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Communiqué

L’INDUSTRIE QUÉBÉCOISE DES PÂTES ET PAPIERS PRÉSENTE UN BILAN ENVIRONNEMENTAL POSITIF 

Québec, le 28 janvier 1998 - « Près d’un milliard de dollars ont été investis par l’industrie des pâtes et papiers entre 1992 et 1995 afin de moderniser et d’améliorer ses procédés dans le but de mieux protéger l’environnement », a déclaré aujourd’hui le ministre de l’Environnement et de la Faune, monsieur Paul Bégin, afin de corriger certaines affirmations erronées que des groupes environnementaux ont formulées au cours de la fin de semaine.

« Grâce à l’approche de partenariat mise de l’avant par le ministère de l’Environnement et de la Faune ainsi qu’à des efforts financiers considérables consentis par l’industrie québécoise des pâtes et papiers, a ajouté le ministre Bégin, la performance environnementale des fabriques québécoises s’est nettement améliorée au cours des dernières années. Le bilan environnemental actuel est extrêmement satisfaisant avec moins de 10 % des fabriques aux prises avec des effluents qui dépassent les normes établies. » Par ailleurs, l’Union québécoise de la conservation de la nature (UQCN) soulignait, lors d’une conférence de presse le 19 février 1997, la contribution positive de l’industrie papetière à l’état de l’environnement, résultat des investissements que cette dernière a consentis.

En 1992, le Québec a modernisé sa réglementation encadrant les papetières. Cette modernisation prévoyait que ces dernières seraient assujetties à de nouvelles normes dès le 30 septembre 1995. Afin de se conformer aux nouvelles normes environnementales, les entreprises ont alors investi, de 1992 à 1995, entre 900 millions et un milliard de dollars. De plus, l’industrie des pâtes et papiers a été la première visée par le Programme de réduction des rejets industriels (PRRI) qui permet d’établir et de s’assurer de l’atteinte d’objectifs de rejet adaptés au milieu récepteur de chaque fabrique.

Par ailleurs, le ministre a tenu à souligner qu’il était également faux de prétendre qu’aucune action n’avait été entreprise par son ministère concernant les situations de violation des normes. Des inspections régulières tous les trois mois sont effectuées auprès des entreprises pour vérifier si elles se conforment aux normes en vigueur. Depuis 1996, seulement 5 fabriques de pâtes et papiers sur 64 ont connu des problèmes réguliers de dépassement des normes. Dans le cas où des infractions récurrentes ont lieu, le ministère de l’Environnement et de la Faune prend toutes les mesures qui s’imposent.

Ainsi, dans le cas de Tembec, le Ministère a entrepris, en 1995, des poursuites sous cinq chefs d’accusation pour des déversements illégaux, et l’entreprise a été condamnée à verser 75 000 $ d’amende de même qu’à 25 000 $ sous d’autres chefs d’accusation. De plus, Téméco, une filiale de Tembec, a été poursuivie sous 10 chefs d’accusation pour déversements illégaux et a été condamnée à verser 100 000 $ d’amende. Au total, Tembec a dû payer 200 000 $ en 1996 pour avoir contrevenu à la loi. Depuis, l’entreprise de qui dépendent près de 10 000 emplois en Abitibi a élaboré et déposé un plan correcteur qui nécessitera des investissements de l’ordre de 20 millions de dollars en 1998 et 1999, et ce, afin de se conformer à la réglementation.

Quant à l’accord d’harmonisation entre le gouvernement fédéral et les provinces qui doit être discuté cette semaine lors de la réunion du Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME), le ministre Bégin rappelle que son gouvernement n’a pas l’intention de signer cet accord à moins que le fédéral ne respecte ses engagements, que la compétence exclusive du Québec soit reconnue dans ses champs de juridiction et que les modifications requises soient apportées aux législations fédérales.

« L’établissement de notre guichet unique auprès de notre clientèle industrielle constitue la voie à privilégier pour l’amélioration continue de sa performance environnementale », de conclure le ministre Bégin.

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SOURCE :

Caroline Drouin, attachée de presse
Cabinet du ministre
Tél. : (418) 521-3911

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