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Surveillance de la qualité des précipitations

Le Programme de surveillance de la qualité des précipitations a pris fin le 31 mars 2014.

Le Programme de surveillance de la qualité des précipitations (PSQP) du Ministère a été mis en place en 1981 et se concentre sur les précipitations solides (neige, grêle, etc.) et liquides (pluie). Avec ses 36 collecteurs répartis sur 34 stations, il est le plus important réseau de surveillance de la qualité des précipitations au Québec.


Objectifs du programme de surveillance

L’objectif principal du programme est la production de données hebdomadaires sur la qualité des précipitations solides (neige, grêle, etc.) et liquides (pluie) afin de soutenir le Québec, le Canada et l’Amérique du Nord dans leurs efforts communs de réduction des dépôts de matières acidifiantes et toxiques. Les données recueillies permettent de quantifier les réductions obtenues grâce aux mesures prises pour arriver à cette fin. La finalité de ce programme est la protection de la santé et de la qualité de vie des populations et des écosystèmes sensibles, en accord avec les principes a) et l) de la Loi sur le développement durable.

Ce programme permet aussi d’atteindre de nombreux autres objectifs d’importance, dont :

Divers projets de recherche universitaire en foresterie, écologie, biologie, santé humaine, dégradation des bâtiments, etc.

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État actuel du réseau de stations du PSQP

Carte - Stations du programme de surveillance de la qualité des précipitations
Stations du programme de surveillance de la qualité des précipitations
(PDF, 648 ko)

Au Québec, la surveillance de la qualité des précipitations est réalisée grâce à deux réseaux de stations distincts : le réseau du PSQP du Ministère, qui compte 36 collecteurs répartis sur 34 stations d’échantillonnage des précipitations, et le Réseau canadien d'échantillonnage des précipitations et de l'air (RCEPA) géré par Environnement Canada, qui compte 5 stations au Québec équipées chacune d’un collecteur.

Un prélèvement hebdomadaire est effectué à chacune des stations d’échantillonnage du Ministère. Les échantillons sont alors transmis pour analyse au Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec. Les données d’analyse sont ensuite validées à l’aide, entre autres, des rapports d’échantillonnage remplis par les observateurs. Lorsque la validation des données d’une année entière est terminée, celles-ci sont acheminées à Environnement Canada pour être versées dans la base de données nationales sur la chimie atmosphérique (NAtChem). Divers sommaires sont aussi transmis au MRNF, à la Société des établissements de plein air du Québec, au consortium Ouranos ainsi qu’à plusieurs universités.

Les sites des stations d’échantillonnage des précipitations du PSQP sont partagés avec des stations météorologiques automatiques et manuelles (avec observateur) du Réseau de surveillance de la qualité de l'air du Québec (RSQAQ) et avec des stations d’échantillonnage de l’air du Réseau de surveillance du climat du Québec (RSCQ).

  • Parmi les 34 stations du PSQP, 13 sont sur des sites où se trouvent aussi une station automatique du RSQAQ ainsi qu’une station d’échantillonnage de l’air du RSCQ, et 2 autres partagent leur site uniquement avec une station automatique du RSQAQ. Les observateurs qui effectuent le prélèvement hebdomadaire des échantillons de précipitations sont dans ce cas des contractuels habitant à proximité des sites. Chacune de ces stations est équipée d’un seul collecteur et faisait autrefois partie du Réseau de mesure des polluants atmosphériques en milieux forestier et agricole du Québec (REMPAFAQ) (voir l’historique du programme).
  • Les 19 autres stations du PSQP partagent leur site avec des stations manuelles du RSQAQ. Ce sont alors les observateurs en météorologie qui effectuent les prélèvements hebdomadaires en plus de leurs observations climatologiques. Deux de ces stations sont équipées de deux collecteurs afin de permettre la caractérisation de la variabilité des données au sein d’une même station dans le contexte du programme d’assurance de la qualité.

Le regroupement de stations des trois programmes de surveillance du Ministère sur un même site permet, entre autres, de faciliter le travail d’entretien, de vérification et de réparation des appareils de mesure des équipes techniques spécialisées. De plus, cette variété de paramètres disponibles en un même endroit offre la possibilité d’étudier les relations entre la qualité de l’air et la météorologie, puis entre la qualité de l’air et celle des précipitations. Finalement, la présence d’instruments de mesure des quantités de précipitations est indispensable au processus de validation des données de qualité des précipitations.

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Historique du programme

Au cours des années 1970, les indications sur la détérioration des érablières québécoises ont amené le gouvernement du Québec à faire une analyse sommaire des données recueillies par le RCEPA. Une tournée d’échantillonnage de neige a été effectuée au cours de l’hiver 1978; les résultats ont alors confirmé la nécessité de mettre sur pied un réseau québécois de collecte des précipitations.

Le Programme de surveillance de la qualité des précipitations a ainsi été mis en place en juin 1981, sous le nom de Réseau d’échantillonnage des précipitations du Québec (REPQ). Les collecteurs étaient alors installés uniquement sur le site de stations climatologiques manuelles du RSQAQ. Durant cette première phase du PSQP, qui s’est poursuivie jusqu’en 1988, différentes modifications ont été apportées. Les plus importantes ont eu lieu en 1986 et 1988 :

  • 1986 :
    • Remplacement des seaux de collecte noirs par des seaux de collecte blancs et opaques. Le changement de couleur permet la conservation des échantillons dans de meilleures conditions de température en minimisant l’absorption de chaleur par temps ensoleillé. La plus grande opacité des chaudières minimise les transformations photochimiques éventuelles qui peuvent affecter l’échantillon durant son séjour dans le collecteur;
    • Remplacement des couvercles à toit plat par des couvercles à double pente, rendant le collecteur plus résistant aux accumulations de neige;
    • Ajout du coussinet d’étanchéité avec enveloppe protectrice insérée dans un tiroir amovible sous le couvercle du collecteur. L’enveloppe est changée chaque semaine par l’observateur, ce qui réduit les risques de contamination de l’échantillon par le couvercle;
    • Ajout d’un second collecteur à la station Sutton, en accord avec le programme d’assurance de la qualité, plus particulièrement pour permettre la caractérisation de la variabilité des données au sein d’une même station et la comparaison avec les autres programmes de surveillance provinciaux, nationaux et américains qui se trouvaient aussi à cette station à ce moment.
  • 1988 :
    • Ajout d’un second collecteur à la station Forêt-Montmorency, toujours pour permettre la caractérisation de la variabilité des données au sein d’une même station;
    • Arrêt de la mesure des fluorures en raison de leur teneur généralement sous le seuil de détection.

L’implantation du programme d’assurance de la qualité du PSQP terminée en 1987 et la mise en service du REMPAFAQ effectuée au cours des années 1988 à 1992 ont marqué le début de la deuxième phase du PSQP.

Le REMPAFAQ a été déployé dans le but de répondre aux besoins particuliers de l’actuel ministère des Ressources naturelles et de la Faune afin qu’il puisse bénéficier de données sur la pollution atmosphérique en milieu forestier par le regroupement sur un même site d’instruments automatiques de surveillance de la météorologie, de la qualité de l’air et de la qualité des précipitations. Le REPQ et le REMPAFAQ sont maintenant regroupés sous la désignation unique du PSQP. Le MRN continue par ailleurs d’appuyer financièrement le Ministère pour le maintien du programme.

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Gestion environnementale

Près de 2 000 sacs de collecte et 4 000 paires de gants sont utilisés chaque année pour les besoins du programme de surveillance. Pour assurer la qualité des sacs et éviter la contamination des échantillons de précipitations prélevés, les sacs sont fabriqués de polyéthylène recouvert d’une couche extérieure de nylon. Présentement, les programmes de recyclage municipaux en place ne permettent pas aux observateurs du PSQP de recycler ce type de sacs, pas plus que les gants de latex.

Ayant appris que, depuis mai 2008, le Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec (CEAEQ) recyclait le verre et le plastique non codés, dont les sacs de collecte nécessaires au contrôle de qualité, une entente a été signée en février 2009 entre le CEAEQ et le Ministère, offrant au PSQP la possibilité de profiter de ce service de récupération.

La possibilité est depuis offerte aux observateurs de conserver les sacs et les gants de collecte utilisés jusqu’au prochain passage des techniciens, qui se chargent d’acheminer ceux-ci au laboratoire du CEAEQ pour qu’ils y soient recyclés.

Cette récupération des sacs et des gants permet au PSQP de réduire son empreinte écologique en optimisant les ressources utilisées, conformément au principe de production et de consommation responsable de la Loi sur le développement durable

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Pour nous joindre

Pour toute autre question ou demande de renseignements, communiquez avec le service Info-Climat.

Par courriel : Info-Climat@mddelcc.gouv.qc.ca
Par courrier : Info-Climat
Direction de l’information sur le milieu atmosphérique
Direction générale du suivi de l’état de l’environnement)
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
675, boulevard René-Lévesque Est, 7e étage
Québec (Québec) G1R 5V7
Par téléphone : 418 521-3820, poste 4579
Par télécopieur :  418 643-9591


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