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Communiqués de presse

Qualité des eaux de la rivière Etchemin

Une récupération en bonne voie

Lac-Etchemin, le 1er février 1996 - C'est en présence des partenaires municipaux, industriels, agricoles, environnementaux et fauniques concernés que le sous-ministre adjoint à la Connaissance des écosystèmes, monsieur Michel Paradis, a rendu public aujourd'hui, à Lac-Etchemin, le rapport-bilan Qualité des eaux du bassin de la rivière Etchemin, 1979 à 1994.

Réalisée par la spécialiste en sciences de l'eau Patricia Robitaille, de la Direction des écosystèmes aquatiques, cette étude dresse un portrait de la qualité des eaux de surface de la rivière Etchemin. Constitué à partir de données physico-chimiques et bactériologiques colligées de janvier 1979 à décembre 1994, ce bilan est le fruit de plus de 16 000 résultats d'analyses effectuées à partir de 480 échantillons prélevés à cinq stations d'échantillonnage. Il est essentiellement basé sur la mesure de paramètres conventionnels de la qualité de l'eau tels la demande biochimique en oxygène, les matières en suspension, le phosphore et les coliformes fécaux.

Le rapport contient des informations sur les facteurs socio-économiques et physiques qui peuvent expliquer les tendances ou les résultats mesurés. On y retrouve ainsi des renseignements concernant l'utilisation du sol, l'évolution démographique, les activités industrielles et agricoles, et les travaux d'assainissement réalisés dans le bassin.

Les efforts d'assainissement: des investissements aux rendements sûrs

De nombreux efforts d'assainissement urbain, industriel et agricole ont été consentis durant les dernières années dans le bassin de la rivière Etchemin.

En termes d'assainissement urbain, 14 des 15 municipalités sont raccordées à des réseaux d'égouts, ce qui représente 75 % de la population. Celles-ci sont desservies par des stations d'épuration construites dans le cadre du PAEQ ou avant l'instauration de ce dernier. En date de novembre 1995, sept stations d'épuration, représentant 64 % de la population raccordée à des réseaux d'égouts, traitaient leurs eaux usées en conformité avec les exigences environnementales.

Du point de vue de l'assainissement industriel, seulement 9 des 131 établissements répertoriés dans le bassin ont été considérés comme polluants pour le milieu aquatique. Ces établissements sont situés dans les municipalités de Lac-Etchemin, Sainte-Claire, Saint-Édouard-de-Frampton, Saint-Anselme, Saint-Henri et Sainte-Hénédine. Quatre de ces firmes ont déjà complété leurs travaux d'assainissement: à Sainte-Claire, l'usine numéro 1 de Prévost Car inc., en 1991, aussi l'entreprise henriçoise Les Salaisons Brochu inc., en 1994, de même que les deux abattoirs anselmois La Coopérative de Dorchester, en 1987, et Abattoir Dubreuil enr., en 1994. Les cinq autres ont toujours un dossier à l'étude. Néanmoins, il est à noter que les eaux usées de deux de ces entreprises sont traitées par des stations d'épuration municipales ayant reçu leur certificat de conformité, ce qui signifie que leur charge polluante est aujourd'hui contrôlée.

Quant à l'assainissement agricole, pour une somme globale de 3 595 000 dollars, le gouvernement du Québec a subventionné 158 projets, de 1988 à 1994, afin que des structures adéquates d'entreposage des fumiers ou des lisiers soient érigées ou que soient améliorées les structures existantes. Il est à noter que depuis le 1er avril 1993, le Programme d'aide à l'amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF) est sous la responsabilité du MAPAQ.

La qualité de l'eau: une cote généralement satisfaisante

Au cours des années 1979 à 1994, la qualité des eaux de la rivière Etchemin s'est, de façon générale, améliorée. Le portrait spatial effectué pendant les étés 1990, 1992 et 1993 a permis d'établir que les eaux de l'Etchemin étaient de qualité satisfaisante en amont de Sainte-Claire, de mauvaise qualité à l'embouchure et de très mauvaise qualité seulement en aval de Saint-Anselme.

Toutefois, pour les humains, et ce sur presque tout le cours de l'Etchemin, les activités de contact direct avec l'eau telle la baignade restent encore compromises. Par ailleurs, le critère étant moins sévère pour ce qui est des activités de contact indirect, comme le canotage, il appert que les eaux ont des cotes «satisfaisante» en amont de Sainte-Claire et « douteuse » par la suite. Pour la vie aquatique, ce même portrait prévaut.

Ceci est dû au fait que les pressions extérieures sur le milieu aquatique sont plus fortes dans les basses-terres du Saint-Laurent que dans la zone appalachienne. Des diminutions sensibles dans les concentrations de certains descripteurs conventionnels de l'eau ont été observées aux trois stations dont la fréquence d'échantillonnage permettait l'analyse de l'évolution des données dans le temps.

Celles-ci sont attribuables, principalement, aux efforts d'assainissement urbain et industriel et dans une moindre mesure, aux projets locaux d'assainissement agricole. Le progrès constaté devrait aller grandissant avec la mise en service de la station d'épuration de Sainte-Claire, en décembre dernier, et le rodage des autres installations récemment mises en service et l'obtention par celles-ci, de leur certificat de conformité aux exigences du ministère des Affaires municipales.

Un suivi régulier

Pour sa part, le Ministère entend maintenir son programme de surveillance et les données obtenues serviront à mesurer le degré de récupération du bassin de l'Etchemin au fur et à mesure que les travaux seront réalisés.

Ce document est le seizième d'une série de rapports d'étapes que le ministère de l'Environnement et de la Faune publie depuis 1990 sur le suivi du Programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ) dans les principaux bassins hydrographiques de la vallée du Saint-Laurent.

Le rapport-bilan Qualité des eaux du bassin de la rivière Etchemin, 1979 à 1994, ainsi que la brochure synthèse qui le vulgarise sont disponibles entre autres au bureau régional du Ministère à Sainte-Marie, et à la direction des communications et du marketing du ministère de l'Environnement et de la Faune au 1 800 561-1616.

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Source :
Guy Gagnon
Direction des communications et du marketing
Tél. : (418) 644-3257

Pour information :
Patricia Robitaille
Direction des écosystèmes aquatiques
Tél. : (418) 644-3330

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