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Réserve écologique Tapani

Petite île d'à peine 17 hectares du lac Tapani, la réserve écologique du même nom est située à environ trois kilomètres au nord de Sainte-Anne-du-Lac et à une quarantaine de kilomètres au nord de Mont-Laurier. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté Antoine-Labelle.

La réserve écologique Tapani assure la protection d'une frênaie noire mature, communauté végétale peu commune dans la région.

Le relief de la région est typique des hautes-terres du Bouclier précambrien. Il a l'aspect d'une pénéplaine formée de buttes et collines se nivelant à des altitudes de 300 à 500 mètres. La réserve écologique est associée à cet ensemble de vallées et de dépressions, elle est sise à une altitude de 250 mètres. Son sous-sol est composé de paragneiss mixtes et d'amphibolites que la dernière glaciation a recouvert de tills. Les sols qui s'y sont développés sont principalement des podzols et des gleysols.

De nature insulaire, la réserve écologique Tapani comporte un milieu littoral d'eau douce et un milieu terrestre qui demeure sous l'influence du plan d'eau. La frênaie noire croît sur des platières, en sols argileux et imparfaitement drainés (gleysols). Elle forme des peuplements matures, denses, dont l'âge est évalué entre 180 et 200 ans. Mentionnons également la présence de la bétulaie jaune à frêne noir dans les secteurs les plus humides de l'île et la tremblaie à frêne noir, peuplement situé à l'ouest de l'île, sur un dépôt sableux moyennement drainé.

On observe la présence d'une espèce floristique désignée vulnérable au Québec, soit l'ail des bois.

Signalons que la frênaie noire de la réserve écologique présente une qualité rarement rencontrée ailleurs dans l'Outaouais. Aucune perturbation n'est signalée sur l'île.

Le nom de la réserve écologique reprend celui du lac qui l'entoure. C'est un nom d'usage courant dans la région, ce qui porte à croire que cette dénomination d'origine algonquine se rapporte à des éléments de la vie quotidienne. Selon les uns, ce nom provient de tapani ou de tapanee, qui désigne une variété de cresson dont la racine est comestible et qui pousse près des sources d'eau. Il pourrait s'agir du cresson de fontaine, qui pousse dans la partie ouest du Québec. Ses propriétés diurétiques et antiscorbutiques ont pu le rendre populaire chez les Amérindiens. Mais d'autres affirment que ce mot serait un dérivé de otoban, qui signifie « traîne sauvage », « toboggan ».

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