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Inventaire des émissions atmosphériques

Rapport 2005

Mise à jour : 8 mai 2008

La pollution de l’air résulte principalement des activités humaines. À long terme, les émissions atmosphériques sont susceptibles de causer des déséquilibres dans le milieu atmosphérique en raison de leur continuité et de leur additivité, que ce soit à l’échelle locale ou à l’échelle planétaire. Certains phénomènes naturels comme les éruptions volcaniques et les feux de forêts peuvent aussi causer des perturbations importantes dans l’atmosphère. Néanmoins, elles sont généralement de courtes durées.

Afin de connaître l’évolution des émissions atmosphériques de sources anthropiques (voir le tableau 1), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a mis en place un système d’inventaire de ces émissions depuis plus de 20 ans. Cet inventaire permet de déterminer l’origine, la nature et la quantité de certains contaminants émis dans l’atmosphère, tels que les matières particulaires [particules totales (PART); particules inférieures à 10 microns (PM10); particules inférieures à 2,5 microns (PM2,5)], le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV). Comme les PM10 et les PM2,5 ne sont inventoriées par le Ministère que depuis 2002, il n’est pas possible de suivre leur évolution de 1995 à 2005.

Une source ponctuelle est une source unique et stationnaire de polluants qui peut être bien définie et considérée comme un point (par exemple, une ou plusieurs cheminées).

Les données compilées par le Ministère constituent la meilleure évaluation possible des émissions atmosphériques. Celles-ci ont été calculées selon la méthodologie d’inventaire la plus récente. Il importe toutefois de garder à l’esprit que la précision des données peut varier selon la méthodologie d’inventaire utilisée. Ainsi, les données provenant directement de la mesure des sources ponctuelles sont habituellement plus précises que celles estimées à partir des taux d’émission publiés dans la littérature ou à partir de bilans de masse. Les données relatives au transport routier sont obtenues d'Environnement Canada qui les modélise grâce à son modèle Mobile 5C lequel a été adapté du modèle Mobile 5 des États-Unis.

Les sources d’émissions atmosphériques ont été regroupées en cinq grandes catégories : les procédés industriels, la combustion industrielle, la combustion non industrielle, le transport et les sources diverses, lesquelles incluent la commercialisation de l’essence, l’incinération et l’utilisation non industrielle de solvants.

La figure 1 illustre la contribution de chacune de ces catégories aux émissions cumulées des PART, du SO2, du CO, des NOx et des COV inventoriées au Québec en 2005, l’année la plus récente pour laquelle le Ministère possède des données complètes. Les émissions de NOx et de CO proviennent principalement de la catégorie du transport et les procédés industriels sont responsables de la majorité des émissions de SO2 alors que les émissions de particules proviennent principalement des procédés industriels et de la combustion non industrielle. Les COV, quant à eux, sont surtout émis par le transport, les procédés industriels et les sources diverses. Le détail de la répartition des sources d'émissions par catégories et par contaminants est présenté à la figure 1.

Figure 1
Émissions atmosphériques cumulées des particules totales (PART), du dioxyde de soufre (SO2), du monoxyde de carbone (CO), des oxydes d’azote (NOx) et des composés organiques volatils (COV) selon les 5 catégories d’activités, au Québec, en 2005

En 2005, la catégorie du transport constitue la principale source d’émission de contaminants atmosphériques. Cette catégorie est responsable à elle seule de 60 % de toutes les émissions de l’ensemble des contaminants, soit 1 911 kilotonnes (kt). La part des émissions associées aux catégories des procédés industriels (639 kt), de la combustion non industrielle (373 kt) et de la combustion industrielle (146 kt) représentait 20 %, 12 % et 5 % respectivement. La catégorie des sources diverses (86 kt) ferme la marche avec une contribution de 3 %. L’importance relative de ces proportions est restée sensiblement la même au cours des dernières années. En général, la portion attribuée au transport a diminué, tandis que celle provenant de la combustion non industrielle a pratiquement doublé, passant de 8 % en 1995 à 12 % en 2005. L’évolution entre 1995 et 2005 de la proportion relative des divers secteurs d’activités est illustrée à la figure 2.

Figure 2
Évolution de la proportion relative des émissions atmosphériques totales pour les cinq catégories d’activités, au Québec, entre 1995 et 2005

 

Tableau - Liste des sources d'émissions atmosphériques, réparties selon cinq catégories d'activités (format PDF, 16 ko)

 


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