Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

Communiqués de presse

CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES :
LE MINISTRE PAUL BÉGIN COMMUNIQUE LA POSITION DU QUÉBEC

Québec, le 10 novembre 1997 - « Le Québec entend stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre d’ici l’an 2000, tel qu’il s’est engagé à le faire lors du Sommet de Rio en 1992 ». C’est en ces termes que le ministre de l’Environnement et de la Faune, monsieur Paul Bégin, a réaffirmé l’adhésion de son gouvernement à la Convention-cadre sur les changements climatiques, un mois avant l’ouverture à Kyoto de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques et à la veille de la tenue à Régina d’une réunion préparatoire des ministres fédéraux et provinciaux responsables de l’énergie et de l’environnement.

Rappelant que le Québec, avec la Colombie-Britannique, est une des deux seules provinces à avoir endossé la Convention-cadre, le ministre Bégin a tenu à faire connaître la position de son gouvernement avant la réunion préparatoire de Régina. Ainsi, en plus de maintenir l’adhésion du Québec à la Convention-cadre, le ministre Bégin entend demander au gouvernement canadien de négocier, à Kyoto, un objectif de réduction des émissions de GES pour après l’an 2000, qui soit à la fois précis, significatif et mesurable. En outre, le Québec favorise une convention à teneur légale et une approche contraignante là où la coordination internationale s’impose. Le Québec souhaite finalement que soit inclus dans la convention le principe de précaution, selon lequel les signataires s’entendent sur l’urgence d’agir avant même que soient établies toutes les preuves scientifiques des causes des changements climatiques.

Le phénomène des changements climatiques est un problème important auquel l’humanité est actuellement confrontée. Les enjeux planétaires, tant des points de vue social et économique qu’environnemental sont majeurs. Lors du Sommet de Rio en 1992, la majorité des pays industrialisés ont convenu de stabiliser les émissions de GES d’ici l’an 2000 au niveau de ce qu’elles étaient en 1990. Or, l’ensemble des pays signataires de la Convention-cadre ne pourront atteindre les objectifs de stabilisation des émissions d’ici l’an 2000.

La conférence qui se déroulera à Kyoto, au Japon, du 1er au 10 décembre prochain, représente donc un moment crucial où les pays participants auront à faire le point sur l’état de la situation par rapport à ce qui avait été convenu à Rio et, surtout, à adopter de nouveaux objectifs de réduction des GES pour après l’an 2000. Le ministre Bégin entend évidemment être présent et actif à cette importante rencontre.

Bien qu’au Québec le niveau d’émission per capita soit beaucoup moindre que celui de l’ensemble du Canada (9,3 tonnes per capita au Québec comparativement à environ 18 tonnes à l’échelle du Canada), de graves répercussions socio-économiques pourraient résulter d’un réchauffement climatique. À cet effet, le « Deuxième rapport national du Canada sur les changements climatiques » indique qu’au Québec le réchauffement moyen net pourrait être de 3º à 4º C et, selon certaines hypothèses, l’amplitude et la fréquence des phénomènes extrêmes pourraient être accrues. Des impacts nuisibles se feraient alors sentir sur plusieurs secteurs d’activité importants dont l’agriculture, la foresterie, les pêcheries et la circulation maritime, sans compter les impacts sur la santé humaine.

Afin de rencontrer ses engagements de 1992, le Québec compte intensifier ses efforts dans le cadre du Plan d’action québécois sur les changements climatiques. Pour ce faire, le programme d’enregistrement de mesures volontaires ÉcoGESte, lancé en 1996, et le programme d’efficacité énergétique du ministère des Ressources naturelles seront particulièrement sollicités. À plus long terme, des interventions fondées sur des principes de développement durable viendront s’ajouter aux approches conventionnelles de protection et de conservation de l’environnement. En outre, le gouvernement du Québec entend associer directement l’ensemble des partenaires concernés par cette question en démocratisant les processus décisionnels de gestion des émissions de GES.

« C’est en misant résolument sur une approche québécoise originale, se voulant progressive et non pénalisante pour la compétitivité du Québec, que le gouvernement du Québec entend procéder fermement à l’atteinte des objectifs découlant de la Convention-cadre » souligne en terminant le ministre Bégin.

- 30 -

SOURCE :

Caroline Drouin
Attachée de presse du Ministre
(418) 521-3911

POUR INFORMATION :

Conrad Anctil
Chef du Service de la qualité de l’atmosphère
(418) 521-3950 poste 4980

Retour aux communiqués


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017