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Aires protégées au Québec
Contexte, constats et enjeux pour l'avenir

ANNEXE 3

DEGRÉ DE REPRÉSENTATION DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE DANS LES AIRES PROTÉGÉES AU QUÉBEC


3.1 RÉPARTITION DES AIRES PROTÉGÉES AU QUÉBEC SELON LES ENTITÉS BIOGÉOGRAPHIQUES

Le Québec s’étend sur plus de 1 950 kilomètres du nord au sud, décrivant ainsi un gradient climatique allant de la zone subpolaire à la zone tempérée. Suivant ce gradient et selon les auteurs, on reconnaît cinq zones de végétation : la toundra, la taïga, la pessière, la sapinière et la forêt feuillue. À ces cinq zones de végétation, on se doit d’ajouter une sixième entité biogéographique : le Saint-Laurent. Ce système hydrographique traverse le Québec méridional du sud-ouest vers le nord-est sur plus de 1 200 kilomètres.

Chacune de ces entités biogéographiques possède des caractéristiques qui lui sont propres et contribue de ce fait à la diversité biologique du Québec. Or, la répartition actuelle des aires protégées ne permet pas de bien représenter l’ensemble de ces caractéristiques. En effet, le nombre d’aires protégées est très faible dans la toundra, la taïga et la pessière. Ces trois entités biogéographiques totalisent néanmoins 71,4 % de la superficie du Québec. Les aires protégées y sont surtout représentées par les aires de mise bas du caribou et les rivières à saumon, que l’on classe dans la catégorie VI de l’UICN. Situées dans la toundra, les deux aires de mise bas du caribou totalisent 26 410 km2 soit 56 % de la superficie totale des aires protégées au Québec.

Par ailleurs, bien que les aires protégées soient présentes en plus grand nombre dans le sud du Québec, elles y sont généralement de petites superficie et soumises à beaucoup de pression. Rappelons qu’environ 88 % de la population québécoise se concentre dans la zone de la forêt feuillue. C’est aussi dans cette zone que se situent la presque totalité des terres privées.

Figure 1 : Répartition des aires protégées au Québec,
par entité biogéographique (superficie et nombre)

Figure 1 : Répartition des aires protégées au Québec, par entité biogéographique

Sources : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

Figure 2 : Répartition de la superficie des aires protégées au Québec, par désignation

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Un ou plusieurs sites de cette désignation sont inclus dans le territoire d'un autre site, d'une autre désignation. Ils n'ont pas été comptabilisés afin d'éviter toute duplication.

Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

Figure 3 : Répartition de la superficie des aires protégées au Québec, par entité biogéographique

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Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

Figure 4 : Répartition du pourcentage de la superficie des aires protégées au Québec, par entité biogéographique

Figure 4 : Répartition du pourcentage de la superficie des aires protégées au Québec, par entité biogéographique

Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

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3.2 RÉPARTITION DES AIRES PROTÉGÉES AU QUÉBEC SELON LA CLASSIFICATION INTERNATIONALE DE L’UICN

Au Québec, comme partout ailleurs dans le monde, les aires protégées sont identifiées sous de multiples désignations, telles que « réserves écologiques », « parcs nationaux », « réserves nationales de faune », rivières à saumon, etc. L’Union mondiale pour la nature (UICN) a conçu un système de classification des aires protégées reposant sur des objectifs de gestion qui est reconnu par la communauté internationale et auquel le Québec a adhéré. Ce système comporte six catégories (UICN, 1994). Ainsi, les catégories I à III sont associées aux aires protégées où aucune exploitation des ressources n’est permise, et les catégories IV à VI correspondent à des aires protégées où certaines formes d’exploitation des ressources sont admises.

Plus de 80 % des aires protégées au Québec, tant en superficie qu’en nombre de sites, appartient aux catégories IV et VI, la catégorie V n’étant représentée par aucun site. C’est à l’intérieur de ces catégories qu’on trouve la quasi-totalité des habitats fauniques, dont les plus vastes sont les aires de mise bas du caribou (26 410 km2). Parmi les aires protégées sans exploitation des ressources, on trouve principalement les parcs québécois et nationaux (catégorie II) ainsi que les réserves écologiques (catégorie Ia).

Figure 5 : Répartition des aires protégées au Québec 
par catégorie de l'UICN (superficie et nombre)

Figure 5 : Répartition des aires protégées au Québec par catégorie de l'UICN (superficie et nombre)

Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

Figure 6 : Répartition de la superficie des aires protégées 
(par catégorie de l'UICN) au Québec et dans le monde

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Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

Figure 7 : Répartition des catégories d'aires protégées au Québec, 
par entité biogéographique (superficie en pourcentage)

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Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

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3.3 RÉPARTITION DES AIRES PROTÉGÉES PAR CLASSE DE SUPERFICIE

La création d’aires protégées vise notamment à préserver l’intégrité écologique et évolutive de grands écosystèmes représentatifs de la diversité biologique. Pour atteindre cet objectif, de vastes aires protégées doivent exister, à l’intérieur desquelles les espèces, notamment de la grande faune, pourront satisfaire tous leurs besoins vitaux, s’adapter aux perturbations naturelles ou anthropiques et maintenir à long terme leurs populations. Il en est ainsi des processus naturel à l’intérieur des écosystèmes.

Au Québec, 86 % des aires protégées ont une superficie inférieure à 10 km2, et 97 % ont moins de 100 km2. À l’échelle mondiale, c’est 59 % des aires protégées qui ont moins de 10 km2 et 80 % ont moins de 100 km2. Seulement 12 aires protégées au Québec ont plus de 500 km2. Elles sont réparties comme suit : 5 sont des parcs québécois et nationaux et 7 sont constituées d’aires de confinement du cerf de Virginie et d’aires pour le caribou.

La difficulté de créer de vastes aires protégées au Québec tient surtout à l’incompatibilité des affectations territoriales (exploitation forestière, minière, hydroélectrique) avec l’objectif de conservation. Toutefois, contrairement à de nombreux autres pays, le Québec possède deux atouts majeurs pouvant faciliter la création de grandes superficies protégées : 1) la presque totalité du territoire (93,6 %) est de tenure publique, et 2) le Québec possède encore de vastes étendues de paysage sauvage dans sa partie septentrionale.

Figure 8 : Répartition des aires protégées au Québec, 
par classe de superficie 

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Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 

Figure 9 : Répartition des classes de superficie des aires protégées au Québec, 
par entité biogéographique 

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Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999. 


Tableau 1 : Liste des aires protégées de superficie supérieure à 100 km2

Km2

NOM DU SITE

DÉSIGNATION

CAT.

PROVINCE NATURELLE

ENTITÉ BIOGÉO-GRAPHIQUE

102.00

Watopeka (Rivière)

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

A

Forêt feuillue

103.00

Bonaventure, Rivière

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

A

Pessière

113.20

Watshishou, de

Refuge d’oiseaux migrateurs

III

X

Le Saint-Laurent (littoral + îles)

127.00

Duhamel

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

C

Forêt feuillue

142.00

Table, Colline de la (Île d’Anticosti)

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

150.00

Archipel-de-Mingan, de l’

Parc national et réserve de parc national

II

X

Le Saint-Laurent (littoral + îles)

153.60

Monts-Valin, des

Parc québécois de conservation

II

D

Sapinière

155.30

Frontenac, de

Parc québécois de récréation

II

A

Forêt feuillue

158.00

Témiscouata, Lac

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

A

Sapinière

181.00

Bec-Scie, Rivière

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

186.00

Matamec, de la

Réserve écologique

Ia

D

Pessière

235.40

Louis-Babel

Réserve écologique

Ia

D

Pessière

241.70

Aiguebelle, d’

Parc québécois de conservation

II

F

Sapinière

244.80

Forillon, de

Parc national et réserve de parc national

II

A

Sapinière

283.60

Saguenay, du

Parc québécois de conservation

II

D

Sapinière

310.00

Grands-Jardins, des

Parc québécois de conservation

II

C

Pessière

356.50

Gatineau, de la

Parc de la Commission de la capitale nationale (Canada)

II

C

Forêt feuillue

406.00

Brick (du) et Jupiter (Rivières)

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

536.10

Mauricie, de la

Parc national et réserve de parc national

II

C

Forêt feuillue

670.60

Jacques-Cartier, de la

Parc québécois de conservation

II

C

Sapinière

673.00

Gaspésie 
(nom repère)(inclus 556.6 km2 du Parc de conservation de la Gaspésie)

Aire de fréquentation du caribou au sud du 52e parallèle

II

A

Pessière

690.00

Wickenden, Lac

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

801.20

Gaspésie, de la

Parc québécois de conservation

II

A

Pessière

884.00

MacDonald et Natiscotec (Rivières)

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

1138.00

Saguenay—Saint-Laurent, Parc marin du

Milieu marin protégé

II

X

Le Saint-Laurent (littoral + îles)

1139.00

Est, Pointe de l’ (Île d’Anticosti)

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

1492.00

Mont-Tremblant, du

Parc québécois de récréation

II

C

Forêt feuillue

1906.00

Ouest, Pointe de l’ (Île d’Anticosti)

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

2610.00

Chicotte et Chaloupe (de la) (Rivières)

Aire de confinement du cerf de Virginie

IV

X

Sapinière

12155.00

Feuilles, Rivière aux

Aire de mise bas du caribou au nord du 52e parallèle

VI

J

Toundra

14255.00

George, Rivière

Aire de mise bas du caribou au nord du 52e parallèle

VI

L

Toundra

Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, avril 1999. 

Figure 10 : Distribution des aires protégées au Québec, en Colombie-Britannique et dans le monde, en fonction des classes de superficie 

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Sources : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999; 
Lewis K. and S Westmacott, 1996 (Colombie-Britannique); Green, M.J.V. and J. Paine, 1997 (WCMC).

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3.4- PORTRAIT ACTUEL DES AIRES PROTÉGÉES À L’INTÉRIEUR DU CADRE ÉCOLOGIQUE DE RÉFÉRENCE

Le cadre écologique de référence (CER) pour les aires protégées (carte et base de données) constitue l’instrument scientifique que le ministère de l’Environnement s’est donné pour entre autres évaluer la contribution des aires protégées à la sauvegarde de la diversité biologique. Le CER aborde le territoire selon plusieurs niveaux de perception. Le premier niveau (le plus général) divise le Québec en treize provinces naturelles.

On constate une répartition inégale des superficies protégées parmi les provinces naturelles. Les plus vastes superficies se trouvent dans les provinces L, J et X, soit respectivement les monts Torngat, la péninsule d’Ungava et l’estuaire ainsi que le golfe du Saint-Laurent. Ces superficies sont représentées par les aires de mise bas du caribou, les aires de confinement du cerf de Virginie (Île d’Anticosti) et les aires de concentration d’oiseaux aquatiques. Toutes ces aires sont considérées dans les catégories IV et VI de l’UICN. Par ailleurs, les superficies où l’exploitation des ressources n’est pas permise (catégories I à III de l’UICN) se trouvent principalement dans les provinces naturelles C et A, soit respectivement les Laurentides méridionales et les Appalaches. Ces superficies sont représentées surtout par les parcs québécois et les parcs nationaux. On constate l’absence d’aires protégées dans les provinces naturelles H et I, dénommées les basses-collines de la Grande-Rivière et le plateau central du Nord-du-Québec.

Figure 11 : Répartition des aires protégées au Québec, 
par province naturelle (superficie et nombre)

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Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999; DCPE, février 1999.

Figure 12 : Répartition des catégories d'aires protégées au Québec, par province naturelle (en superficie)

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Source : Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 1999; DCPE, février 1999.

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