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Communiqués de presse

Politique sur les eaux souterraines: David Cliche lance les consultations

Saint-Hyacinthe, le 11 avril 1996 - Le ministre de l'Environnement et de la Faune, David Cliche, vient de poser le premier jalon d'une politique québécoise globale sur la ressource eau en lançant, dans le cadre des Assises annuelles de l'Association québécoise des techniques de l'environnement et de l'Association des entrepreneurs de services en environnement du Québec, les consultations sur un projet de politique de protection et de conservation des eaux souterraines. Une centaine d'associations et d'organismes impliqués dans la protection et la conservation de l'environnement seront invités à présenter des mémoires.

Le projet de politique vise à sensibiliser la société québécoise sur l'importance de l'eau souterraine comme ressource en eau d'alimentation et sur l'impact des activités humaines sur la qualité et la quantité de l'eau. Il fournit un cadre d'orientation permettant, entre autres, de prévenir les pertes d'usage suite à une contamination, d'éviter la surexploitation ou le gaspillage, et d'améliorer les informations et les outils de gestion nécessaires à l'aménagement du territoire.

Au Québec, l'importance de la ressource eau souterraine est mal connue. Pourtant, on estime à plus de 200 milliards de mètres cubes les réserves disponibles pour les seules régions habitées. En dehors des centres urbains, elle alimente plus de 1 450 000 personnes réparties sur 90 % du territoire habité. De plus, en faisant résurgence dans les eaux de surface, l'eau souterraine permet le maintien du régime hydrique et des écosystèmes qui y sont associés.

Trois grands principes sont à la base du projet de politique: l'eau est un bien collectif, les différents usages du territoire doivent être conciliés, et les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics doivent être responsabilisés.

L'eau souterraine est un bien collectif, puisqu'elle circule sur l'ensemble du territoire et ne connaît pas les limites de propriété du sol. Par ailleurs, les activités humaines se déroulant sur le territoire peuvent interférer avec la qualité et la quantité de la ressource, ce qui peut nécessiter une conciliation des usages. Par exemple, l'extraction d'eau souterraine à des fins d'exploitation d'une pisciculture ne doit pas compromettre l'approvisionnement en eau d'une municipalité qui exploite la même nappe phréatique.

Au chapitre de la responsabilité, le projet de politique vient confirmer le devoir de prévoyance de l'utilisateur du territoire qui doit s'assurer que les usages actuels et à venir ne causent pas de préjudice à la ressource eau souterraine. Le pollueur à l'origine d'une dégradation de la ressource assume les coûts reliés à la réalisation des correctifs (pollueur-payeur). De plus, l'utilisateur du territoire doit mettre en place les moyens de gestion adéquats qui assureront la protection et la conservation de la ressource (usager-payeur).

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Source:
Rachel Beaulieu
Direction des communications et du marketing
(418) 644-3262

Pour information:
France Amyot
Attachée de presse
Cabinet du ministre
(418) 643-8259

Michel Ouellet
Direction des politiques
des secteurs agricole et naturel
(418) 644-3592

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