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Espèce menacée au Québec


Phégoptère à hexagones

Nom latin : Phegopteris hexagonoptera - Famille : Thélyptéridacées (famille de la thélyptère)

Comment la reconnaître?
La phégoptère à hexagone, à forte odeur semblable au gingembre ou à la coriandre, mesure de 30 à 60 cm de hauteur. Cette fougère est issue d’un rhizome grêle, rampant, écailleux et brunâtre. Les frondes, toutes semblables, ne persistent pas durant l’hiver. Effilé à la pointe, le limbe est largement triangulaire. Les segments situés à la base de la fronde, très élargis mais fortement rétrécis aux deux extrémités, sont légèrement orientés vers l’avant. Le rachis est ailé, d’apparence irrégulière, non écailleux ou garni d’écailles pâles. Les petits sores ronds sont portés sur les nervures près de la marge du limbe.

Répartition au Québec
Répartition au Québec
Occurrences
Récentes  Historique
Disparue

Où la trouve-t-on?
Au Québec, on trouve la phégoptère à hexagones dans les régions de la Montérégie (16) et des Laurentides (15). Cette fougère affectionne les parterres d’érablières à érable à sucre matures, à mi-pente ou en bas de pente, dans des zones d’écoulement latéral, sur des sols riches. Elle pousse aussi dans des sous-bois caractérisés par une strate arbustive peu développée, souvent accompagnée du caulophylle faux-pigamon, du polystic faux-acrostic, de l’adiante du Canada et de l’uvulaire à grandes fleurs.

Photo : Arold Lavoie, MDDELCC

Pourquoi est-elle menacée?

Le développement urbain et agricole, le pacage des boisés de ferme, des pratiques non appropriées d’aménagement forestier ainsi que les effets d’ouverture dans les forêts peuvent contribuer à la raréfaction de la phégoptère à hexagones. Préférant les milieux ombragés et non perturbés, cette fougère n’obtient les conditions favorables à sa croissance que dans le sud-ouest du Québec. Faible compétitrice, elle serait sensible aux variations microclimatiques qu’entraînent les perturbations du couvert forestier et s’adapterait mal aux conditions qui prévalent dans les forêts de seconde venue.
Phégoptère à hexagones
Photo : Arold Lavoie, MDDELCC