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L'ozone et les particules fines :
État de situation au Québec et éléments d'intervention

  1. Introduction
  2. Aperçu des résultats au regard des standards pancanadiens
  3. Vue d’ensemble des émissions atmosphériques
  4. Éléments d'intervention
  5. Prochaines étapes

1. Introduction

Afin de protéger la santé publique, le Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) a adopté, en juin 2000, des standards visant l'ozone et les particules fines. Le Gouvernement du Québec s'est engagé à agir en cohérence avec les autres juridictions à l’égard de ces standards de qualité de l’air.

L'ozone et les particules fines sont deux des principaux polluants de l'air responsables du smog et susceptibles d’avoir une incidence sur la santé de la population. L’ozone se forme par temps chaud et ensoleillé à la suite de réactions chimiques entre les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), alors que les particules fines sont émises directement dans l’atmosphère ou résultent aussi de réactions chimiques impliquant le dioxyde de soufre (SO2), les NOx, les COV et l’ammoniac (NH3).

Les standards pancanadiens

Les standards pancanadiens pour les particules fines et l’ozone se définissent ainsi :

  • pour les particules fines (PM2,5) :
    30 µg/m3, moyenne sur une période de 24 heures, d’ici 2010; l’atteinte de l’objectif sera déterminée en fonction de la moyenne annuelle de la valeur du 98e centile, calculée sur trois années consécutives
  • pour l’ozone :
    65 ppb, moyenne sur une période de 8 heures, d’ici 2010; l’atteinte de l’objectif sera déterminée en fonction de la moyenne de la 4e mesure annuelle la plus élevée, calculée sur trois années consécutives

Ces standards sont prévus pour des agglomérations urbaines de plus de 100 000 habitants. Au Québec, ce sont donc Montréal, Québec, Gatineau, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières qui sont visées. Au recensement de 2001, la population de ces six agglomérations urbaines regroupait les deux tiers de la population du Québec.

2. Aperçu des résultats au regard des standards pancanadiens

Les résultats obtenus pour la période 1999-2001 montrent que les indicateurs relatifs à l'ozone excèdent le standard dans trois des quatre régions métropolitaines pour lesquelles des données sont disponibles (Montréal, Gatineau et Trois-Rivières).

Dans le cas des particules fines, le peu de données disponibles jusqu’à maintenant et les améliorations qui doivent être apportées à la méthode de mesure ne permettent pas pour le moment d’évaluer les résultats en fonction du standard.

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3. Vue d’ensemble des émissions atmosphériques

Les concentrations élevées d'ozone et de particules qui sont parfois observées peuvent être causées soit par des sources d'émissions situées à l'extérieur du Québec, soit par des sources situées au Québec. Ainsi, le flux transfrontalier provenant des États-Unis et de l’Ontario contribue de façon importante à la hausse des concentrations d’ozone entre mai et septembre pour les régions du sud-ouest québécois situées à proximité des frontières; de 25 à 30 % de l’ozone provient des États-Unis, et de 30 à 60 % de l'Ontario. Par ailleurs, la contribution des émissions locales varie, selon les régions, de 15 % dans l'Outaouais à 65 % dans la région de Québec. Le transport transfrontalier des particules fines peut aussi avoir une incidence sur les concentrations mesurées, et ce, autant l’été que l’hiver. Il importe de noter que le pourcentage des émissions locales a tendance à augmenter en fonction de la durée des épisodes de smog.

Les émissions de particules fines primaires (PM2,5) et de gaz précurseurs à la formation d'ozone ou de particules fines secondaires provenant du territoire québécois sont présentées dans le tableau suivant. Les figures montrent pour leur part la proportion des grands secteurs d'activités humaines selon les émissions de chacun de ces polluants.

Tableau : Émissions atmosphériques de PM2,5 et de gaz précurseurs à la formation de l’ozone et des particules fines pour l’année 2000 (en tonnes métriques)
Polluants Industrie Transport Chauffage au bois Autres sources Total
PM2,5 26 818 14 101 39 105 2 364 82 388
SO2 261 057 22 403 568 11 686 295 714
NOx 41 249 339 033 3 973 16 312 400 567
COV 40 893 149 875 57 107 138 096 385 971
Total 370 017 525 412 100 753 168 458 1 116 640

Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants, 2004

 

Figure 1 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques de particules fines (PM2,5) en 2000

Répartition des sources d’émissions atmosphériques de particules fines (PM2,5) en 2000 Légende

 

Figure 2 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques de dioxyde de soufre (SO2) en 2000

Répartition des sources d’émissions atmosphériques de dioxyde de soufre (SO2) en 2000 Légende

 

Figure 3 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques d’oxydes d’azote (NOx) en 2000

Répartition des sources d’émissions atmosphériques d’oxydes d’azote (NOx) en 2000 Légende

 

Figure 4 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques de composés organiques volatils (COV) en 2000

Répartition des sources d’émissions atmosphériques de composés organiques volatils (COV) en 2000 Légende

Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants, 2004

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4. Éléments d'intervention

Réseau de mesure dans l’air ambiant

La détermination des stations de mesure qui serviront à suivre l’évolution des interventions est en cours. Pour couvrir l’ensemble des régions métropolitaines visées par les standards pancanadiens, le ministère de l’Environnement a mis en place une nouvelle station de mesure de l'ozone (O3) et des particules fines (PM2,5) à Saguenay. Des analyseurs de PM2,5 ont aussi été ajoutés à Gatineau et sur la rive sud de Montréal. Une nouvelle station (O3 et PM2,5) a été installée en 2003, à Sherbrooke. Au cours des prochaines années, des améliorations au réseau de mesure seront apportées à Montréal et à Québec ainsi qu'à certaines stations régionales. Ces améliorations sont nécessaires pour évaluer l’effet du transport atmosphérique sur le smog, qu'il soit transfrontalier ou non. En 2004, 29 analyseurs de particules fines étaient fonctionnels. On prévoit qu'en 2005 près d’une vingtaine d'appareils supplémentaires de mesure en continu des particules fines auront été installés sur le territoire québécois. Le nombre d'analyseurs d'ozone passera, pour sa part, de 41 en 2003 à 45 en 2005. À cette date, il y aura 20 analyseurs de particules fines et 23 analyseurs d’ozone dans les agglomérations urbaines ciblées par les standards.

Programmes de prévision et d’indice de la qualité de l’air

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, en collaboration avec Environnement Canada, la Ville de Montréal et le ministère de la Santé et des Services sociaux, participe au programme estival de prévision de la qualité de l'air Info-Smog, qui vise à informer et à sensibiliser la population à la problématique du smog et aux enjeux qui y sont associés. Depuis l’été 2002, la composante estivale du programme a été étendue à l’ensemble du Québec méridional. Un programme hivernal de prévision de la qualité de l’air est aussi en place depuis l’hiver 2001-2002 dans la grande région de Montréal.

Le Ministère, en collaboration avec ses partenaires, diffuse depuis février 2004 un indice de la qualité de l’air (IQA) applicable à l’ensemble du territoire québécois, à l’exception de l’île de Montréal. Dans la continuité de l’ancienne Communauté urbaine de Montréal, la Ville de Montréal diffuse un indice similaire à partir des stations qu’elle exploite sur son territoire.

Réduction des émissions atmosphériques de particules fines et de précurseurs d’ozone et de particules fines

Industrie

Les interventions du Québec visent d’abord la réduction des émissions industrielles par la refonte du Règlement sur la qualité de l’atmosphère (RQA) et par les attestations d’assainissement (permis d’exploitation) applicables à la grande industrie dans le cadre du Programme de réduction des rejets industriels (PRRI). Elles visent aussi à améliorer la connaissance des émissions de PM2,5, de ses précurseurs ainsi que des précurseurs de l’ozone.

La refonte du RQA entraînera une réduction des émissions de PM2,5 par un resserrement des valeurs limites d’émission pour un bon nombre d’installations industrielles, notamment les chaudières à biomasse et les séchoirs des fabriques de panneaux de bois. La réduction du contenu en soufre dans l’huile lourde contribuera aussi à réduire les PM2,5. À l’égard des précurseurs de l’ozone, on prévoit des réductions de NOx lors des remplacements de brûleurs à combustibles fossiles et des réductions de COV dans plusieurs secteurs, notamment ceux du nettoyage à sec et des imprimeries. D’autres réductions de COV sont à prévoir avec l’application de critères d’air ambiant lors de modifications de procédés industriels, qu’il s’agisse du formaldéhyde dans les usines de panneaux ou du styrène dans les fabriques de pièces en fibre de verre. Enfin, pour assurer une meilleure qualité de l’air, des normes plus sévères pour les nouvelles installations sont prévues dans plusieurs secteurs d’activité.

Par ailleurs, des attestations d’assainissement ont été émises en vertu du PRRI dans le secteur des pâtes et papiers. Le processus d’émission de ces attestations est en cours pour les secteurs des industries minérales et de la métallurgie. Des campagnes de mesure exhaustive des émissions de particules fines, de NOx et de COV ont été entreprises par l’industrie des pâtes et papiers dans le cadre de ces attestations; elles devraient se terminer au début de l’année 2005. Les résultats des premières campagnes d’échantillonnage ont commencé à parvenir au MENV.

Chauffage résidentiel au bois

En ce qui concerne les appareils de chauffage au bois (poêles et foyers), le Québec participe à des programmes d'information et de sensibilisation de la population concernant l'impact du chauffage au bois sur la qualité de l'air et la santé ainsi que sur les bonnes pratiques à adopter. À titre d’exemple, le programme hivernal Info-Smog avise les citoyens de la grande région de Montréal des conditions non favorables à l’utilisation de ces appareils.

Transport

La mise en œuvre de mesures prévues dans le Plan d’action québécois 2000-2002 sur les changements climatiques aura un impact non négligeable sur la qualité de l’air, qu’il s’agisse d’investissements accrus dans les infrastructures de transport en commun (prolongement du métro, voies réservées, etc.) ou de programmes ayant pour but de favoriser le covoiturage et l’accès au transport en commun.

5. Prochaines étapes

  • Examiner la possibilité d'appliquer les standards à d’autres agglomérations québécoises;
  • Terminer la mise à jour du réseau de mesure de l'ozone et des particules fines (PM2,5);
  • Poursuivre la caractérisation des PM2,5 et des précurseurs dans d’autres secteurs industriels;
  • Implanter l’indice québécois de la qualité de l’air pour l’ensemble du territoire;
  • Étendre à d’autres régions le programme hivernal de prévision Info-Smog;
  • Adopter le projet de refonte du Règlement sur la qualité de l’atmosphère;
  • Mettre en place le programme d’inspection et d’entretien de véhicules lourds approuvé le 18 février 2004 par le Conseil des ministres. Poursuivre la participation au projet pilote de mise à la ferraille des véhicules légers dans les régions de Montréal et de Québec. Poursuivre la réflexion sur l’implantation d'un programme d’inspection et d’entretien des véhicules légers.
  • Poursuivre l'implantation d'autres mesures dans le secteur du transport, telles la valorisation du transport intermodal et l’amélioration du transport en commun.

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