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Statistiques annuelles régionales sur l’indice de la qualité de l’air pour l’année 2010

En 2010, l’IQA était calculé dans 24 régions météorologiques, l’île de Montréal étant subdivisée en quatre sous-régions.

Le pourcentage de jours où l’IQA a été qualifié de « bon » ou d’« acceptable » a varié de 83,6 % sur l’île de Montréal (environ 305 jours sur 365) à 100 % au Lac-Saint-Jean. 

C’est à Montréal que la qualité de l’air a été le plus souvent « mauvaise* » (16,4 % du temps, soit 60 jours sur 365, ce qui est un peu moins qu’en 2009). En termes d’heures, ce pourcentage est de 4,2 % (c’est-à-dire 369 heures sur 8 760 heures valides).

Par rapport à l’année précédente et dans l’ensemble des régions, le pourcentage total de jours durant lesquels la qualité de l’air a été « mauvaise* » a diminué de 10 %, et celui où elle était « bonne » a aussi diminué de 4 %. Par ailleurs, le nombre de jours où la qualité de l’air a été « acceptable » a augmenté de 8 %. De 2009 à 2010, c’est à Montréal que l’amélioration de la qualité de l’air a été la plus importante. Malgré ces variations, les statistiques régionales sur l’IQA en 2010 sont similaires à celles observées depuis 2004. Rappelons que, d’un point de vue territorial, plus les régions concernées sont éloignées de Montréal, plus la qualité de l’air s’améliore, peu importe où ces régions se trouvent par rapport à la métropole.

L’un des principaux facteurs ayant influencé la qualité de l’air en 2010 sont les grands feux de forêts survenus en Haute-Mauricie (de la fin du mois de mai à celle de juin). Leur effet négatif sur la qualité de l’air s’est fait sentir dans toutes les régions où est calculé l’IQA. À titre d’exemple, le 31 mai 2010, les concentrations horaires de particules fines (PM2,5) ont atteint 239 µg/m³ à la station Ditton (05810) en Estrie, c’est-à-dire à plus de 350 kilomètres des foyers d’incendies!

L’année 2010 est la première année complète durant laquelle des appareils de mesure des particules fines (PM2,5) de nouvelle génération ont été utilisés. Ces appareils mesurent une partie de la masse (la partie semi-volatile) des particules fines qui ne l’était pas avec les instruments de la génération précédente. Des concentrations plus élevées sont donc obtenues. Puisque les particules fines sont le polluant le plus souvent responsable des valeurs élevées de l’IQA, il importe d’être très prudent dans l’interprétation de l’évolution des données de 2010 par rapport à celles des années antérieures. Les hausses du nombre de jours où la qualité de l’air était « mauvaise » ou « acceptable » ne doivent donc pas être systématiquement interprétées comme une dégradation de la qualité de l’air par rapport aux années précédentes.

* Survient lorsqu’au moins une concentration de particules fines supérieure à 35 µg/m3 (sur une période de trois heures) ou lorsqu’au moins une concentration d'ozone horaire supérieure à 82 ppb est mesurée à au moins une station de la région. 


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