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Communiqués de presse

LA GESTION DE L’EAU AU QUÉBEC : UN DÉFI EMBALLANT QUI FAIT APPEL À LA CONCERTATION ET À LA SOLIDARITÉ - PAUL BÉGIN

Montréal, le 4 septembre 1997 - « Ressource vitale, l’eau est indissociable de nos vies et de l’économie du Québec. D’où l’importance de nous engager collectivement et solidairement dans la réflexion amorcée par le gouvernement et ses partenaires afin de disposer, dans un contexte planétaire, des moyens nécessaires pour assurer une utilisation durable et la gestion éclairée de ce patrimoine unique au monde. »

C’est ce qu’a voulu souligner le nouveau ministre de l’Environnement et de la Faune, M. Paul Bégin, alors qu’il s’adressait aujourd’hui aux spécialistes et décideurs venus du monde entier pour assister au IXe Congrès mondial de l’eau organisé par l’Association internationale des ressources en eau.

Autour du thème central du congrès, « Perspectives sur les ressources en eau au XXIe siècle : conflits et opportunités », le ministre Bégin a d’abord rappelé qu’au cours des derniers mois au Québec, l’eau a été au cœur de nombreuses discussions qui ont retenu l’attention du public, toutes ces questions étant révélatrices non seulement de l’importance de cette ressource mais, aussi, des différents aspects et conflits liés à sa gestion et à son utilisation. On note ainsi les conséquences des inondations qu’ont connues plusieurs régions du Québec durant l’été 1996, la privatisation des réseaux d’aqueducs et d’égouts, l’exploitation des nappes d’eau souterraine à des fins commerciales, eau de source ou eau minérale et , à la suite du Sommet sur l’économie et l’emploi de l’automne 1996, toute la réflexion amorcée au sujet de l’exportation de l’eau vers les pays moins bien nantis de cette ressource.

Si l’on peut dire que le Québec est privilégié et qu’à ce titre il fait l’envie de nombreux pays puisque, notamment, ses eaux douces renouvelables constituent à peu près 3 % des ressources de la planète ou que l’eau souterraine y est présente en quantité suffisante et accessible à des coûts acceptables sur la majeure partie de son grand territoire, le ministre de l’Environnement et de la Faune a aussi rappelé que malgré le bilan positif des efforts consentis jusqu’à maintenant pour concilier les différents usages de l’eau ou pour en contrer la détérioration due à différentes activités, il importe de continuer à améliorer notre façon de gérer l’eau dans une approche globale et concertée.

C’est ce à quoi seront conviés la population et tous les acteurs socio-économiques préoccupés ou concernés par cette question lors du symposium de l’automne 1997 qu’organise le gouvernement québécois sur la gestion de l’eau au Québec.

À cet égard, le ministre Bégin a tenu à mettre en lumière deux principes primordiaux sur lesquels s’appuie le ministère de l’Environnement et de la Faune dans l’élaboration de ce projet de politique avec ses partenaires gouvernementaux :

  • la pérennité de la ressource : l’eau et les milieux aquatiques constituent un patrimoine naturel unique qu’il importe de protéger de façon qualitative et quantitative afin qu’il puisse continuer à remplir sa fonction première qui est de soutenir la vie humaine et celle des espèces vivantes dans une perspective de développement durable ;

  • la conciliation des usages : afin d’assurer un usage équitable de l’eau et des milieux aquatiques, il convient d’adopter un mode de gestion offrant à tous les usagers des conditions permettant d’assurer, en fonction de l’intérêt public, un juste équilibre dans l’utilisation de cette ressource primordiale.

Enfin, dans le contexte de l’universalité de ces questions, le ministre Bégin a également voulu souligner l’engagement actif du Québec et de ses partenaires dans les différents forums et accords internationaux touchant la conservation et l’utilisation durable de l’eau . On note ainsi l’Accord nord-américain de coopération environnementale (ANACE) , les forums sur le système Grands Lacs - fleuve Saint-Laurent ou ceux sur le lac Champlain, la Convention internationale sur la diversité biologique, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Convention sur la lutte contre la désertification et la coopération bilatérale afin de renforcer les capacités et les liens de partenariat en matière de transfert technologique et de mise au point de solutions aux problèmes qui affectent l’environnement et les écosystèmes.

C’est aussi dans ce contexte qu’il a rappelé le rôle stratégique et synergique que joue le Québec, devenu un pôle d’attraction pour les organisations internationales actives dans le développement durable. Terre d’accueil de sièges sociaux de nombreux organismes et secrétariats internationaux du domaine de l’environnement et de la conservation des ressources, le Québec possède une tradition d’engagement et d’appui à des mesures innovatrices autour de ces questions, ce qui en fait le candidat idéal pour accueillir le secrétariat de la Convention internationale contre la désertification.

« Au Québec comme à l’échelle planétaire, la conservation et l’utilisation durable des ressources, et plus particulièrement de l’eau, est un défi des plus emballant. Non seulement fait-il appel à la solidarité et à la collaboration de tous dans l’identification et la mise en œuvre de mesures bénéfiques tant aux générations actuelles que futures, mais il s’agit là, essentiellement, d’une question de vie ou de support à la vie qui nécessite une vision d’avenir », de conclure le ministre Bégin.

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SOURCE :

Louise Barrette
Direction des affaires institutionnelles
et des communications
Tél. : (418) 521-3823, poste 4163

Adresse électronique

POUR INFORMATION :

Brigitte Pelletier
Directrice du cabinet du ministre
de l’Environnement et de la Faune
Tél. : (418) 521-3911

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