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Info-smog

Programme Info-Smog - Dépliant - Cliquez pour l'ouvrir
Programme Info-Smog - Dépliant (format PDF, 357 ko)
Pour en savoir plus sur le smog


D’où vient le smog?

L’origine du smog
L'origine du smog

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Le smog est un mélange de polluants atmosphériques qui peut être souvent observé sous forme d’une brume jaunâtre qui limite la visibilité dans l’atmosphère. Les particules fines et l'ozone en sont deux constituants importants. L’été, les principales sources directes de particules fines liées à des activités humaines sont les véhicules moteurs et les procédés industriels. En hiver, le chauffage résidentiel au bois s’ajoute comme source de particules fines.

L'ozone que l’on retrouve près du sol est un polluant nuisible. Il ne faut pas le confondre avec l'ozone formé naturellement dans la haute atmosphère et qui protège des rayons nocifs du soleil. Il provient de réactions photochimiques complexes entre les oxydes d'azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), qu'on nomme les précurseurs. Ces polluants sont surtout émis par le secteur des transports et l’industrie. Il se forme essentiellement pendant l’été, durant les après-midi très chauds et ensoleillés, où le vent est faible. Les faibles concentrations d’ozone pendant l’hiver sont dues au fait que les conditions météorologiques (températures froides et faible rayonnement ultraviolet) ne favorisent pas sa formation.

Les particules fines (PM2,5) sont microscopiques et elles peuvent demeurer longtemps en suspension dans l’air. À tout moment de l’année, elles peuvent être émises dans l’air directement par des sources diverses ou indirectement par des réactions chimiques auxquelles participent des gaz comme les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO2), les composés organiques volatils (COV), l’ammoniac (NH3) et des particules déjà présentes dans l’atmosphère.

Les PM2,5 sont susceptibles de présenter des risques pour la santé parce qu’elles pénètrent très profondément dans le système respiratoire. Avec d’autres polluants, les particules fines affectent aussi l'atmosphère et réduisent la visibilité.

Les émissions de polluants atmosphériques au Québec en 2002
Les émissions de polluants atmosphériques au Québec en 2002

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Les polluants qui favorisent le smog peuvent être d'origine locale ou transfrontalière. Les vents amènent au Québec des polluants précurseurs et de l'ozone depuis le sud de l'Ontario et le centre des États-Unis. S'ajoute à ces sources la contribution des milieux urbanisés québécois qui occasionnent, dans certaines conditions, une augmentation des concentrations d’ozone et des particules fines en aval des grandes zones urbaines.

Les régions les plus touchées par le smog transfrontalier sont situés dans le sud du Québec, près des limites ontarienne et américaine. Plus on s'éloigne de la région des Grands Lacs, plus les sources de smog sont attribuables aux émissions québécoises.

À l'échelle du Québec, sont considérées comme des journées de smog, les jours où les conditions météorologiques entraînent la formation et l’accumulation de concentrations élevées de particules fines et d’ozone pendant plusieurs heures sur un vaste territoire. Les concentrations de ces polluants sont considérées élevées quand elles dépassent respectivement 35 µg/m3 (moyenne sur 3 heures) et 82 parties par milliard (moyenne horaire).

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La surveillance du smog au Québec
La surveillance du smog au Québec

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Surveillance de la qualité de l'air au Québec

Le programme Info-Smog s’appuie sur un réseau de surveillance composé de 51 stations de mesure de l’ozone ou de particules fines dans l’air ambiant, réparties à travers le Québec. Ces deux polluants sont mesurés simultanément à 38 stations.

Des améliorations ont été apportées au réseau de surveillance en vue de rehausser les connaissances relatives à la qualité de l’air, particulièrement en ce qui concerne la mesure des particules fines. Ainsi, absent du programme en 1996, le nombre de stations pourvues des appareils nécessaires à la mesure des particules fines est passé de 4 en 1997 à 43 en 2006. Par ailleurs, le nombre de stations de mesure de l’ozone est passé de 40 en 1998 à 46 en 2006.

Évolution du nombre de stations de mesure d'ozone et des particules fines
(1995-2006)

Évolution du nombre de stations de mesure d'ozone et des particules fines

Variation saisonnière de la mauvaise qualité de l'air

Contrairement à ce qu’on observe pour l’ozone, des concentrations élevées de particules fines dans l’air peuvent survenir tout au long de l’année. Par exemple, dans la région Montréal – Laval, c’est surtout entre les mois de mai et d'août que l’on observe des concentrations d’ozone élevées, alors qu'on mesure des concentrations élevées de particules fines autant l’hiver que l’été.

Nombre moyen de jours par mois où les concentrations d'ozone et de prticules fines ont été élevées à au moins une station de mesure.

Note : basé sur l'occurrence d'au moins une concentration d'ozone horaire ou de particules fines sur trois heures respectivement plus grande que 82 ppb et 35 µg/m3, et ce, dans au moins une station de la région.

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Portrait statistique : qualité de l’air et smog

Portrait statistique : qualité de l’air et smog
Portrait statistique : mauvaise qualité de l’air et smog - Cliquez pour visualiser

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L’ozone et les particules fines sont deux composantes du smog qui sont souvent associées à une mauvaise qualité de l’air. Jusqu’à récemment, la détermination du nombre de jours de mauvaise qualité de l’air ou de jours de smog était basée uniquement sur une de ces composantes, l’ozone, qui était alors le meilleur indicateur du smog que l’on pouvait mesurer. Or, la mesure des particules fines, l’autre composante majeure du smog, s’étant considérablement améliorée ces dernières années, il est maintenant possible d’utiliser ce paramètre pour caractériser les jours de mauvaise qualité de l’air. Toutefois, puisque la prise des premières données combinées pour les particules fines et l’ozone a débutée en 2004 pour la plupart des régions du sud du Québec, il n’est pas possible de tracer l’évolution de l’occurrence de ce problème. Pour en savoir plus

 

Divers liens intéressants

L'indice de la qualité de l'air (IQA)

L'indice de la qualité de l'air (IQA) est disponible pour le sud Québec. Pour connaître l’état actuel de la qualité de l'air dans votre région ou votre localité (sauf l’île de Montréal), vous pouvez consulter le site Internet de l’IQA. Cet indice est calculé et mis à jour toutes les heures, à partir de la mesure de différents polluants à l'échelle régionale et locale.

IQA dans le sud du Québec (sauf l’île de Montréal)

La Ville de Montréal diffuse l’indice de la qualité de l’air pour le territoire de l’île de Montréal.

IQA diffusé par la Ville de Montréal

Programme Info-Smog

Disponible toute l'année, le programme Info-Smog comprend deux aspects : le premier comporte une prévision quotidienne de la qualité de l'air diffusée dans différents médias et accessible par Internet; le second, des avertissements à la population lorsque des concentrations élevées de smog sont prévues. Ces avertissements sont assortis d’un message ayant pour objectif de renseigner les personnes à risque sur les mesures à prendre pour réduire les inconvénients reliés au smog urbain. Ils visent aussi à informer la population sur les comportements à adopter pour réduire les émissions de polluants qui provoquent la formation du smog. Les prévisions faites dans le cadre de ce programme complètent l'information produite dans l'Indice de la qualité de l'air (IQA).

Prévision quotidienne

Les concentrations d’ozone en temps réel en Amérique du Nord

Pour visualiser l’évolution des concentrations d’ozone et de particules fines au cours des dernières heures pour l’ensemble de l’Est de l’Amérique du Nord, des cartes animées sont disponibles sur le site de l’« U.S. Environnemental Protection Agency ». Ces cartes sont le fruit de la collaboration entre les membres de la Conférence des Gouverneurs de Nouvelle-Angleterre et les premiers ministres de l’Est du Canada dont le Québec fait partie. Des cartes archivées sont aussi disponibles.

Cartes animées de l’ozone et des particules fines
(Site Internet U.S. Environnemental Protection Agency)

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