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Espèce menacée au Québec


Ptérospore à fleurs d’andromède

Nom latin : Pterospora andromedea - Famille : Éricacées (famille du bleuet)

Comment la reconnaître?
Plante herbacée vivace ou annuelle dépourvue de chlorophylle, le ptérospore à fleurs d’andromède possède une tige simple, glanduleuse-pubescente, rougeâtre à brune, mesurant de 30 cm à 1 m de hauteur et persistant parfois à l’état sec pendant un ou deux années. Les feuilles sont remplacées par des bractées de forme étroitement triangulaire, disposées dans le bas de la tige. Au sommet de la plante se trouvent de 20 à 130 fleurs en forme d’urne, pendantes et portées par de courts pédicelles.

Répartition au Québec
Répartition au Québec
Occurrences
Récentes  Historique
Disparue

Où la trouve-t-on?
On trouve le ptérospore à fleurs d’andromède dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue (08), de l’Outaouais (07), de la Mauricie (04), de la Capitale-Nationale (03), du Bas-Saint-Laurent (01) et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (11). Cette espèce croît dans les forêts dominées par le pin blanc et le thuya, sur des sols minces et secs, souvent en pente. Elle affectionne généralement la proximité d’un plan d’eau. Le ptérospore à fleurs d’andromède pousse souvent en compagnie du monotrope uniflore (Monotropa uniflora), également de la famille du bleuet, et du cypripède tête-de-bélier (Cypripedium arietinum), une autre espèce légalement protégée au Québec.

Photo : Frédéric Coursol, MDDELCC

Pourquoi est-elle menacée?

On compte 35 occurrences de ptérospore à fleurs d’andromède au Québec. Deux d’entre elles sont disparues et cinq autres sont historiques (dernières observations datant de plus de 20 ans). La plupart des populations sont de petites tailles, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux perturbations. Pour l’ensemble du Québec, l’effectif total est évalué à moins de 3 000 individus. Seulement six occurrences sont de bonne et d’excellente qualité. Le développement récréotouristique, la construction de chalets, la coupe forestière et des pratiques non appropriées d’aménagement forestier constituent les principales menaces à la survie de cette espèce sur notre territoire.
Ptérospore à fleurs d’andromède
Photo : Frédéric Coursol, MDDELCC