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Communiqués de presse

DAVID CLICHE DÉCERNE LES PRIX DU MÉRITE ENVIRONNEMENTAL, DU MÉRITE DE LA CONSERVATION DE LA FAUNE ET DU MÉRITE DE LA CONSERVATION DE LA FLORE

Sillery, le 30 mai 1997 - Dans le cadre de la Semaine de l’environnement et de la faune, le ministre de l’Environnement et de la Faune, M. David Cliche, a décerné, aujourd’hui, les prix du Mérite environnemental, du Mérite de la conservation de la faune et du Mérite de la conservation de la flore.

MÉRITE ENVIRONNEMENTAL

Dans le secteur industriel et des services, le Mérite environnemental souligne la contribution d’une entreprise ayant démontré par son comportement ou par une innovation, qu’il est possible d’allier environnement et économie dans un objectif de développement durable.

Biothermica International inc. reçoit le Mérite environnemental dans la catégorie des entreprises de moins de 100 employés. Cette entreprise de Montréal, conceptrice du Biotox, a réalisé deux nouvelles applications de ce procédé d'oxydation régénérative servant au traitement des émissions atmosphériques dans le secteur industriel. Il s'agit d’autant de premières dans le domaine, l’une a été mise en marche dans l’usine de pâtes kraft de la compagnie Cascades East-Angus et la seconde, dans l’usine de préparation d’anodes (aluminium) chez Lauralco, à Deschambault.

Une mention honorifique est attribuée à M. Louis Boutin, de la compagnie Copeaux de bois Secure. Grâce au dynamisme de M. Boutin , plus de 31 municipalités et de 150 entreprises participent actuellement aux efforts de cette compagnie de Saint-Laurent qui se spécialise dans la récupération et la valorisation énergétique des rebuts de bois autrement voués à l’enfouissement sanitaire. En 1996, 27 000 tonnes de résidus ont ainsi été traités, soit l’équivalent en volume du Centre Molson.

Une mention est également décernée à L’Éc’eau. Simple à installer et peu coûteux, le dispositif conçu par cette entreprise de Repentigny, « le plus petit économiseur d’eau au monde », permet d’économiser plus de la moitié de l’eau habituellement perdue lors du remplissage de la cuvette et de la trappe d’une toilette sans nuire à son bon fonctionnement. À ce jour, plus de 60 municipalités du Québec ont distribué L’Éc’eau à leurs résidants. Les résultats sont excellents : plus de 3 000 000 litres d’eau économisés par jour.

Dans la catégorie des entreprises de plus de 100 employés, le prix du Mérite environnemental, quant à lui, revient à la Coopérative fédérée de Québec, dont le siège social est situé à Montréal. Le réseau de 94 quincailleries des coopératives agricoles réparties dans tout le Québec offre maintenant à sa clientèle un service de collecte permanente de résidus de peinture en collaboration avec les municipalités participantes et le Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) de Victoriaville, Le Centre fabrique une peinture de première qualité contenant de 20 à 30 % de peinture récupérée d’origine domestique.

Dans le milieu municipal, le Mérite environnemental s’adresse aux municipalités, administrations et associations ayant mis de l’avant des innovations ou des mesures exemplaires pour protéger l’environnement.

Ayant développé une approche innovatrice et avant-gardiste dans le domaine de la gestion des matières résiduelles, la Ville de Laval reçoit cette année ce prix. Laval démarrait en 1996 le premier projet de collecte de déchets à trois voies au Québec : ordures, matières recyclables et matières organiques incluant non seulement les feuilles mortes, le gazon et les résidus de jardin mais aussi, les résidus alimentaires.

Dans le secteur agricole, le prix du Mérite environnemental vise à souligner une initiative exemplaire ou une innovation technologique permettant de souscrire à la conservation des sols et à la préservation de l’eau en milieu agricole de même qu’à la lutte contre la pollution de l’air.

La ferme Jean-Noël Groleau inc. , de Compton, reçoit cette année ce prix. Cette ferme d’élevage bovin a adopté un plan de gestion intégré pour protéger l’environnement, la qualité de l’eau, de l’air et du sol dans la perspective d’une agriculture durable. Parmi les composantes de ce plan, on note l’adoption d’un plan de fertilisation priorisant la gestion des engrais provenant des fumiers. Quant aux engrais minéraux, ils sont utilisés rarement, puisque la ferme s’inscrit dans le virage semi-biologique depuis 1990. On y pratique également la culture des engrais verts qui réduisent l’érosion et améliorent la structure des sols.

Par ailleurs, M. Martin Deschênes, propriétaire d’une ferme d’élevage porcin située à l’Île d’Orléans, Porcheries Orléans inc., reçoit une mention honorifique pour sa participation au développement d’une technologie qui semble prometteuse dans le domaine du traitement intégré du lisier de porc, le Biosor. Ce procédé entièrement biologique a été développé dans le cadre de travaux menés par le Centre de recherche industrielle du Québec. Les résultats obtenus à l’échelle pilote permettent d’entrevoir la réduction de plus de 90 % de la charge polluante du lisier et la réduction de 95 % des odeurs provenant des bâtiments, de l’entreposage, du transport et de l’épandage.

Le prix de l’éducation à l’environnement concerne les personnes et les organismes oeuvrant tant dans le domaine de l’enseignement que dans celui de l’information et des communications.

Le Mérite environnemental dans cette catégorie est décerné cette année à M. Bruno Faucher, de Saint-Georges. Bruno Faucher est l’élément mobilisateur et l’initiateur d’un vaste réseau qui travaille à la protection de l’environnement au sein de la Commission scolaire de la Chaudière-Etchemin. On le remarque pour sa détermination à propager les « 6R » dans les structures régionales au sein de la Commission scolaire et au niveau municipal. Il est aussi le concepteur de matériel pédagogique lié à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, le Centre de la diversité biologique du Québec reçoit une mention honorifique. Géré par une corporation à but non lucratif, le nouveau centre qui vient d’ouvrir ses portes à Bécancour, vise à promouvoir la biodiversité québécoise et à faire connaître les menaces qui pèsent sur elle. Outre des salles d’exposition et des jardins, le Centre a aménagé, pour ses visiteurs, un laboratoire naturel en plein air traversant huit écosystèmes représentatifs du territoire québécois.

Enfin, dans la catégorie groupe environnemental, le prix est remis à Mme Nathalie Zinger, de Montréal. L’acharnement et la passion de Nathalie Zinger au sein de différents groupes en font l’un des grands défenseurs de la nature au Québec. On note ainsi son leadership dans plusieurs causes dont la corvée du Mont-Royal, sa participation au Comité conseil pour la relance des parcs québécois et sa contribution à titre de coprésidente de l’équipe de rétablissement du béluga du Saint-Laurent.

MÉRITE DE LA CONSERVATION DE LA FAUNE

En ce qui a trait au Mérite de la conservation de la faune, la catégorie individus vise à soutenir l’engagement exceptionnel d’un individu à la cause de la conservation et à la mise en valeur du patrimoine faunique québécois.

M. Maxime Bergeron, de Montréal, reçoit ce prix. Pionnier à sa façon de l’ornithologie québécoise sous la forme de la capture et du baguage d’oiseaux, Maxime Bergeron est devenu après un demi-siècle d’activités à l’aide de ses célèbres « pinces à chapelets » (destinées à épargner des blessures à ses hôtes malgré eux), le doyen des bagueurs au Canada. Il a capturé ainsi, mesuré et bagué plus de 41 000 individus appartenant à 129 espèces. La recapture de quelque 900 de ces oiseaux dans onze États américains confirme l’existence et l’extension du corridor migratoire atlantique. Maxime Bergeron prépare la publication du livre « Cinquante-deux ans de baguage et d’observation d’oiseaux ».

Pour sa part, la catégorie organismes sans but lucratif vient saluer l’engagement d’un groupe dans la conservation et la mise en valeur de la faune et de ses habitats.

Ce prix est décerné à la Société d’aménagement de la Baie Lavallière, de Sorel. Oeuvrant activement dans le domaine de la protection des milieux humides, la Société a notamment mis sur pied un programme provincial de restauration du canard branchu dans les habitats humides du fleuve Saint-Laurent et de ses affluents. Le projet, qui regroupe plus de 120 partenaires, a permis la mise en place de 3 000 nichoirs à canard branchu.

Une mention honorifique est attribuée au Club des ornithologues de l’Outaouais, de Hull. Organisme dont les activités convergent vers la connaissance de la faune ailée, le Club s’est constamment distingué dans le recensement des populations d’oiseaux de l’Outaouais et dans le maintien d’une banque de données ayant servi de précieuse contribution à la réalisation de l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec.

MÉRITE DE LA CONSERVATION DE LA FLORE

En ce qui a trait au Mérite de la conservation de la flore, la catégorie individus vise à reconnaître l’engagement remarquable d’un individu à la cause de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine floristique.

Mme Gisèle Lamoureux, de Saint-Henri-de-Lévis, reçoit ce prix. Gisèle Lamoureux est, selon plusieurs, la grande dame de la botanique au Québec. Avec Fleurbec, elle a écrit huit guides d’identification et d’utilisation des plantes sauvages du Québec. Sa contribution à l’éveil de la conscience écologique est marquée par des campagnes de sensibilisation aux plantes et paysages végétaux menacés ou vulnérables. On note, entre autres, la campagne de protection de l’ail des bois, comptant parmi les événements qui menèrent à l’adoption de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Plus récemment, elle a été l’initiatrice d’une campagne en faveur de la protection des paysages végétaux fragiles, détruits par la circulation des véhicules tout terrain motorisés.

Par ailleurs, une mention honorifique est attribuée à Mme Hélène Goutier, de Montréal. L’engagement bénévole d’Hélène Goutier s’est traduit sous plusieurs formes depuis 1975. Elle a d’abord été membre fondatrice de la Société d’animation du jardin et de l’Institut botanique de Montréal devenue depuis les Amis du jardin botanique. Sa contribution à titre de responsable du Comité de la flore québécoise pendant plus de dix ans a permis à des centaines de personnes d’acquérir des connaissances spécifiques à la flore québécoise, notamment liées à des espèces menacées ou vulnérables. Les dernières années nous ont permis de voir cette botaniste enthousiaste travailler au suivi de la végétalisation d'une tourbière du Sud du Québec.

Dans la catégorie organismes sans but lucratif, le prix met en relief la contribution marquée d’un groupe à la cause de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine floristique.

Ce prix revient à la Corporation Armory-Gallienne de Matamec, de Moisie. Fondée en 1987, la Corporation Armory - Gallienne de Matamec regroupe des personnes de Sept-Îles et de Moisie soucieuses de conserver pour les générations futures un écosystème intègre et particulièrement étudié par le milieu scientifique nord-américain, le bassin versant de la rivière Matamec. Ses activités les plus récentes, études, inventaires écologiques, enquêtes auprès de la population de la région et matériel d’information, visent à promouvoir la protection de ce territoire par la création d’une réserve écologique.

Une mention honorifique est décernée à l’Association de conservation du boisé Pointe Sainte-Foy. Cet organisme, dont l’engagement est constant, a pris à sa charge, après une campagne de sensibilisation de la population de Sainte-Foy, la gestion d’un programme de mise en valeur visant à intégrer la diversité des attraits floristiques de ce boisé situé en milieu urbain et sujet à la convoitise des promoteurs immobiliers.

La catégorie secteurs agricole, industriel et des services souligne les initiatives du secteur privé ayant des impacts significatifs sur la conservation et la mise en valeur de la flore.

M. Gérard Caron, Vert mark inc., de Saint-Zotique, reçoit ce prix. Environnementaliste et conservateur de la flore, M. Gérard Caron a créé, après avoir oeuvré dans le domaine agrochimique, les entreprises Vert Mark inc. visant notamment l’établissement de plantes pour le contrôle, l’érosion, la revégétation et la renaturalisation des paysages. Un projet retient présentement son attention : la gestion de nouvelles méthodes de contrôle de l’herbe à poux (ambrosia) pour l’établissement et le maintien d’un nouveau couvert végétal défavorable à cette plante nuisible.

Enfin, une mention honorifique est décernée à Indigo inc., d’Ulverton. Productrice de plantes indigènes du Québec, la jeune firme Indigo multiplie ses interventions destinées à renseigner la population sur la beauté des plantes indigènes, les bienfaits d’un environnement urbain compatible avec la faune locale et la recherche d’une identité spécifiquement québécoise dans la conception des espaces verts dont nous nous entourons.

Quelque 105 candidatures ont été soumises cette année au jury de sélection, composé d’intervenants externes. Ainsi, MM. Louis Robert, président du groupe écologiste ENJEU - Environnement-Jeunesse, Yvon Leblanc, animateur de l’émission télévisuelle « La Semaine verte », à l’antenne de Radio-Canada, et Michel Bibeau, directeur général d’Expour, Salon national du grand air, et animateur de l’émission radiophonique « Les amateurs de sport - Édition grand air », sur les ondes de Radiomédia, avaient accepté l’invitation du ministre de l’Environnement et de la Faune à être membres de jury.

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SOURCE :

Louise Barrette
Direction des affaires institutionnelles et
des communications
Tél. : (418) 521-3823, poste 4163

POUR INFORMATION :

Claude Beauchamp
Attaché de presse du ministre de
l’Environnement et de la Faune
Tél. : (418) 643-8259

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