territoire consacré à la conservation

Le territoire proposé pour la création de ce nouveau parc national au Nunavik couvre 4 273 km2 et il englobe la presque totalité du bassin versant de la rivière Koroc. L’embouchure de la rivière Koroc a été exclue du périmètre proposé puisqu’elle est située sur des terres de la catégorie I de Kangiqsualujjuaq en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. À l’extrémité est du territoire, le parc protégera une partie des monts Torngat, dont le mont D’Iberville, le plus haut sommet du Québec avec ses 1 646 mètres d’altitude. De plus, la vallée de la rivière Koroc abrite au cœur de la toundra une enclave de forêt boréale ainsi que le peuplement de bouleaux à papier le plus nordique au Québec.

À l’intérieur d’un parc, le plan de zonage détermine l’utilisation du territoire en fonction du degré de fragilité et du potentiel d’utilisation. Ainsi, dans le cas du projet de parc national de la Kuururjuaq, 88,2 % du territoire serait consacrée à la préservation, ce qui signifie qu’il n’y aurait aucun prélèvement faunique, ni aucune circulation motorisée dans cette partie du territoire. Les directives et les règlements associés au zonage n’auront cependant aucune conséquence sur la pratique des activités traditionnelles de chasse, de pêche et de piégeage des bénéficiaires de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.

La politique sur les parcs québécois prévoit la préséance de la conservation sur la mise en valeur. Ainsi, l’accueil, l’accès au parc, l’hébergement ainsi que les activités éducatives et récréatives ont été conçus pour faciliter la découverte du territoire tout en limitant les impacts sur le patrimoine naturel. Le centre d’accueil des visiteurs serait aménagé au village de Kangiqsualujjuaq afin de favoriser les échanges avec les Inuits de la localité. L’accès au parc se ferait principalement en avion, sur des pistes de brousse spécialement désignées à cette fin et par bateau, à partir de Kangiqsualujjuaq, pour la partie côtière du parc. En hiver, le parc serait accessible principalement en motoneige, en longeant la rivière Koroc qui constitue une voie naturelle de déplacement.

Le parc national de la Kuururjuaq se distingue par deux pôles majeurs d’intérêt : le massif des monts Torngat qui offre un panorama spectaculaire et la vallée de la rivière Koroc avec sa forêt d’épinettes noires. Dans ces deux secteurs, les visiteurs pourront vivre une expérience de randonnée, de canot et de kayak unique au Québec.

À la différence des parcs nationaux existants au Québec méridional qui sont exploités par la Sépaq, le parc national de la Kuururjuaq sera opéré par l’Administration régionale Kativik. Lorsque le parc sera officiellement créé, une entente sera signée entre cette dernière et le ministère du Développement durable, de l’Environnent et des Parcs pour déléguer aux Inuits la gestion de ce nouveau parc national.

Des audiences publiques à Kangiqsualujjuaq

En vertu de la Loi sur les parcs, le gouvernement du Québec tiendra des audiences publiques afin d’entendre le point de vue des personnes et des organismes intéressés par le projet de création du parc national de la Kuururjuaq.

Les audiences publiques auront lieu à Kangiqsualujjuaq, les 14 et 15 mars 2007, à compter de 10 h, au gymnase du centre communautaire de Kangiqsualujjuaq. Les personnes et les organismes intéressés devront faire connaître leur intention de participer et faire parvenir, avant le 5 mars 2007, un mémoire expliquant leur opinion. Les Inuits qui désireront faire part de leurs commentaires sur le projet sans rédiger un mémoire seront également entendus.

Le plan directeur provisoire, des fiches synthèse, des cartes et les modalités de participation aux audiences publiques sont disponibles sur le site Internet du MDDEP.

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SOURCES :

Pascal D’Astous
Attaché de presse
Cabinet du ministre
du Développement durable,
de l'Environnement et des Parcs
Tél. : 418 521-3911
Serge Labrecque
Conseiller en communication
Direction des communications
Ministère du Développement durable,
de l’Environnement et des Parcs

INFORMATION :

Pour information :
Relations médias : 418 521-3991

 

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