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Communiqués de presse

QUALITÉ DES EAUX DE LA RIVIÈRE JACQUES-CARTIER
UNE RICHESSE PRESQUE INTACTE

Pont-Rouge, le 26 juin 1997 - C'est en présence du député de Portneuf et ministre délégué au Revenu, monsieur Roger Bertrand, et des partenaires municipaux, industriels, agricoles, environnementaux et fauniques concernés que le ministre de l'Environnement et de la Faune, monsieur David Cliche, a rendu public aujourd'hui, à Pont-Rouge, le rapport-bilan Qualité des eaux du bassin de la rivière Jacques-Cartier, 1979 à 1996.

Réalisée par Serge Hébert, spécialiste en sciences de l'eau à la Direction des écosystèmes aquatiques, cette étude dresse un portrait de la qualité des eaux de surface de la rivière Jacques-Cartier, cours d'eau d'une beauté exceptionnelle où a été rendue possible la réintroduction du saumon atlantique. Constitué à partir de données physico-chimiques et bactériologiques colligées de janvier 1979 à octobre 1996 inclusivement, ce bilan est le fruit de plus de 12 466 résultats d'analyses effectuées à partir de 824 échantillons prélevés à six stations d'échantillonnage réparties dans le bassin. Cette étude est essentiellement basée sur la mesure de paramètres conventionnels de la qualité de l'eau tels la demande biochimique en oxygène, l'azote, le phosphore, les coliformes fécaux, les matières en suspension et la turbidité.

Le rapport contient des informations sur les facteurs socio-économiques et physiques qui peuvent expliquer les tendances ou les résultats mesurés. On y retrouve ainsi des renseignements concernant l'utilisation du sol, l'évolution démographique, les activités industrielles et agricoles, et les travaux d'assainissement réalisés dans le bassin.

Une rivière bien en santé.

Coulant à proximité des grands centres urbains, cette rivière à saumon est l'une des plus accessibles du Québec. Elle offre également un très grand potentiel récréatif, notamment en ce qui concerne le canot et le kayak. De façon générale, celle-ci présente une eau d'une bonne qualité bactériologique, faiblement minéralisée, bien oxygénée, peu turbide, peu chargée de matières en suspension et de matière organique, et caractérisée par une forte coloration et par de faibles concentrations en substances nutritives.

Il faut cependant noter que les lacs de la tête du bassin présentent des eaux de faible pH, très sensibles à l'acidification. Les eaux de la Jacques-Cartier ont également à subir, lors de la fonte printanière, un choc acide qui peut avoir un impact sur la faune aquatique.

Contrairement au secteur amont, entièrement situé à l'intérieur de la Réserve faunique des Laurentides et du Parc de la Jacques-Cartier, la basse Jacques-Cartier subit localement des pressions d'origine urbaine, industrielle et agricole. En aval de Pont-Rouge et à la hauteur de Donnacona, on observe tout de même une qualité d'eau satisfaisante malgré une faible contamination bactériologique et une légère pollution par la matière organique et par les substances nutritives.

Les interventions d'assainissement urbain, industriel et agricole:
des efforts concertés de plusieurs partenaires.

Durant les dernières années, les partenaires du milieu ont consenti des efforts importants pour l'assainissement urbain, industriel et agricole du bassin.

Les interventions d'assainissement urbain, maintenant complétées, font en sorte que les eaux usées de 16 000 personnes sont traitées par sept stations d'épuration dont cinq ont été construites dans le cadre du Programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ). Quatre de ces cinq stations, soit celles de Fossambault-sur-le-Lac, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (étangs aérés), Pont-Rouge et Donnacona, fonctionnent selon les exigences du MEF et ont reçu leur avis de conformité.

La fin du flottage du bois en 1976, l'arrêt des rejets de la compagnie Domtar (maintenant Produits forestiers Alliance ) dans la rivière en 1989, le traitement secondaire de ses effluents avant leur rejet au fleuve, depuis juillet 1995, de même que le traitement secondaire des effluents de la papetière BPCO de Pont-Rouge, depuis cette même date, ont constitué des interventions majeures qui devraient grandement contribuer à assurer une bonne qualité d'eau à l'embouchure.

De leur côté, neuf entreprises agricoles, surtout concentrées dans les municipalités de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Pont-Rouge, Cap-Santé et Donnacona se sont partagé, entre 1990 et 1996, des subventions de l'ordre de 250 000 $ versées par le Programme d'aide à l'amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF).

Présentant ces résultats, le ministre Cliche s'est réjoui de ce que « les efforts d'assainissement effectués par les municipalités et les papetières, ainsi que les interventions (ensemencements, passes migratoires et seuils) réalisées par la Corporation de restauration de la Jacques-Cartier, le MEF et des promoteurs privés ont permis de faire de la réintroduction du saumon dans la Jacques-Cartier un franc succès. J'invite tous nos partenaires à maintenir leur coopération exemplaire pour la préservation et la mise en valeur de ces acquis fructueux. »

Un suivi régulier.

Pour l'avenir, le Ministère entend poursuivre son programme de surveillance de la qualité des eaux de la rivière. Les caractérisations des effluents des deux papetières, réalisées depuis l'implantation de leur système de traitement secondaire, permettront, d'autre part, de déterminer si des interventions supplémentaires sont requises.

Ce document s'inscrit dans le continuum des études que le ministère de l'Environnement et de la Faune publie depuis 1990 sur les différents suivis de l'état des cours d'eau dans les principaux bassins hydrographiques de la vallée du Saint-Laurent.

Le rapport-bilan Qualité des eaux du bassin de la rivière Jacques-Cartier, 1979 à 1996 ainsi que la brochure synthèse qui le vulgarise sont disponibles, entre autres, au bureau de la direction régionale du MEF à Charlesbourg, de même qu'au Centre de renseignement du ministère de l'Environnement et de la Faune au 521-3830 ou au 1 800 561-1616 (pour l'extérieur de la région de Québec).

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SOURCE :

Claude Beauchamp
Attaché de presse du ministre de l'Environnement
et de la Faune
(418) 521-3911
Guy Gagnon
Direction des affaires institutionnelles et des communications
(418) 521-3823, poste 4915
Adresse électronique : guy.gagnon@mef.gouv.qc.ca

POUR INFORMATION :

Serge Hébert
Direction des écosystèmes aquatiques
(418) 521-3820 poste 4705
Adresse électronique : serge.hebert@mef.gouv.qc.ca

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