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Communiqués de presse

PUBLICATION DES RAPPORTS SUR LA SITUATION DE HUIT ESPÈCES MENACÉES OU VULNÉRABLES AU QUÉBEC - DAVID CLICHE

Québec, le 23 octobre 1996 - Dans la foulée du premier Congrès mondial de la conservation, le ministre de l'Environnement et de la Faune, M. David Cliche, a rendu publics, aujourd'hui, les rapports de situation de quatre espèces fauniques et de quatre espèces floristiques dont la survie est précaire au Québec.

Les rapports sur les espèces fauniques font état de la dynamique des populations du caribou de la Gaspésie, du carcajou, du pygargue à tête blanche et de la rainette faux-grillon. Ils s'ajoutent à celui déjà publié sur le suceur cuivré, identifié comme espèce menacée.

Une espèce est menacée lorsque sa disparition est appréhendée. C'est le cas du carcajou. Quant aux trois autres espèces de la faune, dont la plus connue est certainement le caribou de la Gaspésie, elles sont considérées comme étant vulnérables c'est-à-dire, dont la survie est précaire même si leur disparition n'est pas appréhendée.

Pour donner suite à ces rapports, le ministre de l'Environnement et de la Faune, M. David Cliche, entend déposer, d'ici la fin de l'année 1996, les projets de règlement visant à désigner légalement comme menacées ou vulnérables les premières espèces de faune, tel que le prévoit la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables. Il verra également à mettre en oeuvre les plans de rétablissement appropriés pour en assurer la protection ainsi que celle de leurs habitats.

De telles mesures seront aussi nécessaires à la sauvegarde de quatre espèces floristiques dont les rapports de situation ont été publiés, soit le troscart de la Gaspésie, la gentianopsis de Macoun, l'astragale de Robbins variété de Fernald et le corème de Conrad. Toutes sont considérées comme menacées à l'exception du troscart de la Gaspésie, identifié, quant à lui, comme espèce vulnérable.

Rappelons que déjà, en 1995, neuf plantes vasculaires ont été légalement reconnues comme menacées ou vulnérables. Parmi celles-ci, se trouve l'ail des bois dont la situation a été rendue précaire en raison d'une cueillette abusive et de sa commercialisation. Cette espèce a fait, depuis, l'objet d'un règlement qui, sous peine d'amende, interdit non seulement la commercialisation de cette plante mais, en limite aussi la récolte. Aussi, un projet de règlement est actuellement en élaboration pour la désignation de chacune des dix autres plantes ayant été identifiées comme menacées ou vulnérables en 1996.

Plusieurs des rapports rendus publics aujourd'hui ont été réalisés en collaboration avec des partenaires tels que la Fédération canadienne de la faune ou, encore, dans le cadre de l'entente Saint-Laurent Vision 2000.

Alors que le gouvernement fédéral a manifesté récemment son intention de légiférer en matière d'espèces menacées, il est bon de rappeler que le Québec dispose déjà d'une loi complète à cet égard depuis 1989 et que par cette législation une protection effective est donnée aux espèces menacées.

Le ministre Cliche a aussi voulu souligner l'engagement du Québec à l'égard de la conservation des espèces menacées ou vulnérables qui s'est traduit par un accroissement significatif de la connaissance sur les espèces en danger. Ainsi, 11 espèces de la faune et 15 espèces de la flore font présentement l'objet d'études de situation. De plus, un centre de données sur le patrimoine naturel a été créé et plusieurs plans de rétablissement d'espèces ont été mis en oeuvre. Enfin, le gouvernement a acquis plusieurs sites et habitats en vue de les protéger contre toute exploitation.

« Toutes ces interventions à l'égard de sa biodiversité sont autant de gestes qui contribuent à situer le Québec parmi les gouvernements respectueux d'un développement durable et soucieux de la conservation de ses ressources », a précisé le ministre Cliche.

 

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Source :
Louise Barrette
Direction des affaires institutionnelles
(418) 643-8773

Pour renseignements supplémentaires :

France Amyot,
Cabinet du ministre Cliche
(418) 643-8259

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