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L’ÉCOSYSTÈME AQUATIQUE DU BASSIN DE LA RIVIÈRE CHAUDIÈRE : SON PREMIER « BILAN DE SANTÉ » EST PUBLIÉ

Saint-Georges, le 16 avril 1998 – C’est en présence des partenaires municipaux, industriels, agricoles, environnementaux et fauniques concernés que le sous-ministre adjoint à l’Environnement, monsieur Denys Jean, a rendu publics aujourd’hui à Saint-Georges le rapport Le bassin de la rivière Chaudière : l’état de l’écosystème aquatique — 1996 ainsi que la brochure de vulgarisation État de l’écosystème aquatique du bassin de la rivière Chaudière — 1996

Cette étude, réalisée par la Direction des écosystèmes aquatiques, dresse un portrait du bassin hydrographique de la rivière Chaudière en ce qui a trait à l’abondance et à la diversité des communautés ichtyologiques (poissons) et benthiques (invertébrés vivant au fond des cours d’eau). Également, relativement à certains contaminants industriels, on y présente la qualité de l’eau, à l’aide de traceurs. On y traite aussi des polluants conventionnels tels l’azote, le phosphore, les matières en suspension et les coliformes fécaux, en y contextualisant les principales données au regard du suivi du Programme d’assainissement des eaux du Québec et en actualisant celles déjà livrées dans un premier rapport sur ce sujet paru en 1991. Enfin, comme dernier thème étudié, on aborde la qualité des bandes riveraines et son incidence sur l’intégrité du milieu aquatique.

Ce portrait des connaissances sur l’état de l’environnement permet d’évaluer les bienfaits des efforts consentis dans l’assainissement et permet surtout d’appuyer les interventions à venir sur des données fiables et documentées. À cet égard, il est complémentaire du bilan agroenvironnemental touchant plus spécifiquement les aspects agricoles du territoire et dont la brochure Bassin versant de la rivière Chaudière, modifier nos pratiques agricoles... la priorité en vulgarise le message.

Dans le bassin de la rivière Chaudière, pour ce qui est des substances toxiques, le degré de contamination révélé par l’étude est en général comparable à celui de la rivière Châteauguay, mais moins élevé que celui des rivières L’Assomption, Saint-François, Yamaska et Richelieu où les activités industrielles sont plus intensives. Le fait que la contamination dans la Chaudière soit globalement moins importante que dans d’autres cours d’eau ne veut pas dire pour autant que la situation actuelle est satisfaisante. En effet, que ce soit sous l’effet des substances polluantes, détectées ou non, ou sous l’effet d’une détérioration de l’habitat, on constate des perturbations de l’écosystème aquatique à divers endroits du territoire. C’est notamment le cas en aval de Lac-Mégantic, de Saint-Gédéon, de Saint-Georges et de Saint-Victor, en amont du barrage Sartigan et à l’embouchure du bassin.

Ces vingt dernières années, plusieurs travaux d’assainissement urbain et industriel ont corrigé de grandes lacunes au chapitre de la qualité des eaux du bassin de la rivière Chaudière. Avec les réductions mesurées de phosphore, d’azote et de coliformes fécaux, on peut réellement apprécier l’impact positif de tels travaux en comparant les secteurs de la haute et de la moyenne Chaudière, où la plupart des municipalités sont desservies par une station d’épuration. Dans le secteur de la basse Chaudière, en particulier à son embouchure, la qualité des eaux était très mauvaise en 1996 et l’intégrité des communautés biologiques était fortement altérée en 1994. Une amélioration graduelle de la qualité du milieu aquatique est à prévoir dans les prochaines années compte tenu de la mise en service, en 1997, de la station d’épuration conjointe de Charny, Saint-Nicolas et Saint-Rédempteur et de la station de Scott et, en 1998, de celle de Saint-Lambert-de-Lauzon. À la suite de ces travaux, plus de 95 % de la population desservie par un réseau d’égouts verra ses eaux usées acheminées à une station d’épuration.

Dorénavant, il faudra porter une attention particulière aux contaminants d’origine industrielle rejetés par endroits dans le bassin. D’une part, il y a quelques établissements industriels potentiellement polluants qui n’ont pas encore effectué de travaux d’assainissement, mais qui pourraient être amenés à le faire dans un proche avenir. D’autre part, parmi les entreprises polluantes ayant déjà effectué des travaux d’assainissement, quelques-unes rejettent encore des eaux traitées susceptibles d’affecter le milieu aquatique. Pour ces raisons, la pollution résiduelle significative qui subsiste pourrait nécessiter dans le futur des correctifs de la part de ces entreprises.

Enfin, comme le démontre plus explicitement le bilan agroenvironnemental livré simultanément au bilan écosystémique, il faudra s’attarder à la problématique complexe de la pollution diffuse agricole principalement due aux élevages intensifs.

C’est d’ailleurs dans cette même perspective que le Ministère entend maintenir son programme de surveillance et les données obtenues serviront à mesurer le degré de récupération du bassin de la rivière Chaudière au fur et à mesure que les travaux d’assainissement auront été finalisés.

Cette étude s’inscrit dans le cadre des contributions du MEF à l’entente canado-québécoise Saint-Laurent Vision 2000 et se veut un outil de taille fourni à tous ceux et celles qui, dans le milieu, sont engagés déjà ou s’engageront dans ce projet d’envergure qu’est la sauvegarde des rivières du territoire de la Chaudière.

Le rapport Le bassin de la rivière Chaudière : l’état de l’écosystème aquatique — 1996 ainsi que sa brochure de vulgarisation État de l’écosystème aquatique du bassin de la rivière Chaudière — 1996 sont disponibles au bureau de la direction régionale du MEF à Sainte-Marie, au numéro (418) 386-8000 de même qu’au Service d’accueil et de renseignements du MEF, au numéro (418) 521-3830 ou au numéro sans frais 1 800 561-1616 (pour l’extérieur de la région de Québec). Les internautes pourront aussi prendre connaissance de la brochure en rejoignant l’adresse suivante :
http ://www.menv.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/chaudiere/index.htm

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SOURCE :

Guy Gagnon, conseiller en communication
Direction des affaires institutionnelles et des communications
(418) 521-3823, poste 4915
Courriel : guy.gagnon@mef.gouv.qc.ca
 

POUR INFORMATION :

Marc Simoneau, biologiste
Direction des écosystèmes aquatiques
(418) 521-3820, poste 4707
Courriel :
marc.simoneau@mef.gouv.qc.ca
 

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