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LE PLAN NORD-AMÉRICAIN DE GESTION DE LA SAUVAGINE FÊTE SES 10 ANS DE TRAVAIL AU QUÉBEC POUR LA SAUVAGINE ET LA BIODIVERSITÉ

LANCEMENT DU BILAN QUÉBÉCOIS 1987-1997 DES ACTIVITÉS DU PLAN

Baie-du-Febvre, le 21 avril 1998 - Baie-du-Febvre, le 21 avril 1998 - Lors d’une rencontre de presse tenue aujourd’hui à Baie-du-Febvre, les membres du comité directeur québécois du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (Le Plan) ont rendu public, en présence de nombreux partenaires, le « Bilan 1987-1997 » des réalisations du Plan au Québec. Ce bilan de 10 années d’activité intense met en lumière les efforts et les contributions de tous et toutes, notamment des organismes du milieu, des municipalités et des propriétaires intéressés à l’atteinte des objectifs du Plan.

Plus de 16 millions de dollars ont été investis au cours des dix dernières années dans 69 sites du Québec. Que ce soit au niveau de la protection, de l’aménagement, de la mise en valeur ou encore de l’évaluation et du suivi des projets, le bilan reflète la variété des interventions tout autant que la contribution de chaque partenaire. Principalement axées sur la protection d’habitats et la restauration de terres humides le long du fleuve Saint-Laurent et des rivières des Outaouais, les interventions du Plan se sont également déroulées au Saguenay–Lac -Saint-Jean ainsi qu’en Abitibi.

La protection des terres humides, un volet essentiel du Plan

Un total de 7 361 148 $ a été investi à ce jour dans la protection de 7 801 hectares. Soulignons que ce travail de protection important a été réalisé là où des habitats fauniques exceptionnels étaient menacés par l’urbanisation, l’agriculture ou la villégiature. La Fondation de la faune du Québec a protégé plus de 2 000 hectares en faisant l’acquisition des territoires humides les plus productifs et les plus menacés. Habitat Faunique Canada a également été un partenaire actif au chapitre du développement de l’intendance privée comme outil de conservation des terres humides au Québec.

Des négociations auprès de centaines de propriétaires privés ont mené à des ententes de conservation et un projet d’intendance privée a vu le jour en 1994. Le Comité de citoyens de Pointe-Fortune, les municipalités locales et les partenaires du Plan ont mis sur pied ce projet de « conservation volontaire » qui vise à protéger, à aménager et à mettre en valeur le ruisseau à Charrette et la baie Brazeau, deux écosystèmes importants de la rive sud-ouest du lac des Deux-Montagnes. Entièrement localisé sur des terres privées, ce projet de « conservation volontaire » qui regroupe environ 38 propriétaires, pour la plupart des agriculteurs, a été désigné comme le projet-pilote du volet « Intendance privée » du Plan au Québec.

L’aménagement des sites, une étape déterminante

La restauration et l’aménagement de terres humides, la remise en état de rives et de terres hautes, l’installation de structures de contrôle des niveaux d’eau sont au nombre des travaux d’aménagement réalisés de 1987 à 1997. Près de 5 millions de dollars ont été consacrés à l’aménagement de 45 sites totalisant 5 672 hectares. Des ententes gratuites, à long terme, protègent ces habitats pour des durées de 30 à 40 ans. Parmi les projets ayant bénéficié des travaux d’aménagement réalisés par Canards Illimités, on trouve une dizaine de projets tels ceux de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé, de la Commune de Baie-du-Febvre, de Baie-du-Febvre/Nicolet-Sud et de Longue-Pointe situés dans la plaine inondable du lac Saint-Pierre reconnue depuis longtemps comme aire de reproduction et de repos pour la sauvagine et habitat faunique prioritaire pour une multitude d’autres espèces fauniques.

L’évaluation et le suivi, un support indispensable aux interventions du Plan

Grâce à des investissements de près de 2 millions de dollars, les partenaires ont pu procéder à l’acquisition de connaissances et de données qui ont permis d’orienter les actions de conservation et d’aménagement à mettre en place et d’évaluer par la suite les retombées de ces actions. Menés principalement par le ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec et par le Service canadien de la faune, ces études et inventaires ont permis notamment d’évaluer la performance faunique des travaux d’aménagement déjà réalisés et de documenter l’utilisation par la faune des sites à aménager. Mentionnons à titre d’exemple, la réalisation de travaux d’évaluation des techniques d’aménagement, notamment dans l’archipel des îles de Varennes, ainsi que différents inventaires aériens et terrestres de la sauvagine à Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé qui ont permis de découvrir, entre autres, que ce site, localisé au milieu de la voie migratoire de l’Atlantique, représente la deuxième plus importante halte migratoire printanière du Saint-Laurent pour les canards barboteurs.

La mise en valeur récréo-éducative par les organismes du milieu

Un des volets complémentaires du Plan consiste à encadrer la mise en valeur récréo-éducative des sites. Lorsque la protection et l’aménagement fauniques sont assurés, les organismes du milieu prennent en charge la gestion des sites en développant des aménagements pour faciliter les activités liées à la faune telles l’observation, l’interprétation et la chasse. Citons le projet de Baie-du-Febvre/Nicolet-Sud qui constitue une réussite à cet égard, celui de Saint-Barthélemy/Saint-Joseph-de-Maskinongé sur la rive nord du lac Saint-Pierre, celui du Marais Léon-Provancher à Neuville, près de Québec, celui de Baie McLaurin dans l’Outaouais et celui de Saint-Fulgence, la seule batture et halte migratoire protégée du Saguenay.

L’origine du Plan

Rappelons que le Plan nord-américain de gestion de la sauvagine est le fruit d’une entente signée en 1986 entre les États-Unis et le Canada à laquelle s’est joint le Mexique en 1994. La raison d’être du Plan est de protéger et d’accroître les ressources en sauvagine en conservant et en augmentant la superficie et la qualité des terres humides. L’un des principaux objectifs du Plan est de maintenir une population de 62 millions de canards reproducteurs, ce qui donnerait une volée automnale de 100 millions d’individus. Cette entente est fondée sur le principe de plans conjoints qui servent de cadre à l’action des organismes privés et des gouvernements centraux et régionaux qui en font partie.

Le Québec fait partie du Plan par le biais du Plan conjoint des habitats de l’Est dont la réalisation sur le territoire québécois est assurée par le ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec, la Fondation de la faune du Québec, le Service canadien de la faune, Canards Illimités et Habitat faunique Canada. Se joignent à eux, selon la nature des projets et de leurs propres intérêts, différents organismes tels Hydro-Québec, le Ministère des Transports du Québec, l’Alcan et les Soeurs Grises de Montréal qui apportent leur contribution financière ou autre.

Les membres du comité directeur du Plan ont profité de la publication de ce bilan de 10 ans pour remercier tous les individus et organismes pour leur engagement à la cause de la sauvagine et de son habitat et les ont invités à poursuivre leur action pour assurer la pérennité du patrimoine faunique.

Pour recevoir une copie du « Bilan 1987-1997 », vous pouvez en faire la demande par téléphone au 1 800 561-1616 ou pour la région de Québec (418) 521-3830, par télécopieur (418) 646-5974, par courrier électronique : info@menv.gouv.qc.ca auprès du ministère de l’Environnement et de la Faune.

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SOURCE :

Renée Lebrun
Conseillère en communication Le Plan -Québec
Tél. : (418) 521-3823, poste 4189
Courriel :
renee.lebrun@mef.gouv.qc.ca
 

POUR INFORMATION :

Normand Traversy
Comité technique Le Plan - Québec
Tél. : (418) 644-8120
Courriel :
normand.traversy@mef.gouv.qc.ca
 

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