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Répertoire des aires protégées et des aires de conservation gérées au Québec, 1999 (suite)

Annexe VII - Aires naturelles reconnues au niveau international ou national


1. Réserve de la biosphère

Deux réserves de la biosphère ont fait l'objet d'une désignation au Québec en vertu du programme de l'Homme et la Biosphère de l'UNESCO. Celles-ci sont représentatives des environnements terrestre et côtier et reconnues au niveau international. Elles ont été choisies pour leur valeur de préservation naturelle et humaine; on s'attend à ce qu’elles accroissent la connaissance scientifique, le savoir-faire et les valeurs sociétales nécessaires au soutien d’un développement durable. Chaque réserve doit comprendre une zone à dérangement minimal destinée à la préservation et à la recherche (aire centrale protégée par un statut officiel) et être entourée de zones tampons où des utilisations traditionnelles des terres, des recherches expérimentales sur les écosystèmes et leur restauration peuvent être autorisées. Les réserves de la biosphère visent à concilier la conservation et l'utilisation durable.

Identification

Superficie
(km2)

1. Mont-Saint-Hilaire, du

11,00

2. Charlevoix, de

4 570,00

Total

4 581,00

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2. Site Ramsar

Au Québec, quatre sites Ramsar ont été désignés en vertu de la Convention relative aux zones humides d'importance internationale, établie à Ramsar (Iran), en 1971. Les sites désignés en vertu de cette convention doivent faire l'objet d'une protection officielle par les pays concernés. Au Québec, trois des sites retenus possèdent également le statut de « Réserve nationale de faune » et sont gérés par le Service canadien de la faune. Les superficies de ces sites Ramsar ne sont pas nécessairement identiques à celles des réserves nationales de faune.

Identification

Superficie de la réserve nationale de faune (km2)

Superficie du site Ramsar (km2)

Année de désignation

1. Cap-Tourmente, du

23,98

22,30

1981

2. Lac-Saint-François, du

13,47

22,14

1987

3. L’Isle-Verte, de

5,28

19,27

1987

4. Lac-Saint-Pierre, du

-

122,04

1998

Total

42,73

185,75

 

3. Site du patrimoine mondial

La Convention du patrimoine mondial de l'UNESCO a comme objectif principal de préserver des sites dont l'importance revêt un caractère international. Ces sites sont de deux types : des sites du patrimoine culturel et des sites du patrimoine naturel (on retrouve aussi des sites mixtes qui regroupent à la fois des caractéristiques naturelles et culturelles).

Au Québec, l'arrondissement historique de la ville de Québec est reconnu comme un site du patrimoine mondial culturel. Par ailleurs, la candidature du parc de Miguasha (Baie des Chaleurs) a été officiellement soumise en 1994 en tant que site du patrimoine mondial naturel. À la fin de 1997, la Liste du patrimoine mondial comptait 552 sites (418 culturels, 114 naturels et 20 mixtes) dont 12 au Canada.

Aucune protection légale n'est formellement associée à la reconnaissance d'un site en vertu de la Convention du patrimoine mondial. Cependant, les États qui adhèrent à la Convention (150 États à ce jour) s'engagent à maintenir l'intégrité des sites désignés et à en assurer la protection.

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4. Réserve pour les oiseaux de rivage de l'hémisphère occidental

Le réseau de réserves pour les oiseaux de rivage de l'hémisphère occidental est une initiative internationale de conservation qui vise à protéger les habitats clés et les ressources utilisées par les oiseaux tout au long de leurs étapes migratoires.

Quatre catégories de sites sont reconnues : 1) Site hémisphérique (500 000 oiseaux annuellement ou 30 % de la population d'une espèce); 2) Site international (100 000 oiseaux annuellement ou 15 % de la population d'une espèce); 3) Site régional (20 000 oiseaux annuellement ou 5 % de la population d'une espèce) et 4) Site d'une espèce menacée (site qui est essentiel à la survie d'une espèce).

Au Québec, il existe six sites potentiels. Tous sont de catégorie régionale et l'un d'eux (Îles-de-la-Madeleine) est également un site critique pour la survie du pluvier siffleur. Les autres sites sont : Archipel de Montmagny (Montmagny, Battures aux Loups Marins), Rivière Saguenay (Batture aux Alouettes, Île Rouge et Île Blanche), Banc de Portneuf, Gentilly et Minganie.

Le statut légal associé aux sites retenus varie selon la législation et la juridiction en vigueur. Au Québec, le Service canadien de la faune est l'organisme chargé de fournir des informations sur les populations d'oiseaux et les sites fréquentés. C'est le Western Hemisphere Shorebird Reserve Network Council qui assume la compilation des données et établit les sites.

5. Rivière du patrimoine canadien

Le Réseau de rivières du patrimoine canadien a comme objectif de mettre en évidence, au niveau national, les rivières importantes du Canada et assurer leur gestion future de façon à ce que le patrimoine naturel et culturel qu'elles représentent soit sauvegardé et mis en valeur, et que les Canadiens et les visiteurs puissent en apprécier la valeur patrimoniale et récréative.

Pour être désignée, une rivière doit présenter un intérêt particulier au niveau naturel, humain ou récréatif et démontrer un niveau important d'intégrité écologique. En 1997, on comptait dans le Réseau de rivières du patrimoine canadien 19 rivières officiellement désignées totalisant 4 857 km. Aucune rivière québécoise n'est actuellement désignée et une seule, la rivière Jacques-Cartier, a été mise en candidature.

Aucun statut légal n'est associé à la désignation « rivière du patrimoine canadien ». Toutefois, la désignation s'accompagne d'un engagement des gouvernements responsables à collaborer avec les intervenants locaux dans le but de mettre en œuvre le plan de gestion de la rivière, plan qui propose une stratégie à long terme de conservation des éléments naturels et humains importants de la rivière.

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6. Arrondissement naturel

Un site est désigné arrondissement naturel en vertu de la Loi sur les biens culturels (L.R.Q., c.B-4). Le décret d'arrondissement naturel vise à protéger des paysages humanisés qui revêtent une importance majeure pour l'ensemble de la collectivité québécoise en raison de leur beauté, de leur caractère pittoresque ou de la valeur que leur a conféré la légende. Par paysage humanisé on entend un paysage où les éléments naturels du lieu ressortent nettement.

La Commission des biens culturels (ministère de la Culture et des Communications) est l'organisme responsable de proposer au gouvernement des territoires qui comportent un intérêt esthétique ou culturel en raison de son harmonie naturelle. Cette mesure de protection qui tient à la fois de la sauvegarde de la culture et de la nature a été jusqu'à ce jour rarement utilisée.

Il y a trois arrondissements naturels sur le territoire du Québec soit : Percé, l’Archipel-de-Mingan et le Bois-de-Saraguay à Montréal.

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