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Communiqués de presse

AU 65e CONGRÈS DE L'ACFAS, LE MINISTRE DAVID CLICHE TRACE LE BILAN DE LA QUALITÉ DE L'AIR AU QUÉBEC POUR LES DEUX DERNIÈRES DÉCENNIES.

Trois-Rivières, le 15 mai 1997 - Le ministre de l'Environnement et de la Faune, M. David Cliche, a rendu public aujourd'hui, le rapport-bilan La qualité de l'air au Québec, de 1975 à 1994. Monsieur Cliche participe au 65e congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS) qui se déroule actuellement à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Réalisé par une équipe de scientifiques du MEF, ce rapport trace le portrait, pour certains contaminants, de la situation récente et de leur évolution entre 1975 et 1994 à l'égard des émissions et de la qualité de l'air ambiant. Les problématiques concernant les changements climatiques, les précipitations acides et l'appauvrissement de la couche d'ozone stratosphérique ne sont pas traitées dans ce rapport, car elles ont fait l'objet de rapports distincts en 1995 et 1996.

D'abord, les contaminants conventionnels : une amélioration stimulante

Les interventions des gouvernements, plus particulièrement celles réalisées depuis le milieu des années 1970 à l'égard des diverses catégories de sources de pollution atmosphérique, notamment les industries, l'automobile et la teneur en soufre des combustibles, se sont traduites au Québec par une amélioration des indicateurs de tendance générale retenus, notamment en ce qui concerne les contaminants conventionnels. Ces indicateurs sont la masse des émissions atmosphériques ainsi que les concentrations annuelles moyennes dans l'air ambiant établies pour des ensembles de stations de mesure spécifiques à chaque contaminant.

Certains constats sont particulièrement encourageants, notamment pour ce qui est des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre (SO2), de matières particulaires, de monoxyde de carbone (CO) et de dioxyde d'azote (NO2), qui ont connu des diminutions variant entre 10 % et 70 %. Quant au plomb, il affiche dans l'ensemble une impressionnante diminution de 98 % des concentrations moyennes annuelles.

L'ozone troposphérique : un cas à part

Le problème de l'ozone troposphérique se distingue de celui des autres contaminants atmosphériques. Entre 1979 et 1994, dans la vallée du Saint-Laurent, les concentrations d'ozone troposphérique ont dépassé régulièrement la norme horaire établie par le MEF. La fréquence des épisodes de pollution a cependant varié considérablement d'une année à l'autre, en fonction des conditions météorologiques plus ou moins propices à la formation locale d'ozone ou au transport à grande distance de celui-ci et de ses précurseurs. Malgré une faible augmentation nette des concentrations moyennes annuelles (9 %), cette tendance ne paraît pas significative. La problématique de l'ozone et, de façon plus générale, celle du smog photochimique constitueront encore un enjeu majeur au cours des prochaines années. Quant aux contaminants non conventionnels et aux particules en suspension inférieures à 10 microns (PM10) et à 2.5 microns (PM2.5), le nombre plus restreint de données disponibles ne permet pas de déterminer de tendance pour la période concernée.

La connaissance et la gestion de la qualité de l'atmosphère : une constante évolution

La connaissance de la qualité du milieu atmosphérique ainsi que sa gestion sont en constante évolution. La qualité actuelle de l'atmosphère, les tendances observées au cours des dernières années, les problématiques de santé environnementale associées plus particulièrement aux substances toxiques ainsi qu'aux PM10 et PM2.5, commandent une révision des programmes d'acquisition des connaissances.

Cette révision implique des modifications, tant sur le plan du contenu des programmes que sur celui des moyens employés pour les mettre en œuvre. À cette fin, diverses actions ont été envisagées, telles l'amélioration de l'inventaire des émissions atmosphériques à l'égard des substances toxiques ainsi que des PM10 et PM2.5; la modification de l'inventaire québécois, de manière à inclure des données relatives aux émissions naturelles ou pour y extraire des données régionales pour les sources diffuses, comme les transports et la combustion; une meilleure connaissance des substances toxiques mêmes et des niveaux d'exposition de la population à celles-ci; l'établissement de partenariats nouveaux avec l'entreprise privée pour la mise en commun des activités existantes et à venir de surveillance de l'atmosphère; et enfin, la bonification de la diffusion des connaissances auprès des divers intervenants et auprès de la population en général.

Déjà des actions qui portent... à l'intérieur

Plusieurs de ces actions sont déjà en voie de réalisation, ce qui permettra au MEF et à ses partenaires d'améliorer les connaissances qui favoriseront la mise en place des stratégies de gestion des problématiques atmosphériques.

Ainsi, dans la région métropolitaine, le MEF est partenaire depuis 1995, avec Environnement Canada, la Communauté urbaine de Montréal et la Direction de la santé publique de Montréal, du programme estival de sensibilisation INFO-SMOG. Récemment aussi, le MEF, avec d'autres partenaires institutionnels et privés, a mis sur pied un projet-pilote sur l'inspection et l'entretien des véhicules automobiles dans les régions de Québec et de Montréal. Le Ministère a également conclu ou est sur le point de conclure des ententes de partenariat avec des regroupements industriels régionaux comme dans le parc de Bécancour, à Varennes ou dans l'Est de Montréal. En collaboration avec le ministère des Ressources naturelles, il gère de plus le programme ÉcoGESte visant l'enregistrement de mesures volontaires pour la réduction des gaz à effet de serre.

... comme aussi à l'extérieur

Au plan international, situant l'action que son ministère entend mener face à la pollution atmosphérique, le ministre Cliche a confirmé que « le MEF poursuivra son suivi environnemental dans le but de soutenir scientifiquement la position du Québec dans ce dossier. Cela est particulièrement important en regard des accords et échanges avec nos partenaires et voisins nord-américains » . À cet égard, la délégation québécoise présente à la réunion annuelle de la Conférence des Gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des Premiers ministres de l'Est du Canada qui se déroulera en juin prochain au Rhode Island, défendra deux résolutions visant le renforcement de la protection de l'atmosphère. Le ministre a indiqué de plus que le MEF sera aussi actif lors de la tenue à Montréal, à l'automne qui vient, des assises commémoratives de la signature, il y a dix ans, du Protocole de Montréal sur la protection de la couche d'ozone. Enfin, monsieur Cliche a rappelé que dans le cadre de l'Accord nord-américain sur la coopération environnementale (ANACE), un projet est inscrit pour la modélisation et la surveillance de la qualité de l'air en Amérique du Nord.

On peut obtenir un exemplaire du rapport La qualité de l'air au Québec, de 1975 à 1994 en rejoignant le Centre de renseignement du ministère de l'Environnement et de la Faune au 1 800 561-1616 ou en consultant le site Internet du MEF à l'adresse: http://www.mef.gouv.qc.ca.  La version anglaise Air Quality in Québec, from 1975 to 1994 sera, quant à elle, disponible en juin 1997 aux adresses susmentionnées.

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SOURCE :

Claude Beauchamp
Attaché de presse du ministre de l’Environnement et
de la Faune du Québec
(418) 643-8259
Guy Gagnon
Direction des affaires institutionnelles et
des communications
(418) 644-3257

POUR INFORMATION :

Michel Bisson
Direction du milieu atmosphérique
(418) 521-3826, poste 4570

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