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Aires protégées au Québec
Les provinces naturelles

Niveau I du cadre écologique de référence du Québec

Description des provinces naturelles


Province L

Monts Torngat (42 000 km2)

Portrait sommaire

Une portion seulement de cette province naturelle se retrouve en territoire québécois, la plus grande partie étant au Labrador. Le relief passe successivement, du sud vers le nord, d’un plateau érodé à une chaîne de montagnes et à un contrefort abrupt sur la baie d’Ungava. 

Province L : Monts Torngat

Le socle est dominé par des roches granitiques et gneissiques. Les affleurements rocheux prédominent partout ; seules les vallées principales présentent quelques dépôts glaciaires et fluvio-glaciaires. Le climat est extrêmement froid et sec. La toundra ainsi que les landes à lichens et arbustes caractérisent le couvert végétal, avec quelques pessières à lichens très ouvertes qui subsistent encore dans des sites très abrités.

Le réseau hydrographique est peu développé. Le cours inférieur de la rivière George est la seule rivière d’importance. Quelques petits lacs complètent le réseau. La population, très faible, se regroupe au sein de quelques petits villages côtiers.

ClimatDescription

Limites

Un important dénivelé (> 200 m) entre le plateau dénudé de la rivière George et le bassin de l’Ungava (dépôts morainiques épais) matérialise les limites occidentales et méridionales. La baie d’Ungava constitue la limite nord, nord-ouest. La limite interprovinciale Québec–Labrador marque la limite est de cette province naturelle au Québec.

« Sans égards aux limites politiques, la province naturelle est beaucoup plus grande : elle s’étend vers le sud jusqu’à la bordure de la cuvette du réservoir Smallwood, et à l’est jusqu’à la mer du Labrador ».

Climat

La province naturelle des monts Torngat est la deuxième plus froide du Québec : son climat est excessivement rigoureux et sec, et la saison de croissance est très courte.

 

Température moyenne annuelle (°C)

Température moyenne 3 mois + chauds (°C)

Précipitation totale annuelle (mm)

Précipitation totale 3 mois + chauds (mm)

Nombre de jours de croissance (jours)

Min.

Max.

Min.

Max.

Min.

Max.

Min.

Max.

Min.

Max.

- 7,7

- 5,6

7,0

8,7

683

718

230

243

79

114

(D’après Mc Kenney, 1998)

Cliquez pour agrandir - Géologie - Relief et hydrographie
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Géologie

Cette province naturelle renferme l’orogène des Torngat, qui représenterait les racines d’une chaîne de montagnes antérieurement beaucoup plus imposante, et la partie orientale de la province géologique de Rae. Le socle est d’âge archéen et protérozoïque ; les roches granitiques et gneissiques sont en dominance.

Relief

Les parties ouest et sud de la province naturelle correspondent à un plateau érodé, dans lequel on reconnaît deux paliers : le premier, proche de la baie d’Ungava, est fait d’une succession de collines et de vallées étroites et allongées dont le dénivelé peut atteindre 200 m. L’altitude passe du niveau de la mer, sur la côte, à 400 m à l’intérieur des terres. Le deuxième palier, intérieur et plus élevé (entre 400 et 700 m), est très disséqué. De part et d’autre de la limite interprovinciale sont les monts Torngat proprement dits. Cette chaîne de montagnes présente le plus haut sommet du Québec : le mont D’Iberville, qui culmine à 1 622 m.

Hydrographie

Le réseau hydrographique n’est pas très développé et, hormis le cours inférieur de la rivière George, il n’y a pas de rivières importantes. La majorité des cours d’eau drainent des bassins de faible superficie et se jettent rapidement dans la baie d’Ungava. Le réseau est surtout parallèle, et seuls les affluents de la rivière George constituent un ensemble de forme dendritique. Les lacs sont très peu nombreux et de petite taille.

Cliquez pour agrandir - Dépôts de surface / Végétation actuelle et utilisation du sol
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Dépôts de surface

Dans les vallées les plus importantes, on trouvera des dépôts glaciaires ou des colluvions dans les bas de versants et des sables et graviers fluvio-glaciaires ou fluviatiles dans le fond de la vallée. L’importance spatiale de ces dépôts reste faible en regard des affleurements rocheux ou des combinaisons « affleurements rocheux et dépôts glaciaires minces », qui dominent.

Végétation actuelle

La végétation rase de la toundra et les landes à lichens et arbustes règnent en maître (> 80 %). Exceptionnellement, dans des sites très abrités, on trouvera quelques landes boisées ou forêts résineuses ouvertes (pessières à lichens).

Faune

  • Espèces abondantes ou représentatives : caribou ; renard arctique ; lemming d’Ungava ; omble chevalier (anadrome).

  • Espèces notables : ours blanc (occasionnel) ; lièvre arctique ; faucon pèlerin ; saumon atlantique (rivière George).

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