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Portrait statistique : qualité de l’air et smog

La surveillance de la qualité de l’air au Québec a fait beaucoup de progrès depuis ses débuts dans les années 1970. À cette époque, l’ozone était l’indicateur privilégié pour déterminer les jours de mauvaise qualité de l’air ou les jours de smog. L’instrumentation utilisée pour mesurer les particules fines s’est grandement développée par la suite. Ainsi, depuis 2004, il est également possible d’utiliser les particules fines comme indicateur de mauvaise qualité de l’air ou de smog.

Jours de mauvaise qualité de l’air

À l’échelle régionale, un jour de mauvaise qualité de l’air est un jour durant lequel l’indice de la qualité de l’air est « mauvais » à au moins une station de mesure, et ce, pendant au moins une heure. Un indice horaire est qualifié de « mauvais » lorsque la concentration moyenne des particules fines sur trois heures est plus élevée que 35 microgrammes par mètre cube (µg/m3) ou lorsque la concentration moyenne d'ozone sur une heure est plus élevée que 82 parties par milliard (ppb). Cet indicateur tient à la fois compte des jours de smog intense survenant à l’échelle régionale et des jours où une mauvaise qualité de l’air est observée plus localement pendant une courte période.

Nombre de jours de mauvaise qualité de l’air* dus aux particules fines et à l’ozone, par région administrative, 2004-2014

Région administrative  Nombre de jours
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Abitibi-Témiscamingue ND ND 3 7 0 1 4 4 4 3 19 
Outaouais 16 27 6 9 3 7 13 8 10 10 1
Laurentides 10 16 2 9 3 2 7 0 0 3 1
Montérégie 55 63 30 33 21 30 24 39 36 27 18
Montréal 64 64 40 33 73 67 60 81 69 52 60
Laval 31 34 16 17 16 42 28 28 38 20 16
Lanaudière 14 25 5 8 9 27 17 22 18 12 4
Mauricie 31 40 21 26 17 26 25 30 35 31 13
Centre-du-Québec 26 33 12 16 11 18 16 11 20 13 7
Estrie 30 28 9 16 4 17 12 8 11 4 5
Capitale-Nationale 31 32 15 28 18 24 33 31 43 24 26
Chaudière-Appalaches 13 18 6 9 3 3 7 2 1 5 17
Saguenay–Lac-Saint-Jean 6 9 1 6 0 0 0 1 0 4 8
Bas-Saint-Laurent ND 4 2 8 0 1 2 1 0 2 0
Moyenne générale 27,3 30,2 12,0 16,3 12,7 18,9 17,7 19 20,4 15 13,9

* Basé sur l'occurrence d'au moins une concentration de particules fines sur trois heures supérieure à 35 µg/m3 ou sur celle d’au moins une concentration horaire d'ozone supérieure à 82 ppb, et ce, à au moins une station de la région.

ND = non disponible

En 2014, le nombre de jours de mauvaise qualité de l’air a varié selon la région. Par rapport à 2013, six des 14 régions ont connu une hausse du nombre de jours de mauvaise qualité de l’air. Globalement, le nombre moyen de jours de mauvaise qualité de l’air sur le territoire québécois a légèrement diminué. Les conditions météorologiques influencent la dispersion des polluants, ce qui explique la variation du nombre moyen de jours de mauvaise qualité d’une année à l’autre.

De 2004 à 2014, le nombre de jours de mauvaise qualité de l’air a diminué dans la plupart des régions.

Aucune journée de mauvaise qualité de l’air n’a été causée par l’ozone en 2014.

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Jours de smog et épisodes de smog

Un « jour de smog » est une journée durant laquelle les émissions atmosphériques et les conditions météorologiques provoquent, pendant plusieurs heures, la formation ou l’accumulation de concentrations élevées de particules fines ou d’ozone sur une vaste étendue de territoire. Trois critères sont utilisés pour déterminer les jours de smog : 

  1. L’intensité : la concentration moyenne de particules fines sur 3 heures doit être supérieure à 35 µg/m3 ou la concentration moyenne horaire d’ozone doit être supérieure à 82 ppb;
  2. La durée : les concentrations élevées (supérieures à 35 µg/m3 pour les particules fines ou à 82 ppb pour l’ozone) doivent être observées pendant au moins 3 heures;
  3. L’étendue : les concentrations élevées doivent être représentatives de la région administrative.

D’autre part, l’expression « épisode de smog » fait référence à une journée ou à plusieurs journées consécutives durant lesquelles la présence de smog est continue.

Nombre d’épisodes et de jours de smog dus aux particules fines et à l’ozone, par région administrative, 2004 à 2014

Région administrative 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs Ép. Jrs
Abitibi-Témiscamingue ND ND ND ND 1 2 5 7 0 0 1 1 3 3 1 2 2 2 1 1 1 1
Outaouais 7 9 9 19 3 5 4 6 0 0 2 3 2 3 0 0 0 0 1 2 0 0
Laurentides 5 9 9 15 1 1 4 5 1 1 1 1 3 4 0 0 0 0 2 3 1 1
Montérégie 10 16 14 28 5 7 6 7 3 5 7 11 5 8 6 8 10 14 4 7 5 7
Montréal 16 24 15 34 8 11 11 15 18 30 19 35 15 26 12 21 11 19 9 13 8 9
Laval 16 21 14 34 5 10 10 13 7 10 15 29 10 18 8 14 12 18 3 6 4 5
Lanaudière 7 10 9 22 4 5 6 8 6 8 11 19 8 13 12 17 7 13 5 7 1 1
Mauricie 8 11 9 19 3 4 4 5 2 3 8 12 4 6 5 5 6 7 5 7 0 0
Centre-du-Québec 5 8 9 14 6 7 6 8 2 2 3 3 5 6 3 3 4 6 4 5 0 0
Estrie 3 6 7 15 2 5 4 6 0 0 1 1 1 2 1 1 0 0 1 1 0 0
Capitale-Nationale 9 15 10 21 8 10 5 6 1 2 3 3 6 9 2 2 8 12 7 11 7 8
Chaudière-Appalaches 3 5 8 11 3 4 3 4 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 1 2 0 0
Saguenay–Lac-Saint-Jean 3 4 5 8 1 1 3 3 0 0 0 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0
Bas-Saint-Laurent ND ND 3 4 2 2 2 3 0 0 0 0 2 2 0 0 0 0 1 2 0 0
Moyenne générale 7,7 11,5 9,3 18,8 3,7 5,3 5,2 6,9 2,9 4,4 5,1 8,5 4,6 7,1 3.6 5.3 4,3 6,5 3,2 4,9 1,9 2,3

ND = non disponible       Ép. = épisodes      Jrs = jours

Le nombre de jours et d’épisodes de smog varie sensiblement selon la région considérée. En 2014, les régions qui sont habituellement les plus touchées (Montréal, Laval, Montérégie, Lanaudière et Capitale-Nationale) ont toutes connu une diminution du nombre de jours de smog. Le nombre de jours de smog varie selon les régions : il n’y a eu aucun jour de smog dans plusieurs régions, et on a enregistré jusqu’à neuf jours de smog dans la région de Montréal. Globalement, si on compare les données obtenues en 2014 à celles des années antérieures, on constate que le nombre moyen d’épisodes et de jours de smog a connu une diminution par rapport à 2013. La durée moyenne des épisodes de smog est demeurée relativement stable par rapport aux années précédentes.

Le plus long épisode de smog de la période 2004-2014 a duré neuf jours; il est survenu du 31 janvier au 8 février 2005, lors d’une période de stagnation de l’air qui a sévi sur une grande partie du sud du Québec. La concentration de particules fines la plus élevée au cours de cet épisode a été de 117 µg/m3 et elle a été mesurée à Montréal. Ailleurs dans le sud du Québec, les concentrations les plus élevées de particules fines ont varié de 52 µg/m3 en Estrie à 102 µg/m3 dans la région de la Capitale-Nationale.

Il est à noter que les concentrations maximales les plus élevées enregistrées de 2004 à 2014 sont d’origine naturelle. Lors des incendies de forêt survenus en Haute-Mauricie, qui ont duré de la fin de mai à la fin de juin 2010, des concentrations de particules fines allant jusqu’à 380 µg/m3 ont été observées.

Au cours de l’année 2014, l’ozone n’a contribué à la formation d’aucun jour de smog.

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