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Communiqués de presse

DEUX NOUVELLES PUBLICATIONS DANS LE DOMAINE DES PESTICIDES : BILAN DES VENTES DE PESTICIDES AU QUÉBEC EN 1995 ET CONTAMINATION DE L’EAU PAR LES PESTICIDES DANS LES RÉGIONS DE CULTURE INTENSIVE DU MAÏS AU QUÉBEC, CAMPAGNES D’ÉCHANTILLONNAGE DE 1994 ET 1995

Saint-Hyacinthe, le 26 mars 1997 - Le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) rend public, aujourd’hui, dans le cadre du colloque annuel du Conseil des productions végétales, deux nouvelles publications touchant la vente des pesticides et les impacts de ces produits sur la qualité des cours d’eau. Il s’agit du Bilan des ventes de pesticides au Québec en 1995 et du rapport Contamination de l’eau par les pesticides dans les régions de culture intensive du maïs au Québec, campagnes d’échantillonnage de 1994 et 1995.

Bilan des ventes de pesticides au Québec en 1995

Résultat de la compilation des ventes de pesticides de 140 détenteurs de permis de vente en gros, ce troisième bilan, rédigé par François Grégoire de la Direction des politiques des secteurs agricole et naturel, indique que plus de 3 millions de kilogrammes d’ingrédients actifs ont été vendus en 1995 au Québec. Il s’agit là d’une quantité comparable à celle de 1994 (+ 0,5 %), mais d’une diminution de 14,4 % par rapport à 1992, l’année de référence.

Comme par le passé, c’est le secteur agricole qui demeure le plus gros utilisateur de pesticides au Québec, s’accaparant 78,2 % des ventes totales. Les ventes de ce secteur ont cependant diminué pour une troisième année consécutive, soit une baisse de 16,5 % par rapport à 1992. Le secteur domestique arrive au deuxième rang des utilisateurs avec 11,1 % du marché. En un an, ce secteur a enregistré une hausse de 23,1 % des ventes, mais une baisse de 2,3 % est constatée, par rapport à l’année 1992. Le secteur de l’aménagement paysager suit avec 3,7 % des ventes. Des hausses importantes des ventes sont cependant constatées dans ce secteur, soit des hausses de 55,8 % et de 45,6 %, en regard des années 1994 et 1992. Les secteurs industriel, forestier et de l’extermination suivent, respectivement, avec 3,3 %, 2,4 % et 0,5 % du marché. Le secteur forestier démontre une tendance à la baisse, avec une diminution de 29,5 % des ventes depuis 1994, et une diminution de 46,9 % depuis 1992. Rappelons que dans ce secteur, seuls les herbicides sont utilisés comme pesticides.

Les herbicides demeurent les produits les plus vendus au Québec en 1995, avec 56,0 % des ventes totales, suivis des insecticides (16,3 %), des fongicides (11,5 %) et des huiles minérales (8,1 %). En comparaison de 1992, les ventes de ces quatre types d’utilisation ont diminué respectivement de 10,9 %, de 5,8 %, de 23,9 % et de 12,0 %.

En agriculture, ce sont les herbicides qui sont les plus employés, avec 64,0 % des ventes, suivis des fongicides (13,3 %), des huiles minérales (10,2 %) et des insecticides (6,9 %). Même si les herbicides ont augmenté de 0,2 % depuis 1994, et les insecticides de 13,2 %, il n’en demeure pas moins que les ventes de l’ensemble de ces produits sont à la baisse depuis 1992, tout particulièrement en ce qui a trait aux insecticides (- 39,6 %).

Dans le secteur domestique, les insecticides sont les pesticides les plus employés, avec 83,1 % des ventes. En comparaison de 1994 et de 1992, la vente de ces produits a augmenté de façon significative, soit respectivement de 26,1 % et de 21,7 %.

Il est difficile de prédire quelle sera l’évolution des ventes de pesticides à plus ou moins long terme puisque l’utilisation des pesticides est dépendante en grande partie de phénomènes naturels et économiques. Par ailleurs, la tendance à la baisse constatée dans le secteur agricole, qui représente le plus important utilisateur de pesticides, est des plus encourageantes. La sensibilisation des intervenants des différents secteurs aux nouvelles approches de rationalisation des pesticides, comme la lutte intégrée pour le contrôle des organismes nuisibles, devra se poursuivre. Cette sensibilisation devra également s’intensifier auprès du grand public afin de contrer d’autres hausses des ventes de pesticides dans le secteur domestique.

Contamination de l’eau par les pesticides dans les régions de culture intensive du maïs au Québec, campagnes d’échantillonnage de 1994 et 1995

Ce rapport, préparé par Isabelle Giroux de la Direction des écosystèmes aquatiques, constitue le deuxième rapport portant sur le programme de suivi axé sur le maïs et mis en place en 1992. Après les pâturages et le foin, la culture du maïs est une des plus importantes en superficie, soit 17 % du territoire cultivé. Elle utilise plus de 50 % des pesticides agricoles.

Les résultats des campagnes de mesure de 1992 et de 1993 avaient démontré la présence de pesticides, plus particulièrement des herbicides, dans les treize cours d’eau échantillonnés dans des régions où la culture du maïs est intensive (bassins versants des rivières Châteauguay, Richelieu, Yamaska, Nicolet et Bécancour).

Ces produits sont encore décelés dans ces rivières en 1994 et 1995 en concentrations qui dépassent parfois les critères de qualité de l’eau pour le respect de la vie aquatique ou pour l’eau potable. En ce sens, les résultats ne montrent pas d’amélioration majeure de la situation par rapport à 1992 et 1993. Les cours d’eau ajoutés au programme en 1994 et 1995, notamment les rivières Saint-Esprit et Bayonne et le ruisseau des Anges, présentent aussi le même état de contamination.

Dans les quatre rivières retenues pour le suivi à long terme, soit les rivières Chibouet, des Hurons, Saint-Régis et de la Tortue, la fréquence de dépassement du critère de vie aquatique pour l’atrazine a légèrement diminué ainsi que les médianes des concentrations pour l’atrazine et la cyanazine. Mais, il est trop tôt pour dire si ces baisses sont attribuables à une diminution de l’utilisation de ces produits aux champs, à des modifications dans les pratiques culturales ou à la période de sécheresse survenue en juin 1995. Cependant, pour ces quatre cours d’eau, on trouve encore des dépassements fréquents du critère de qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique pour l’atrazine et des dépassements occasionnels pour plusieurs herbicides (métolachlore, cyanazine, linuron, MCPA) et insecticides (azinphos-méthyl, carbaryl, chlorpyrifos, diazinon, malathion).

Les concentrations mesurées dans les grands cours d’eau sont habituellement un peu plus faibles que dans leurs tributaires, mais on y trouve quand même des valeurs qui excèdent les critères de qualité de l’eau. Pour toutes les rivières échantillonnées, les dépassements de critères pour le respect de la vie aquatique ainsi que la présence simultanée de plusieurs pesticides, même en deçà des critères de qualité de l’eau, peut avoir des effets sur le milieu aquatique.

Les campagnes de mesure de 1994 et de 1995 avaient également pour objectif de vérifier la présence ou non de pesticides dans les eaux souterraines des régions où se concentre la culture du maïs. Au total, l’eau de 73 puits domestiques a été analysée; ces puits sont situés dans 30 localités. Des triazines ont été décelées dans 20 % des puits échantillonnés, mais les concentrations mesurées sont très faibles et respectent la recommandation pour l’eau potable.

Des copies des deux nouvelles publications lancées aujourd’hui, soit le Bilan des ventes de pesticides au Québec en 1995 et le rapport Contamination de l’eau par les pesticides dans les régions de culture intensive du maïs au Québec, campagnes d’échantillonnage de 1994 et 1995, sont disponibles au Service d’accueil et de renseignements du MEF, aux numéros de téléphone suivants : (418) 521-3830 (région immédiate de Québec) ou 1 800 561-1616 (ailleurs au Québec). Elles peuvent également être commandées en utilisant l’adresse électronique : info@mef.gouv.qc.ca

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SOURCE :

Bilan des ventes de pesticides au Québec en 1995

Rachel Beaulieu
Direction des affaires institutionnelles et
des communications
(418) 644-3262

Contamination de l’eau par les pesticides dans les régions de culture intensive du maïs au Québec, campagnes d’échantillonnage de 1994

Guy Gagnon
Direction des affaires institutionnelles et
des communications
(418) 644-3257

POUR INFORMATION :

Marcel Gaucher
Direction des politiques des secteurs
agricole et naturel
(418) 521-3829, poste 4806
Isabelle Giroux
Direction des écosystèmes aquatiques
(418) 521-3820, poste 4720

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