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Communiqués de presse

MÊME VIDE, LE RÉSERVOIR KÉNOGAMI N'AURAIT PU CONTENIR LES ÉLÉMENTS DÉCHAÎNÉS

Québec, le 25 juillet 1996 - Le ministre de l'Environnement et de la Faune, monsieur David Cliche, a rendu public aujourd'hui un rapport préliminaire sur la gestion du réservoir Kénogami lors des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région du Saguenay entre le 19 et le 21 juillet 1996.

Les débits des Rivière-aux-Sables et Chicoutimi (1860 m3/seconde) ont largement dépassé par leur ampleur une récurrence qui correspond à 10 000 ans (1550 m3/seconde).

Face à des niveaux d'eau atteignant un maximum de 166 mètres au réservoir Kénogami, les barrages et les digues publics du réservoir ont résisté et ont atténué les effets de l'ampleur des précipitations qui ont dépassé largement les 200 mm en 72 heures. Tombées sur moins de trois jours, ces précipitations dépassent les totaux de pluies qui sont généralement observés sur tout le mois de juillet. En effet, les normales de juillet, pour la région du réservoir Kénogami, sont de 125 mm.

Le rapport indique que le réservoir Kénogami a permis de retarder de vingt et une heures l'arrivée du maximum de la crue dans les Rivière-aux-Sables et Chicoutimi et de réduire de façon importante son ampleur de plus de 28 %. Malgré cette réduction, les débits maximaux sur ces rivières ont largement dépassé les valeurs historiques (214 m3/seconde sur la Rivière-aux-Sables et 631 m3/seconde sur la rivière Chicoutimi) pour atteindre respectivement les débits de 660 m3/seconde et 1200 m3/seconde. Normalement, en l'absence de précipitations abondantes, le débit se situe entre 42,5 m3/seconde et 68 m3/seconde. Devant de telles données, le ministre a tenu à souligner : « Il faut comprendre que les inondations et les dommages qu'elles ont provoqués ne s'expliquent que par un déchaînement de la nature sans précédent ».

Le niveau normal d'exploitation du lac Kénogami, selon le plan de gestion, se situe à164,16 mètres. Avant le début de la crue, le niveau du réservoir Kénogami était, au 17 juillet 1996, à 164,07 mètres et, au 19 juillet 1996, à 164,00 mètres. Ce niveau permettait donc d'absorber une crue normale à venir.

Il est bon de noter que même vide, le réservoir Kénogami n'aurait pu contenir les quantités d'eau reçues. Il aurait fallu avoir été informé au moins quinze jours avant les pluies de la quantité d'eau à recevoir pour vider le réservoir sans causer d'inondations et ainsi essayer d'atténuer l'impact de cet apport d'eau dépassant tout record. Même vide, le réservoir Kénogami n'aurait pu contenir toute cette eau, le volume total de la crue équivalant à une fois et demie la capacité de rétention du réservoir.

Le plan de gestion du réservoir Kénogami a fait l'objet d'un consensus en 1982 entre les représentants d'Abitibi-Price, d'Union Carbide, d'Hydro-Québec, de la ville de Jonquière, du MENVIQ et des riverains du lac Kénogami. Depuis, les riverains de la rivière Chicoutimi participent aux décisions. Ce plan de gestion fait l'objet de discussions entre les parties intéressées sur une base annuelle. Face aux récents événements, le ministère de l'Environnement et de la Faune propose qu'un plan de gestion temporaire du réservoir Kénogami soit arrêté pour la période de remise en état des Rivière-aux-Sables et Chicoutimi, ainsi que pour tous les travaux privés et publics à effectuer en rivières.

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Pour information :

France Amyot
Attachée de presse du ministre de l'Environnement et de la Faune
Tél.: (418) 643-8259

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