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Communiqués de presse

PRODUCTION PORCINE AU QUÉBEC :

« Le virage vert toujours à l'ordre du jour » - David Cliche

Québec le 25 octobre 1996 - « Face à la problématique que soulève la production porcine au Québec, je ne crois pas qu'un moratoire général soit la solution à privilégier » a rappelé le ministre de l'Environnement et de la Faune, M. David Cliche. Le ministre Cliche a réitéré cette position en réponse aux exigences exprimées hier par sept groupes environnementaux qui se sont associés pour réclamer un moratoire sur la production porcine au Québec de même que la tenue d'audiences publiques pour faire le point sur cette question tant au point de vue économique que sous l'angle des responsabilités environnementales.

Le ministre Cliche croit qu'un moratoire général contribuerait à pénaliser les producteurs qui demanderaient des autorisations pour des agrandissements d'établissements porcins, des modifications mineures ou de nouvelles implantations rencontrant toutes les normes requises par la réglementation environnementale et les préoccupations de la population. Il importe à la fois d'allier le développement économique et la prise en charge des responsabilités environnementales. Un moratoire général créerait une situation inéquitable et préjudiciable aux fermes familiales, entre autres.

Toutefois, le ministre a pris et continue de prendre en considération les inquiétudes exprimées dans différents milieux. Parmi les gestes posés dans ce sens, rappelons que, depuis le 30 septembre dernier, l'analyse des demandes de certificat d'autorisation se fait à partir d'un cadre d'examen assurant avec encore plus de vigilance la prise en compte des impacts de chacun des projets. Quant aux problèmes que soulève la gestion des fumiers, le règlement sur la réduction de la production d'origine agricole, dont l'adoption est prévue pour la fin de l'année 1996 prévoit la nécessité de l'application d'un plan de fertilisation qui assurera une gestion respectueuse des sols. De plus, le Comité interministériel, chargé d'élaborer un document d'information gouvernemental relatif à la gestion des odeurs, du bruit et des poussières en milieu agricole, a commencé ses travaux en vue de présenter de nouvelles propositions gouvernementales à la Commission parlementaire à la fin de novembre 1996. D'ici là, le comité demandera l'avis d'experts venant entre autres, des groupes environnementaux et municipaux.

Il faut également rappeler que le gouvernement du Québec a décidé d'élargir la participation à la Commission parlementaire devant étudier ces propositions gouvernementales en offrant un droit de parole aux intervenants externes au gouvernement. De plus, une fois les orientations relatives à la gestion des odeurs élaborées, des discussions auront lieu au sein des municipalités puisque ce sont elles qui devront intégrer les paramètres dans leur réglementation. Là encore les intervenants des milieux environnemental, de la santé, municipal et agricole pourront se faire entendre.

Par ailleurs, les ministres concernés par la production porcine, soit le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, le ministre des Affaires municipales, le ministre de l'Environnement et de la Faune, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, continuent de travailler ardemment à la mise en place d'un débat public sur la production porcine au Québec. Les ministres sont d'avis que la démarche gouvernementale permet d'assainir le climat et favorisera la tenue d'un tel débat dans des conditions plus sereines. La formule pour le débat n'est pas encore arrêtée.

« Je garde le cap : toutes les actions du ministère de l'Environnement et de la Faune visent à ce que le secteur agricole prenne le virage vert résolument pris par tous les secteurs d'activités du Québec. Ainsi toutes les Québécoises et tous les Québécois pourront jouir des fruits d'une agriculture durable pour leur bénéfice et celui des générations futures » a souligné le ministre Cliche.

Enfin, le ministre Cliche entend convoquer sous peu une réunion élargie de l'Assemblée permanente Environnement et Faune pour discuter en profondeur avec ses partenaires des débats de fond qui soulèvent la société à l'heure actuelle.

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Source :
France Amyot
Attachée de presse
Cabinet du ministre de l'Environnement et de la Faune
(418) 643-8259

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