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Communiqués de presse

PROJET DE CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE AUX CHUTES DE LA CHAUDIÈRE :

INNERGEX SE REND IN EXTREMIS AUX EXIGENCES DU MINISTRE DAVID CLICHE.

Québec, le 3 juillet 1997 - Le ministre de l’Environnement et de la Faune, M. David Cliche, annonce que le promoteur du projet de construction d’une centrale hydroélectrique aux Chutes de la Chaudière, la société Innergex, devra respecter toutes les conditions posées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement s’il veut réaliser son projet. Sur recommandation du ministre Cliche qui venait d’informer ses collègues qu’Innergex acceptait finalement la recommandation de la commission du BAPE liée au débit écologique, le Conseil des ministres a autorisé la réalisation du projet conditionnellement au respect des exigences formulées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

« Le respect par le promoteur de toutes les conditions posées par le BAPE fait en sorte que le projet est acceptable au plan environnemental », a indiqué le ministre de l’Environnement et de la Faune ajoutant que « les citoyens de la grande région de la Capitale et de la rive-sud de Québec ont maintenant l’assurance que les Chutes de la Chaudière pourront conserver leur caractère exceptionnel au cours des prochaines années et qu’il n’y aura aucune perte d’habitat pour le poisson ».

Le promoteur du projet, la compagnie Innergex, devra donc se soumettre à l’ensemble des recommandations formulées par le BAPE qui concluait que le projet était acceptable sur le plan environnemental et sur le plan social aux conditions suivantes :

  • l’abaissement de la crête du barrage, dans le but de maintenir les conditions hydrauliques actuelles en amont du barrage;

  • l’augmentation du débit écologique réservé au niveau de 12,5 m3/seconde, pour garder intact l’habitat des poissons;

  • la modulation du débit esthétique de façon à concilier le rythme naturel de la rivière, les attentes des résidents et des visiteurs et la rentabilité de la centrale.

Selon le ministre, tant au ministère de l’Environnement et de la Faune qu’à Pêches et Océans Canada, le principe supportant l’estimation d’un débit écologique réservé est qu’il n’y ait aucune perte nette d’habitat consécutive à la mise en service d’une petite centrale. « Au lieu de détruire pour toujours des habitats susceptibles de ne pas être remplacés, nous croyons qu’il y a lieu de maintenir un débit écologique minimum qui, de l’avis de tous les experts, permet de respecter le principe d’aucune perte nette d’habitat. Mieux vaut prévenir que guérir », fait valoir monsieur Cliche pour expliquer l’insistance qu’il a manifestée en faveur d’un débit écologique réservé de 12,5 m3/seconde.

Rappelant qu’il a toujours maintenu que le respect par le promoteur des conditions liées aux débits écologique et esthétique constituait une exigence fondamentale en deçà de laquelle il ne pourrait recommander la réalisation de la centrale, le ministre a indiqué que le président d’Innergex, M. Gilles Lefrançois, avait finalement informé le gouvernement qu’il acceptait de revoir à la hausse le débit écologique réservé de 5 m3/seconde qu’il proposait dans la version initiale de son projet pour le porter à 12,5 m3/seconde en tout temps. « Il s’agissait, selon moi, d’un fait nouveau important qui m’a amené à revoir ma recommandation au Conseil des ministres », indique le ministre Cliche, ajoutant qu’à quelques jours de l’échéance fixée au promoteur par Hydro-Québec pour obtenir son certificat d’autorisation environnementale, il ne pouvait priver le promoteur d’une dernière chance d’adapter son projet aux exigences environnementales formulées par le ministre lors d’une récente rencontre. Selon monsieur Cliche, « il appartient maintenant à la direction d’Innergex d’accepter intégralement l’ensemble des conditions contenues dans le décret du Conseil des ministres s’il veut réaliser son projet de centrale hydroélectrique. »

Le ministre de l’Environnement et de la Faune tient par ailleurs à souligner l’engagement et la détermination des groupes environnementaux des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches à préserver ce site exceptionnel. « Leur appui et leur acharnement à défendre les chutes ont été un élément déterminant dans ce dossier. Les groupes ont joué leur rôle de protecteurs de l’environnement. »

Monsieur Cliche rappelle en terminant que « cette décision du gouvernement assure le développement du parc des Chutes de la Chaudière, un lieu de détente, de récréation et d’observation dont le principal attrait est sans contredit les six chutes qui forment les Chutes de la Chaudière ». Innergex s’est engagé à investir 346 000 $ dans ce parc et à y contribuer à raison d’un montant indexé de 100 000 $ par année. Cet engagement du promoteur est partie intégrante du décret adopté par le Conseil des ministres.

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SOURCE :

Claude Beauchamp
Attaché de presse du ministre de
l’Environnement et de la Faune
(418) 521-3911

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