Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

État de situation sur la présence de nickel dans l’air dans le secteur Limoilou

Rappel des faits

Afin de répondre aux inquiétudes de citoyens quant à la qualité de l’air à proximité de l’incinérateur, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a mis en place, en 2010, un programme d’échantillonnage spécial dans le secteur Limoilou. L’exercice s’est échelonné de 2010 à 2012. Les premières données préliminaires analysées en novembre 2012 ont alerté le ministère sur de possibles dépassements de la norme établie pour le nickel. Après avoir contre-vérifié et validé les données recueillies, le Ministère a transmis celles-ci, le 7 décembre 2012, à la direction de la Santé publique afin que celle-ci évalue les impacts des concentrations observées sur la santé de la population.

Particules de nickel

Le Ministère confirme la présence de particules de nickel dans l’air du secteur Limoilou. Le Ministère confirme également des dépassements à la norme. Il est à noter qu’une telle norme n’existe que depuis juin 2011 en vertu du Règlement sur l'assainissement de l'atmosphère. Elle est fixée à 0,012 µg/m3 et est basée sur la mesure du nickel sur une période annuelle dans les particules totales en suspension (PST).

Le Ministère procède à des analyses plus poussées de l’ensemble des autres métaux échantillonnés, dont le chrome, afin d’établir s’il y a d’autres dépassements, et ce, à partir de ses propres données ainsi que celles d’Environnement Canada. Le Ministère traite présentement ce dossier séparément de celui du nickel. Il en va de même de l’épisode de poussières rouges, qui n’est d’aucune façon liée au nickel.

Source en cause

Les analyses et expertises réalisées au cours des dernières semaines par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques lui permettent de conclure que le Port de Québec est la source des concentrations élevées de nickel observées dans l’air du secteur Limoilou. Ce sont les activités liées au transbordement de minerai par l’entreprise Arrimage Saint-Laurent qui sont à l’origine de la problématique.

Depuis l’observation des premiers résultats, en novembre 2012, le Ministère a réalisé différentes analyses et expertises scientifiques afin d’identifier de façon formelle la ou les sources des émissions de nickel. L’identification de la source a été possible en s’appuyant sur la prise d’échantillons, l’analyse de données du Ministère et de données externes, l’analyse de la signature minéralogique, l’étude de la direction des vents dominants et l’établissement de relations entre différents facteurs.

Les résultats ont été concluants sous trois aspects :

  1. Une relation statistiquement significative a été mise en évidence entre les concentrations de nickel observées aux stations du Ministère et le nombre d’heures de vents en provenance du port.
  2. Des échantillons de retombées de poussières recueillis par le Ministère dans Limoilou et des filtres d’échantillonnage de l’air de la station Des Sables ont été analysés au Département de géologie et de génie géologique de l’Université Laval. L’analyse a révélé que le nickel dans les échantillons de poussières et de particules en suspension était principalement sous forme de pentlandite, soit le minerai contenu dans les gisements de nickel transbordé par Arrimage Saint-Laurent.
  3. Le rapport moyen entre les concentrations de nickel et de cobalt dans les échantillons de particules en suspension est relativement constant, ce qui suggère que toutes ces particules proviennent de la même source.

Pour en savoir plus :

Rapport – identification de la source de contamination au nickel dans Limoilou

Notez que ce document a fait l'objet d'une mise à jour le 18 avril 2013. Une coquille s'était glissée à la page 17.

Données sur la qualité de l’air à Limoilou

Données relatives aux particules en suspension dans l’air ambiant recueillies aux stations de mesure de la qualité de l’air Des Sables, De Beaujeu et Vitré dans Limoilou. Ces données sont issues de l’échantillonnage des particules en suspension effectué dans le cadre du projet de suivi de la qualité de l’air près de l’incinérateur de la Ville de Québec, de 2010 à 2012.

Il est possible d’avoir accès aux plus récentes données sur la qualité de l’air de ce secteur par le biais du service Info-Air.

Évolution des concentrations de nickel aux stations Des Sables (de 2010 à 2013) et Beaucage (de 2011 à 2013)

À la fin de l’étude sur les effets des émissions de l’incinérateur de Québec sur la qualité de l’air, le Ministère a maintenu l’analyse des métaux dans les particules totales en suspension (PST) à la station Des Sables et a augmenté la fréquence de ces analyses à un échantillon aux deux jours. De plus, afin de mieux circonscrire l’étendue des concentrations élevées de nickel dans la ville de Québec, le Ministère a procédé à l’analyse des filtres à la station Beaucage, de 2011 à 2013, à une fréquence de un échantillon aux six jours.

Les résultats enregistrés de 2011 à 2013 sont présentés sous forme de moyennes annuelles mobiles calculées à la fin de chaque mois. Les moyennes mobiles ont été calculées, par exemple, de mars à février, puis d’avril à mars, et ainsi de suite. L’utilisation de la moyenne mobile a permis la comparaison des données avec la norme annuelle de 0,012 µg/m3 qui était en vigueur de 2011 à 2013.

Modification de la norme de qualité de l’air relative au nickel et du suivi du nickel dans l’air à Québec

Depuis le 27 décembre 2013, les normes horaire et annuelle ont été remplacées par une norme unique établie sur une période de 24 heures. Cette nouvelle norme s’applique seulement au nickel présent dans la fraction des particules de moins de 10 microns (PM10), contrairement aux normes horaire et annuelle de 2011 qui étaient appliquées au nickel total compris dans les particules en suspension totales (PST).

Compte tenu de l’entrée en vigueur de la nouvelle norme en 2013, la mesure du nickel dans l’air ambiant est maintenant réalisée à la station Des Sables avec un échantillonneur de PM10, et ce, à la même fréquence de un échantillon aux deux jours. De plus, le graphique des moyennes mobiles annuelles a été remplacé par une figure présentant les proportions, compilées sur une base mensuelle, des échantillons respectant la norme quotidienne de 0,014 µg/m3. Dans cette figure, chaque mois correspond à un bâtonnet représentant la proportion des échantillons qui respectent la norme.

Caractérisation exploratoire des sols du secteur Limoilou à Québec

Communiqués de presse

 


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2016