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Communiqués de presse

Qualité des eaux de la rivière Sainte-Anne

Une réhabilitation en perspective

Sainte-Anne-de-la-Pérade, le 12 janvier 1996 - C'est en présence de messieurs Roger Bertrand et Yves Beaumier, députés de Portneuf et de Champlain, de même que des partenaires municipaux, industriels, agricoles, environnementaux et fauniques concernés que le ministre de l'Environnement et de la Faune, monsieur Jacques Brassard, a rendu public aujourd'hui, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, le rapport-bilan Qualité des eaux du bassin de la rivière Sainte-Anne, 1979 à 1994.

Réalisée par l'ingénieur forestier Denis Laflamme, de la Direction des écosystèmes aquatiques, cette étude dresse un portrait de la qualité des eaux de surface de la rivière Sainte-Anne et de trois de ses tributaires, les rivières Blanche, Noire et Charest. Constitué à partir de données physico-chimiques colligées de janvier 1979 à mars 1994, ce bilan est le fruit de 6 200 résultats d'analyse effectuées à partir de plus de 500 échantillons colligés à sept stations d'échantillonnage. Il est essentiellement basé sur la mesure de paramètres conventionnels de la qualité de l'eau tels la demande biochimique en oxygène, les matières en suspension, le phosphore et les coliformes fécaux.

Le rapport contient des informations sur les facteurs socio-économiques et physiques qui peuvent expliquer les tendances ou les résultats mesurés. On y retrouve ainsi des renseignements concernant l'utilisation du sol, l'évolution démographique, les activités industrielles et agricoles, et les travaux d'assainissement réalisés dans le bassin.

À cet égard, il est à noter particulièrement que les concentrations mesurées pour les paramètres conventionnels ne semblent pas porter atteinte à la qualité de vie et de reproduction du poulamon atlantique, communément appelé « petit poisson des chenaux », dont la pêche hivernale à l'embouchure de la rivière Sainte-Anne constitue une activité socio-économique d'importance pour la région.

Les efforts d'assainissement : des pas dans la bonne direction

Certains efforts d'assainissement urbain, industriel et agricole ont été consentis durant les dernières années dans le bassin de la rivière Sainte-Anne. En termes d'assainissement urbain, 47% de la population permanente, répartie dans neuf municipalités, est reliée à un réseau d'égouts municipal ou privé. Pour l'instant, et ce depuis décembre 1992, une seule municipalité est munie d'une station d'épuration pour le traitement de ses eaux usées, soit Saint-Ubalde. Pour leur part, les municipalités de Saint-Raymond et de Saint-Léonard-de-Portneuf, retenues dans le cadre du Programme d'assainissement des eaux municipales (PADEM), devraient éventuellement traiter leurs eaux usées.

Du point de vue de l'assainissement industriel, seulement 4 des 57 établissements répertoriés dans le bassin ont été considérés comme polluants pour le milieu aquatique. Deux de ces établissements ont déjà complété leurs travaux d'assainissement, soit la fromagerie raymondoise Cayer inc., en 1991, et l'entreprise léonardoise Produits forestiers Malette Québec inc., en 1993.

Quant à l'assainissement agricole, pour une somme globale de 700 000 dollars, le gouvernement du Québec a subventionné 28 projets, de 1989 à 1994, afin que des structures adéquates d'entreposage des fumiers ou des lisiers soient érigées ou que soient améliorées les structures existantes. Il est à noter que depuis le 1er avril 1993, le Programme d'aide à l'amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF) est sous la responsabilité du MAPAQ.

La qualité de l'eau : une amélioration lente, mais sensible

Au cours des années 1979 à 1994, la qualité des eaux de la rivière Sainte-Anne s'est quelque peu améliorée. En effet, des baisses significatives de la pollution par les nitrites-nitrates, ont été enregistrées en aval de la municipalité de Saint-Raymond jusqu'à l'embouchure. Dans la partie inférieure du bassin, on a aussi noté une diminution significative du phosphore en suspension. Ces deux substances, lorsque présentes en quantité trop grandes quantités, favorisent la croissance excessive d'algues et de plantes aquatiques.

Concernant la pratique d'activités récréatives liées à l'eau, les résultats des étés 1990, 1992 et 1993 montrent des zones de dégradation en aval de la fromagerie dans le Bras du Nord de la rivière Sainte-Anne, de même qu'en aval de Saint-Raymond jusqu'à l'embouchure.

On note aussi des problèmes de dégradation dans la partie aval des trois tributaires étudiés. Ainsi, la quantité de coliformes fécaux présents dans l'eau limite la pratique d'activités récréatives aquatiques, principalement la baignade, dans certains secteurs du bassin.

Un suivi régulier

S'il est réalisé, le traitement futur des eaux usées municipales et des industries polluantes devrait sans doute améliorer la qualité de l'eau de certains secteurs de la Sainte-Anne. De plus, si on veut récupérer tous les usages, particulièrement pour certains tributaires, il importerait de s'attaquer aux problèmes d'épandage des fumiers et des lisiers et de l'accès au cours d'eau des animaux, et aussi continuer d'adopter de bonnes méthodes de culture. Pour sa part, le Ministère entend maintenir son programme de surveillance et les données obtenues serviront à mesurer le degré de récupération du bassin de la Sainte-Anne au fur et à mesure que les travaux seront réalisés.

Ce document est le quinzième d'une série de rapports d'étapes que le ministère de l'Environnement et de la Faune publie depuis 1990 sur le suivi du Programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ) dans les principaux bassins hydrographiques de la vallée du Saint-Laurent.

Le rapport-bilan Qualité des eaux du bassin de la rivière Sainte-Anne, 1979 à 1994, ainsi que la brochure synthèse qui le vulgarise sont disponibles entre autres aux bureaux régionaux du Ministère à Charlesbourg et à Trois-Rivières, et à la direction des communications et du marketing du ministère de l'Environnement et de la Faune au 1 800 561-1616.

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Source :
Louise B.-Accolas
Attachée de presse
(418) 643-8259

Guy Gagnon
Direction des communications et du marketing
(418) 644-3257

Information :
Denis Laflamme
Direction des écosystèmes aquatiques
(418) 644-3625

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