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Communiqués de presse

CELLULES D’ENFOUISSEMENT DE SOLS CONTAMINÉS À VILLE LASALLE : LE MINISTRE PAUL BÉGIN FAIT LE POINT SUR LA SITUATION

Québec, le 28 octobre 1997 - Donnant suite aux préoccupations publiées récemment dans les médias relativement à l’exploitation d’un site d’enfouissement de déchets dangereux par la compagnie Cintec, à Ville LaSalle, le ministre de l’Environnement et de la Faune, M. Paul Bégin, a tenu à faire le point aujourd’hui sur la situation.

Rappelant que la raison d’être de l’implantation de deux cellules d’enfouissement s’est inscrite dans le contexte de la restauration de l’ancien terrain de l’usine LaSalle Coke et du terrain du vieux dépotoir de Ville LaSalle, le ministre a d’abord précisé que les demandes de certificat d’autorisation pour ces deux cellules ont été analysées par des spécialistes du ministère de l’Environnement et de la Faune et que les certificats qui ont été émis respectent toutes les dispositions législatives et réglementaires prévus à la Loi sur la qualité de l’environnement.

Ces deux cellules sont désignées « à sécurité maximale » parce qu’elles comprennent plusieurs éléments garantissant la protection du milieu dont, notamment, une double membrane en polyéthylène de haute densité. Elles ont été construites en utilisant les toutes dernières connaissances techniques reconnues tant canadiennes que nord-américaines en termes d’imperméabilisation. Des ingénieurs ont exercé la surveillance requise lors de l’installation.

Le suivi de la construction des cellules a été fait par des spécialistes du ministère de l’Environnement et de la Faune ainsi que par SNC-Lavalin Environnement inc., une firme indépendante d’ingénieurs conseils reconnue au niveau international.

La première de ces cellules, dite « cellule LaSalle », contient principalement les sols contaminés de l’ancien dépotoir de Ville LaSalle et ceux provenant du terrain de l’ancienne usine de LaSalle Coke. La mise en cellule a permis de confiner de façon sécuritaire ces sols qui risquaient d’affecter la santé de la population et de dégrader l’environnement. Cette cellule a été définitivement fermée et scellée en 1990. Dès lors, un suivi environnemental a été exercé par SNC-Lavalin inc. Suivant son acquisition par la firme Cintec, un certificat d’autorisation a été délivré le 22 décembre 1993 pour la surveillance environnementale de la cellule LaSalle.

Quant à la deuxième cellule, dite « cellule Cintec », elle a reçu des sols contaminés lors du démantèlement de l’usine de LaSalle Coke en 1983 et reçoit depuis d’autres sols contaminés provenant principalement du Québec. Elle est autorisée à recevoir uniquement des sols contaminés et non des déchets toxiques.

Suivi environnemental des activités d’opération sur les sites d’enfouissement de Cintec.

Le ministre Bégin a souligné que son ministère a la responsabilité de s’assurer qu’il y a un suivi rigoureux des activités d’opération sur le site d’enfouissement de sols de Cintec. Ce suivi des opérations est effectué par des organismes publics, soit le ministère de l’Environnement et de la Faune et la Communauté urbaine de Montréal, ainsi que par Cintec et son mandataire, SNC-Lavalin Environnement inc.

Le ministère de l’Environnement et de la Faune réalise une vérification mensuelle des lieux afin de s’assurer du respect des certificats d’autorisation. Cette inspection consiste essentiellement à vérifier les documents fournis à Cintec concernant les sols devant être enfouis. Une vérification des installations est aussi réalisée.

De son côté, la Communauté urbaine de Montréal, qui a émis les permis et autorisations pour tous les rejets au réseau d’égout et à l’atmosphère., s’assure que ces rejets respectent les règlements sur l’assainissement de l’air et de l’eau sur son territoire.

La surveillance environnementale confiée par la firme Cintec à SNC-Lavalin Environnement inc. réside dans les mandats suivants :

  • contrôle de la qualité des eaux souterraines ;
  • contrôle des systèmes de détection des fuites et de collectes du lixiviat (par des puits intermembranes et d’autres verticaux);
  • contrôle de la qualité des eaux du système de drainage (autour de la cellule);
  • contrôle des mouvements physiques (tassements) ;
  • contrôle des émissions atmosphériques (gaz pouvant émaner des puits verticaux), et; inspection générale des lieux (ruissellement en surface, intrusion...)

Ce programme de surveillance est le même que celui qui était appliqué par Ville LaSalle avant l’acquisition du site par Cintec.

Par ailleurs, le ministre Bégin a précisé que, depuis le début de la construction de la cellule en 1990, Cintec a mandaté SNC-Lavalin Environnement inc. pour réaliser le programme de surveillance environnementale exigé par les certificats d’autorisation. Ainsi, par exemple, dans le cadre du programme prévu pour 1996, le ministre a indiqué que les activités suivantes avaient été réalisées :

  1. nettoyage des regards et puisards situés près de l’unité de traitement des eaux et sur le chemin d’accès;
  2. nettoyage des fossés autour de la cellule;
  3. nettoyage des fossés longeant le chemin d’accès de la rue Irwin;
  4. réparation de l’asphalte sur le chemin d’accès;
  5. nettoyage des zones d’ancrage des géomembranes autour des secteurs construits;
  6. enlèvement des gros débris et sacs de plastique mélangés avec le sol enfoui.

Ces activités permettent donc de s’assurer du bon fonctionnement et de la durabilité des équipements de sécurité mis en place. Les rapports consignant l’ensemble des observations de contrôle sont systématiquement déposés auprès du ministère de l’Environnement et de la Faune et de la Communauté urbaine de Montréal.

Pour toutes ces raisons, le ministre Bégin considère que la population et l’environnement sont adéquatement protégés. Néanmoins, le ministère de l’Environnement et de la Faune continue à faire les vérifications qui s’imposent et prendra, s’il y a lieu, toutes les dispositions nécessaires pour corriger d’éventuelles anomalies qui pourraient représenter des risques pour l’environnement.

À cet égard, suite à des vérifications effectuées par le personnel de son Ministère, le ministre Bégin a été informé en date du 27 octobre 1997 que Cintec Environnement inc. ne respectait pas l’une des conditions du certificat d’autorisation délivré le 5 mars 1990. En effet, Cintec ne maintient pas, tel que spécifié dans le devis technique faisant partie intégrante du certificat d’autorisation, un cautionnement d’exécution au montant de 10 millions de dollars. En conséquence, le ministre Bégin, par une lettre adressée le 28 octobre 1997 au président de Cintec, monsieur Matteo Pasquale, a sommé celui-ci de prendre, d’ici le 7 novembre 1997, les mesures nécessaires pour régulariser cette situation et fournir au MEF un cautionnement d’exécution au montant de 10 millions de dollars ou toute autre garantie équivalente et jugée satisfaisante. Dans le cas contraire, le ministre Bégin a spécifié qu’il recourra aux dispositions de la Loi sur la qualité de l’Environnement à l’égard des contrevenants.

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SOURCE :

Caroline Drouin
Attachée de presse du ministre de
l’Environnement et de la Faune
(418) 521-3911

POUR INFORMATION :

Daniel Leblanc, directeur
Direction régionale de Montréal
Ministère de l’Environnement et de la Faune
(514) 873-3636 Poste 244
 

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