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Classification climatologique des températures

Le tableau suivant présente la classification des températures adoptée par le Ministère.



Comment cette classification est-elle établie?

Il est intéressant de pouvoir mettre en perspective les valeurs mensuelles, saisonnières ou annuelles de température en les comparant aux normales climatologiques (1981-2010). Toutefois, calculer l’écart par rapport aux normales, ou « anomalie », n’est pas suffisant pour caractériser l’exceptionnalité des valeurs de température.

En général, les régions continentales du Québec, l’Abitibi-Témiscamingue en particulier, présentent une plus grande variabilité interannuelle que les régions plus maritimes, nommément la Gaspésie et la Côte-Nord. De plus, les mois d’hiver connaissent généralement une plus grande variabilité interannuelle que les mois d’été. Ainsi, une anomalie donnée n’a pas la même signification selon l’emplacement et le moment de l’année.

Pour tenir compte de ces particularités climatologiques spatiales et temporelles, l’anomalie standardisée (AS) est calculée en divisant l’anomalie par l’écart-type de la normale (qui est l’indicateur de la variabilité interannuelle). L’anomalie standardisée ainsi obtenue fait ressortir le niveau d’exceptionnalité de la température : elle exprime l’anomalie de température en termes d’écart-type par rapport à la normale.

À titre d’exemple, la température maximale moyenne d’octobre 2013 à la station Sutton, en Estrie (14,8 °C), a été 2,2 °C plus chaude que la normale, qui est de 12,6 °C. L’écart-type de la normale est de ± 1,5 °C. L’anomalie standardisée d’octobre 2013 à Sutton est donc de 1,49 (= 2,2 °C / 1,5 °C).

Trois grandes classes équiprobables d’anomalies standardisées sont définies : « Plus froid que la normale », « Normal » et « Plus chaud que la normale ». Chacune de ces classes se produira donc une année sur trois.

Les classes « Plus chaud » et « Plus froid » sont ensuite subdivisées afin de préciser davantage le niveau d’exceptionnalité de l’anomalie. Puisque la distribution des AS est décrite par la loi normale standard, il est possible d’utiliser les propriétés de cette distribution pour en tirer des périodes de retour, ou « récurrences », de l’événement. Les sous-catégories de classification « Très », « Exceptionnellement » et « Extrêmement » ont ainsi été ajoutées, délimitées par des périodes de retour respectives de 10, 25 et 50 ans.

Par exemple, une température maximale moyenne d’octobre (supérieure à la normale) dont la récurrence est d’une fois tous les 50 ans se produit donc deux fois tous les 100 ans. Selon la loi normale standard, la valeur d’anomalie standardisée correspondant à ce pourcentage est de 2,05.

Inversement, lorsque l’anomalie standardisée d’une température donnée est connue, sa récurrence peut être déterminée.

L’anomalie standardisée de la température maximale moyenne d’octobre 2013 à la station Sutton est de 1,49. Cette valeur d’AS correspond au 93,2centile, ce qui signifie que 6,8 % des mois d’octobre ont une AS supérieure ou égale à celle d’octobre 2013.
Un mois d’octobre semblable à celui de 2013 se produit donc en moyenne 6,8 fois tous les 100 ans. Cela équivaut à une récurrence d’une fois tous les 14,7 ans (= 100 ans / 6,8). Selon la classification adoptée, la température maximale moyenne d’octobre 2013 peut être qualifiée de « très chaude ».

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