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Une classification climatique du Québec à partir de modèles de distribution spatiale de données climatiques mensuelles :
Vers une définition des bioclimats du Québec

Référence : GERARDIN, V. et D. McKenney, 2001. Une classification climatique du Québec à partir de modèles de distribution spatiale de données climatiques mensuelles : vers une définition des bioclimats du Québec. Direction du patrimoine écologique et du développement durable, ministère de l’Environnement, Québec.

Avant-propos
Introduction

1. Méthode et résultats
2. Discussion

Références

Liste des figures

Figure 1 -  Distribution des stations météorologiques du Québec utilisées
Figure 2 -  Température annuelle moyenne (oC)
Figure 3 -  Amplitude journalière moyenne des températures (oC)
Figure 4 -  Température moyenne des trois mois les plus chauds (oC)
Figure 5 -  Température moyenne des trois mois les plus froids (oC)
Figure 6 -  Précipitation annuelle totale en millimètres
Figure 7 -  Précipitation en millimètres des trois mois les plus chauds
Figure 8 -  Précipitation en millimètres des trois mois les plus froids
Figure 9 - Durée annuelle moyenne de la saison de croissance en jours
Figure 10 - Nombre annuel de degrés-jours de croissance
Figure 11 - Classification climatique en 15 classes
Figure 12 - Dendrogramme de la classification climatique en 15 classes
Figure 13 - Le relief du Québec (selon le modèle numérique d'altitude à 1 : 1000 000)
Figure 14 -

Régions écologiques des territoires de la Baie James et de la Moyenne-et-Basse-Côte-Nord, et la classification climatique en 51 classes

Figure 15 -

Classes selon Litynski (température, précipitation, saison de croissance en jours)

Annexes

  1. Quelques valeurs statistiques des 9 variables climatiques de la classification en 15 classes

  2. Quelques valeurs statistiques des 9 variables climatiques de la classification en 51 classes

Version PDF disponible (4,6 Mo)


Avant-propos

Très intéressés par les travaux de modélisation climatique menés en Australie, principalement par F. Hutchinson et B. Mackey, puis, par la suite, en Ontario par D. McKenney du Service canadien des forêts, conduisant à la caractérisation climatique des régions écologiques de Hills (Mackey et al., 1996), nous avons demandé à ce dernier de produire pour le Québec un modèle climatique suivant la méthodologie appliquée en Ontario. Lors d’une rencontre avec Daniel McKenney, qui a eu lieu fin avril 1996, à Sault-Sainte-Marie, il a été entendu que lui-même et son équipe se mettraient rapidement à la tâche.

La première étape a été de produire le modèle numérique d’altitude du Québec à 1:250 000. L’achèvement de cette étape a été suivi, en 1998, de la modélisation climatique dont les résultats ont été livrés en septembre 1998, sous forme de cartes en format matriciel accompagnées d’une description statistique des quatre classifications proposées. Le texte qui suit a pour objectif de rendre facilement accessibles l’information originale et quelques éléments de compréhension de la méthodologie.

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Introduction

Le cadre écologique de référence du Québec1, développé au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, s’appuie sur des variables écologiques permanentes. Ces variables sont : le climat, la géologie et la géomorphologie, le relief et l’hydrographie et le drainage des sols. De tous ces facteurs du fonctionnement des écosystèmes, le climat est sans nul doute le plus important, tout au moins aux niveaux supérieurs de perception, par son influence sur la physiologie, la vitalité et la croissance des organismes vivants, la composition et la structure des communautés végétales et animales et, par conséquent, sur leur distribution spatiale.

Si le climat est une variable majeure du fonctionnement des écosystèmes, il est, par sa nature graduelle, difficile à cartographier. En effet, le climat est gouverné, entre autres, par la latitude, la continentalité (distance des grandes masses d’eau) et l’altitude, toutes ces variables étant continues et sans limites tranchées. Le climat, à défaut d’être une variable facile à cartographier est une variable descriptive pouvant être rattachée à des unités territoriales délimitées par d’autres variables plus discrètes telles que le relief et l’hydrographie.

Jusqu’à tout récemment, la caractérisation climatique en cartographie écologique s’effectuait à partir d’indicateurs biologiques. La distribution des plantes ou des communautés végétales dans des conditions mésoïques (sols profonds de texture moyenne et bien drainés) était le principal indicateur utilisé pour définir, en association avec les données météorologiques disponibles – et les atlas climatiques –, une régionalisation bioclimatique. Les possibilités d’extrapolation des données climatiques à l’intérieur des unités territoriales des cartes écologiques restaient assez minces et s’amenuisaient au fur et à mesure de l’augmentation de l’échelle d’analyse et de la diminution de la densité du réseau des stations météorologiques.

Nous disposons aujourd’hui d’outils performants de spatialisation des variables permanentes des écosystèmes, telles que la topographie et le climat, basés sur les technologies informatiques, l’interpolation spatiale multidimensionnelle ( multidimensional mathematical surface fitting ) et les modèles numériques d’altitude.

Le modèle présenté ici permet d’estimer, selon une matrice de deux kilomètres de résolution, des valeurs mensuelles moyennes de température et de précipitation avec leurs valeurs dérivées. Diverses classifications de ces premiers résultats premiers permettent de proposer une carte des régions climatiques du Québec.


1 Pour aborder la cartographie écologique du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs voir le site : http://www.menv.gouv.qc.ca/biodiversite/cadre-ecologique


Mise à jour : 10 Janvier 2002

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