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SUITES DE KYOTO : LE QUÉBEC POURSUIT AVEC DÉTERMINATION SES ENGAGEMENTS

Toronto, le 24 avril 1998 – Participant à Toronto à la Réunion mixte des ministres de l’Énergie et de l’Environnement, le ministre de l’Environnement et de la Faune, monsieur Paul Bégin, a présenté la position du gouvernement du Québec en regard de la mise en œuvre d’un plan d’action pan-canadien sur les changements climatiques. D’entrée de jeu, monsieur Bégin a rappelé que le Québec est responsable sur son territoire de l'application de toute convention internationale en ce qui a trait à ses domaines de compétence.

Les suites immédiates à donner à Kyoto

Le ministre Bégin a d'abord indiqué que le Québec était déjà fermement engagé dans la mise en œuvre du Protocole de Kyoto. Ainsi, le Québec dans l'évaluation environnementale des projets majeurs exige des promoteurs des engagements fermes quant à la réduction des gaz à effet de serre. Ce fut le cas pour Alcan, un projet de 2,2 milliards pour une nouvelle aluminerie et pour Magnola, une projet de 850 millions $, pour une usine de production de magnésium.

Par ailleurs, le ministre a rappelé deux annonces du dernier budget : la première permet à l'Agence d'efficacité énergétique de bénéficier de crédits supplémentaires qui représentent une augmentation du tiers de son budget qui passe à 4,5 millions $. La seconde porte sur 8 millions $ de subventions pour l'extension du réseau du gaz naturel.

De plus, monsieur Bégin a signalé que le Québec continuera à coordonner la gestion québécoise du programme d’action volontaire ÉcoGESte, programme qu’il a mis sur pied en septembre 1996, et pour lequel il entend, avec son collègue Guy Chevrette ministre des Ressources naturelles, relancer incessamment une campagne de sensibilisation visant à favoriser l’accroissement des adhésions d’entreprises et d’institutions. Pour ce faire, monsieur Bégin a évoqué la possibilité de mise en place de mécanismes incitatifs visant une intensification des mesures volontaires : reconnaissance, mesures fiscales, recherche et développement.

Le ministre a aussi a réitéré la volonté du Québec de poursuivre son engagement à la mise en œuvre de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques, et plus particulièrement à la recherche et à la mise en place de solutions découlant de l’adhésion au Protocole de Kyoto, par l’entremise d’une stratégie et d’un plan d’action québécois sur les changements climatiques.

Un secrétariat fédéral-provincial-territorial

Concernant spécifiquement la proposition de constituer un secrétariat fédéral-provincial-territorial sur les changements climatiques, monsieur Bégin a indiqué que le Québec favorisait une structure souple, dont le mandat essentiel serait d’identifier de façon globale les grands objectifs à atteindre pour donner suite aux engagements du Protocole de Kyoto. Le Québec souhaite d’ailleurs participer à certaines tables sectorielles liées à ce Secrétariat. Toutefois, en raison de la prise en charge par le Québec de ses propres activités relatives aux suites à donner à cet accord international d’envergure, le ministre a affirmé que son gouvernement se réserve le droit de préciser ultérieurement la nature de sa contribution au secrétariat proposé.

Une prochaine étape importante : la Conférence de Buenos Aires en novembre 1998

Onze mois après leur réunion tenue au Japon en décembre 1997, les Parties à la Convention-cadre sur les changements climatiques se rencontreront à nouveau cette fois-ci à Buenos Aires pour aller plus en avant dans la définition des mécanismes et d’outils pour atteindre les objectifs convenus à Kyoto. Au premier chef, on prévoit y discuter de l’instauration d’un système de permis échangeables, permettant de fixer un quota sur les émissions totales de GES pour atteindre l’objectif recherché. Souhaitant être présent à cette rencontre de l’automne dans la capitale argentine, monsieur Bégin s’est dit en accord avec la création d’un tel système de permis échangeables en autant que celui-ci ne pénalise pas les gouvernements et les entreprises ayant déjà fait des efforts de réductions de GES. Il s’est par ailleurs montré intéressé à la recherche et à l’identification d’autres activités pouvant être considérées comme des puits, avec l’assurance toutefois que les méthodes de captage de gaz carbonique soient scientifiquement fondées. Enfin, le ministre québécois est réceptif au concept de transferts d’objectifs de réductions de GES d’un pays à l’autre, dans la mesure où chaque pays devra en réaliser au moins une partie sur son propre territoire.

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SOURCE :

Caroline Drouin, attachée de presse
du ministre de l’Environnement et de la Faune du Québec
(418) 521-3911

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