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Les aires protégées au Québec


Qu’est-ce qu’une aire protégée?

En décembre 2002, le gouvernement du Québec adoptait la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (LCPN) dans le but de concourir à l'objectif de sauvegarder le caractère, la diversité et l'intégrité du patrimoine naturel du Québec. Dans cette loi, on entend par « aire protégée » :

  • Un territoire, en milieu terrestre ou aquatique, géographiquement délimité, dont l'encadrement juridique et l'administration visent spécifiquement à assurer la protection et le maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées.

Depuis 2008, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) définit une aire protégée comme « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés ».

Tout territoire qui répond à l’une ou l’autre de ces définitions est considéré comme une aire protégée au Québec.

Une aire protégée vise d’abord l’atteinte d’objectifs de conservation des espèces et de leur variabilité génétique, le maintien des processus naturels et celui des écosystèmes qui entretiennent la vie et ses diverses expressions.

Toute activité réalisée sur le territoire ou sur une portion de territoire d’une aire protégée ne doit pas altérer son caractère biologique essentiel. En cas de conflit, la conservation de la nature est prioritaire.

Pourquoi les aires protégées sont-elles importantes?

En 1996, le gouvernement du Québec adoptait une Stratégie de mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique sur son territoire. Cette stratégie, dont le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques coordonne la réalisation, fixe déjà de grands objectifs liés aux aires protégées. Le Québec souligne ainsi que les aires protégées constituent l’un des éléments fondamentaux pour le maintien de la diversité des espèces, des écosystèmes et des ressources génétiques sauvages, ainsi que pour l’atteinte d’objectifs de développement durable.

Les aires protégées apportent une grande variété de bénéfices sur les plans environnemental, écologique, scientifique, éducatif, social, culturel, spirituel et économique.

Sur le plan écologique, la production d’oxygène, la création et la protection des sols, l’absorption et la réduction des polluants, l’amélioration des conditions climatiques locales et régionales, la conservation des nappes aquifères, la régularisation et la purification des cours d’eau sont des exemples des bénéfices attribués aux aires protégées.

Les aires protégées sont des laboratoires en milieu naturel. Elles permettent en tout temps d’obtenir des données uniques sur le fonctionnement des écosystèmes et sur les espèces. Elles sont aussi des lieux par excellence pour la récréation de plein air, favorisant un bien-être physique et mental.

Sur le plan économique, les aires protégées favorisent la diversification des économies locales et régionales. Elles contribuent à sauvegarder un potentiel biologique qui constitue une ressource naturelle renouvelable, laquelle permet le maintien d’activités telles que la chasse, la pêche et le piégeage. De façon très significative, elles soutiennent l’industrie touristique et l’industrie écotouristique, qui sont en plein essor.

De plus, les aires protégées représentent actuellement une des constituantes importantes de la gestion durable des forêts.

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter la section Les aires protégées au Québec - Contexte, constats et enjeux pour l’avenir.

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Le réseau des aires protégées au Québec

Au 31 mars 2017, le Québec comptait 155 885 km2 d’aires protégées, ce qui représente 9,35 % de sa superficie. Quant au réseau d’aires marines protégées, il couvre actuellement 1,3 % du milieu marin québécois, soit 1957 km2.

Près de 450 km2 ont été ajoutés aux superficies protégées en 2016-2017. Il s’agit de réserves naturelles en milieu privé reconnues par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, et de parcs nationaux, d’habitats fauniques et de refuges biologiques relevant du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Ainsi, au Québec, 4 643 sites naturels répondent à la définition d’une aire protégée. L’ensemble de ces milieux naturels est réglementé et géré en fonction des 32 désignations juridiques ou administratives suivantes :

  • Écosystème forestier exceptionnel (EFE) (trois types d'EFE)
    • Forêt ancienne
    • Forêt rare
    • Forêt refuge
  • Habitat d’une espèce floristique menacée ou vulnérable
  • Habitat faunique (huit types d'habitats)
    • Aire de concentration d’oiseaux aquatiques
    • Aire de confinement du cerf de Virginie
    • Habitat d’une espèce faunique menacée ou vulnérable
    • Colonie d’oiseaux en falaise
    • Colonie d’oiseaux sur une île ou une presqu’île
    • Habitat du rat musqué
    • Héronnière
    • Vasière
  • Parc marin
  • Milieu naturel de conservation volontaire
  • Parc de la Commission de la capitale nationale (Canada)
  • Parc national et réserve de parc national du Canada
  • Parc national du Québec
  • Refuge biologique
  • Refuge d’oiseaux migrateurs
  • Refuge faunique
  • Réserve aquatique
  • Réserve aquatique projetée
  • Réserve de biodiversité
  • Réserve de biodiversité projetée
  • Réserve de parc national du Québec
  • Réserve de territoire pour fin d'aire protégée
  • Réserve écologique
  • Réserve écologique projetée
  • Réserve nationale de faune
  • Réserve naturelle reconnue
  • Paysage humanisé
  • Paysage humanisé projeté

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Les orientations gouvernementales

Le 21 juin 2000, le gouvernement du Québec adoptait des principes et des orientations stratégiques en vue de doter le Québec d’un réseau d’aires protégées représentatif de l’ensemble de sa diversité biologique qui couvrirait une superficie totale de l’ordre de 8 % du territoire.

Par ces orientations, le gouvernement reconnaît l’importance et les bénéfices des aires protégées sur les plans écologique, économique et social pour l’ensemble du Québec. En adoptant des objectifs et des mesures en vue de l’expansion du réseau d’aires protégées actuel, il axe ses efforts sur la sauvegarde d’échantillons représentatifs de toute la diversité biologique, tant terrestre, aquatique, estuarienne que marine, et il s’intéresse à la préservation des milieux fragiles ou exceptionnels ainsi qu’aux habitats d’espèces menacées ou vulnérables. Le gouvernement entend mettre à contribution les principaux intervenants et les organismes concernés par la stratégie sur les aires protégées. La participation des communautés autochtones est aussi sollicitée.

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le Cadre d’orientation en vue d’une stratégie québécoise.

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Un cadre écologique de référence

Le cadre écologique de référence constitue l’assise scientifique retenue pour définir la diversité biologique du Québec. Dans le contexte où les aires protégées doivent être représentatives de la biodiversité, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a élaboré une méthodologie qui permet de définir ce en quoi consiste cette biodiversité à divers niveaux de perception et de planifier les interventions futures pour la représentation de la diversité biologique du Québec.

Pour mettre en lumière la nature, la diversité et la répartition spatiale des écosystèmes, le cadre écologique de référence choisit une approche géographique dans laquelle le territoire est découpé selon une logique écologique, elle-même inscrite dans une perspective nord-américaine, pour faciliter les échanges entre les acteurs de la gestion écologique du territoire et des ressources. Ce cadre représente ainsi un outil partageable par tous les intervenants concernés.

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter les documents suivants :

Retour à Biodiversité - Aires protégées et aires de conservation


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