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BASSIN VERSANT DE LA RIVIÈRE CHAUDIÈRE :

MAÎTRISER LES PRESSIONS DUES AUX ÉLEVAGES, PROCHAINE ÉTAPE D’ASSAINISSEMENT

Saint-Georges, le 16 avril 1998 — Le sous-ministre adjoint à l'Environnement du ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec (MEF), M. Denys Jean, a rendu public aujourd’hui, en collaboration avec les coprésidents fédéral et provincial du volet Assainissement agricole de Saint-Laurent Vision 2000 (SLV 2000), Mme Esther Côté, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, et M. Henri Durocher, du MEF, le rapport Bassin versant de la rivière Chaudière : l’activité agricole et ses effets sur la qualité de l’eau et la brochure vulgarisée afférente.

C’est en présence de plusieurs partenaires provenant des secteurs municipal, industriel, agricole, environnemental et faunique que le coordonnateur de l’étude, M. Stéphane Gariépy, de la Direction des politiques des secteurs agricole et naturel, a livré les résultats de l’analyse agro-environnementale. Celle-ci décrit les effets des activités agricoles sur la dégradation de la qualité des eaux de surface et souterraines et vient compléter l’étude écosystémique diffusée également aujourd’hui.

Aux fins de l’analyse agro-environnementale, le bassin versant de la rivière Chaudière a été divisé en cinq sous-bassins, soit ceux des rivières Beaurivage, Chaudière, Famine, du Loup et bras Saint-Victor. Satisfaisante dans la partie sud du bassin versant, la qualité de l’eau se dégrade de manière importante dans la portion nord (vers l’embouchure sur le fleuve Saint-Laurent), là où s'intensifient les activités socioéconomiques. La détérioration se fait plus marquée pour la rivière Beaurivage ainsi que pour la portion de la rivière Chaudière située plus à l’aval. Les apports en azote et en phosphore provenant des activités agricoles jouent un rôle majeur dans cette détérioration. Par ailleurs, pour le sous-bassin Chaudière, les rejets domestiques et certains rejets industriels des municipalités de Charny, Saint-Nicolas et Saint-Rédempteur, non traités au moment de l’étude, s'ajoutent aux pressions agricoles.

Une importante pression par les élevages. À cause de sa production porcine et bovine très importante (183 088 unités animales), le bassin versant de la rivière Chaudière est depuis longtemps considéré comme un producteur majeur de fertilisants d'origine animale. Les sous-bassins Chaudière et Beaurivage en génèrent les plus grands volumes. Les apports en fumier et lisier de ces territoires équivalent à 11 600 tonnes d'azote et à 2 500 tonnes de phosphore par année. Avec 2,6 unités animales par hectare cultivé, le sous-bassin Beaurivage présente la plus haute densité animale du bassin, et l’une des plus importantes des quatre bassins étudiés par SLV 2000. Même si dans le bassin, les engrais minéraux sont employés avec modération, c’est un montant de 3,9 millions de dollars qui est dépensé annuellement par les agriculteurs.

Les superficies cultivées du bassin étant majoritairement consacrées aux plantes fourragères (88 %), le taux d'application moyen annuel de pesticides dans le bassin est de 0,3 kg ingrédients actifs par hectare cultivé, soit une valeur bien en deçà de la moyenne provinciale de 1,3 kg i.a./ha. Des échantillonnages effectués en 1991 dans les puits situés à Saint-Lambert-de-Lauzon et à Saint-Nicolas ont toutefois révélé la présence de certains pesticides dans l’eau souterraine. Une utilisation rationnelle et sécuritaire de ces produits est donc de mise.

Vu l'importance des productions fourragères, le problème d'érosion des champs est, en général, assez limité. En plusieurs endroits cependant la texture limoneuse des sols cultivés ainsi que le relief escarpé des terres agricoles risquent d’entraîner divers problèmes d’érosion. C’est le cas du secteur de la rivière Chaudière compris entre les municipalités de Saint-Ludger et de Scott. Certains aménagement hydro-agricoles et pratiques culturales (ex. : labour effectué dans le sens de la pente) peuvent aussi causer de sérieux dommages aux sols.

Une importante concertation du milieu. Depuis la fin des années 70, différents programmes d'aide ont été mis en place au Québec afin de réduire les sources ponctuelles de pollution urbaines, industrielles et agricoles. Tout en poursuivant les efforts de contrôle de ces sources de pollution dans le bassin, les interventions à venir devraient être orientées vers la réduction des pressions agro-environnementales dues au phosphore et à l’azote des engrais de ferme, notamment du lisier de porc. À ce chapitre, des changements dans les pratiques d’élevage et de culture seront nécessaires.

Conscients de l’état de leurs cours d'eau, divers groupes et institutions ont décidé de travailler activement et ensemble à la mise en place de solutions environnementales dans le bassin. Citons, entre-autres, la Corporation d’aménagement du ruisseau Turmel, Fertior, le Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches, les fédérations régionales de l’UPA ainsi que différents clubs-conseils. La création du Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC), en 1994, témoigne également de la volonté des intervenants du bassin d’agir collectivement pour une gestion intégrée de l’eau au Québec.

Le présent bilan agroenvironnemental constitue un outil d'aide à la prise de décision pour les intervenants du milieu qui seront amenés à choisir les usages à conserver ou à restaurer sur le territoire. Trois autres bassins ont fait l'objet de tels bilans dans le contexte du volet Assainissement agricole de SLV 2000, il s'agit des bassins versants des rivières L'Assomption, Yamaska et Boyer.

Le rapport Bassin versant de la rivière Chaudière : l'activité agricole et ses effets sur la qualité de l'eau ainsi que la brochure synthèse vulgarisée Bassin versant de la rivière Chaudière : modifier nos pratiques agricoles... la priorité sont disponibles au bureau de la direction régionale du MEF à Sainte-Marie, au numéro (418) 386-8000 de même qu'au Service d'accueil et de renseignements du MEF, au numéro (418) 521-3830 ou au numéro sans frais 1 800 561-1616 (pour l'extérieur de la région de Québec).

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SOURCE :

Rachel Beaulieu
Direction des affaires institutionnelles et
des communications
Ministère de l'Environnement et de la Faune
Tél. : (418) 521-3823, poste 4911
Téléc. : (418) 643-3358
Courriel :
rachel.beaulieu@mef.gouv.qc.ca
 

 

POUR INFORMATION :

Stéphane Gariépy
Direction des politiques des secteurs agricole et naturel
Ministère de l'Environnement et de la Faune
Tél. : (418) 521-3829, poste 4832
Téléc. : (418) 528-1035
Courriel :
Stephane.gariepy@mef.gouv.qc.ca
 

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