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Réserve écologique de l'Île-Brion

La réserve écologique de l'Île-Brion occupe la quasi-totalité de l'île du même nom, dans l'archipel des îles de la Madeleine, en plein cœur du golfe du Saint-Laurent. Sa superficie totale est de 6,5 kilomètres carrés et ses deux îlots s’étendent sur 7,5 kilomètres.

Peu commune sur le territoire québécois, la végétation de l’île Brion est fortement influencée par le climat maritime et elle s’apparente davantage, avec ses forêts rabougries et ses écosystèmes dunaires, à celle des plaines côtières atlantiques. De vastes champs dunaires érigés progressivement au pied des falaises créent un environnement propice à une faune et à une flore uniques au Québec. Ailleurs sur l’île, les falaises exposées aux vagues accueillent d’abondantes colonies d’oiseaux marins. À l’intérieur des terres, les vents forts, les brouillards fréquents et la douceur du climat conditionnent de façon toute particulière la végétation de l'île.

Le relief de l'île Brion est ondulé et peu accentué, le plus haut point s'élevant à environ 60 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le substrat rocheux est constitué principalement de grès rouges et de grès gris-vert. Des dépôts éoliens plus récents sont localisés au sud-ouest de l'île; ce sable provient de la dernière période glaciaire et de l’érosion des falaises de grès. Les dunes sont aujourd'hui fixées principalement par l'ammophile à ligule courte.

Réserve écologique de l’Île-Brion - Photo : Réal Carpentier, MDDEP

Falaise de grès exposée aux vents et aux vagues de la mer
Photo : Réal Carpentier, MDDEP

On estime entre 200 et 250 le nombre d’espèces floristiques qui croissent sur l’île Brion, dont 10 à 15 % auraient été introduites par l’homme. La totalité de ces espèces représenterait près du tiers de la flore connue des îles de la Madeleine. Parmi elles, l’hudsonie tomenteuse et le génévrier à gros fruits sont susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

L’île Brion présente un attrait particulier pour l’observation des oiseaux rares ou menacés et pour celle des grandes colonies d’oiseaux marins. Cent soixante-six espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont plus de la moitié sont des espèces nicheuses. Parmi elles, le pluvier siffleur, le grèbe esclavon et le bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa sont considérées comme étant en voie de disparition au Canada.

Quant aux mammifères, seulement quatre espèces occupent les milieux terrestres – la souris sylvestre, le renard roux, le coyote et le vespertilion brun – et, parmi les espèces marines qui fréquentent les côtes, le phoque gris, le phoque du Groenland et le phoque commun sont régulièrement observés. Historiquement, le morse y était présent; il est aujourd'hui disparu.

Une présentation plus détaillée du patrimoine écologique de la réserve écologique de l’Île-Brion a été réalisée en juin 2010 par le groupe écologiste Attention FragÎles à la demande du Ministère. Le document intitulé Portrait du territoire de la réserve écologique de l’Île-Brion qui présente cette information est accessible en format PDF à partir du site Web d’Attention FragÎles.

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