Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

Communiqués

Plan d'action québécois sur les changements climatiques

LE MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LA FAUNE RÉITÈRE SES ENGAGEMENTS ET PRÉPARE DES ACTIONS SUPPLÉMENTAIRES POUR 1997.

Québec, le 20 décembre 1996  -  Pour faire suite à la rencontre des Ministres responsables de l'environnement et de l'énergie, tenue le 12 décembre dernier et au cours de laquelle ont été rendus publics le bilan canadien ainsi que de nouvelles initiatives sur les changements climatiques, le ministre de l'Environnement et de la Faune du Québec, monsieur David Cliche, réitère les engagements de son ministère pour contribuer à l'atteinte des résultats.

« Le Québec a adopté en 1995 son propre plan d'action, qui tient compte de sa situation particulière. Même si nous nous trouvons, grâce notamment à l'hydroélectricité, dans une situation avantageuse comparativement à la plupart des provinces canadiennes, nous devrons rester vigilants si nous voulons atteindre l'objectif de stabiliser d'ici l'an 2000 les émissions de gaz à effet de serre (GES) aux niveaux de 1990 », a déclaré Monsieur Cliche.

Le plan d'action québécois prévoit des mesures dans plusieurs secteurs de l'activité québécoise, notamment l'agriculture, l'énergie, les forêts, les transports et bien sûr l'environnement. Il ressort du premier bilan québécois, qui a été publié quelques jours avant la rencontre des ministres de l'environnement et de l'énergie, qu'un an seulement après l'adoption du plan d'action de nombreuses mesures sont déjà en cours de réalisation afin de contrer la légère hausse de 1,8 % des émissions de GES qu'a connu le Québec entre 1990 et 1994.

Le ministère de l'Environnement et de la Faune (MEF) contribue à l'atteinte de l'objectif québécois en favorisant l'acquisition des connaissances scientifiques. D'une part, il subventionne le projet « Stratégie de gestion des gaz à effet de serre » réalisé par l'Université du Québec à Montréal et d'autres partenaires. Le rapport final du groupe de recherche est prévu pour la fin de 1997. D'autre part, le MEF continuera ses démarches pour inciter la communauté scientifique à fournir des propositions de recherche sur le climat.

De plus, le MEF a retenu deux secteurs d'intervention qui contribueront directement à la réduction des GES: le captage du méthane des lieux d'enfouissement sanitaire (LES) et l'adoption de nouveaux contrôles sur les substances de remplacement des CFC. Le captage du méthane sera exigé pour les LES de grande capacité dans le cadre de la refonte du Règlement sur les déchets solides, prévue pour la fin de 1997. Cependant, comme les projets d'établissement et d'agrandissement de LES sont, en vertu de la loi adoptée le 18 juin 1993 (L.R.Q., c.E-13.1), assujettis à la procédure d'études d'impact, le Ministère a déjà exigé de certains promoteurs le traitement des biogaz. La diminution des GES sera donc plus grande que prévue. Par ailleurs l'adoption de nouveaux contrôles sur les substances de remplacement des CFC nécessite la modification du Règlement sur les substances appauvrissant la couche d'ozone. Un document d'orientation devrait être mis en consultation au cours de 1997.

Enfin, le MEF participe très activement à la promotion du programme ÉcoGESte, le programme d'enregistrement des mesures volontaires lancé en septembre 1996 conjointement par le ministère des Ressources naturelles et le MEF. ÉcoGESte vise d'abord à sensibiliser les entreprises et organismes à la problématique du changement climatique, ensuite à les amener à initier volontairement des mesures de réduction de leurs émissions de GES adaptées à leur situation particulière, et finalement à les enregistrer en déposant un plan d'action accompagné d'une rétrospective des mesures faites depuis l'année de référence 1990. Le MEF invitera tous les ministères et organismes gouvernementaux à donner l'exemple et à diminuer les émissions de GES de leur ressort. De plus, le MEF entend, avec les autres ministères impliqués dans ÉcoGESte, accentuer son action pour augmenter la participation du plus grand nombre d'intervenants.

« Le ministère de l'Environnement et de la Faune a un rôle important, un rôle de leader, à jouer dans l'atteinte de l'objectif de stabilisation des gaz à effet de serre, a ajouté le ministre Cliche. Le Ministère évalue présentement la faisabilité d'un marché de droits d'émission échangeables de GES et j'invite les partenaires, notamment Greenpeace Québec, à faire toute suggestion pertinente à cet effet. Le Ministère continuera de contribuer directement à l'atteinte de l'objectif par la mise en place de réglementations appropriées et par la subvention de recherches pertinentes. Il poursuivra également ses actions auprès des partenaires actuels ou potentiels pour que chacun mette en place une gamme étendue de mesures, de façon qu'en l'an 2000, le Québec ait non seulement stabilisé mais réduit les émissions de GES par rapport aux niveaux de 1990. »

 

- 30 -
 

Source :
France Amyot
Attachée de presse du ministre de l'Environnement
et de la Faune
Tél. : (418) 643-8259

Retour aux communiqués récents


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017