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Communiqués de presse

PRÈS DE 44 % DES 1 521 INTOXICATIONS PAR LES PESTICIDES EN 1997 METTENT EN CAUSE DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS

Québec, le 5 mai 1998 - Le Centre anti-poison du Québec (CAPQ) et le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) désirent rappeler à la population l’importance d’utiliser et d’entreposer les pesticides de façon sécuritaire. Selon les données du Rapport annuel 1997 : statistiques sur les intoxications par les pesticides rendu public aujourd’hui par le CAPQ, plus de 1 521 intoxications ont été causées par des pesticides (selon la définition de la Loi sur les pesticides) au cours de la dernière année, et près de 44 % de ces cas mettaient en cause des enfants de moins de cinq ans.

En effet, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce ne sont pas les principaux utilisateurs de pesticides, soit les agriculteurs, les professionnels de l'extermination ou de l'entretien paysager, qui sont victimes d'intoxications, mais bien les enfants et principalement ceux de moins de cinq ans. La voie orale est la voie d’exposition la plus fréquente chez cette jeune clientèle (78 %). Pour l'ensemble des cas d'intoxications, c'est au cours d'activités de jeu (43 %) ou après l’application d’un pesticide par un particulier (24 %) que les intoxications se produisent.

Les insecticides sont impliqués dans 60 % des cas reçus au CAPQ, suivis des insectifuges (14 %) et des rodenticides (11 %). Par ailleurs, les pesticides domestiques destinés aux consommateurs constituent les produits le plus souvent mis en cause (68 %); et cela même s’ils ne représentent qu'environ 10 % des ventes totales de pesticides au Québec.

Les insectifuges : mal connus

Rappelons que les insectifuges, utilisés pour prévenir les piqûres d'insectes, contiennent, entre autres, du DEET (N, N-diéthyl-m-toluamide) dont la concentration peut varier entre 5 % et 100 %. Différents effets sur la santé ont été rapportés après l'ingestion accidentelle ou après l'application répétée et prolongée d'insectifuges à base de ce produit. Les enfants de moins de deux ans constituent le groupe le plus à risque. Les consommateurs avisés devraient donc choisir des produits les moins concentrés en DEET, soit moins de 10 % ou 15 %, ou privilégier les produits naturels à base d'huile de citronnelle et de lavande.

Les pesticides en dernier recours

Ce trop grand nombre d’intoxications impliquant des pesticides et la protection de l’environnement nous imposent de changer nos comportements. De simples précautions, par exemple, ranger les pesticides dans un endroit fermé à clé ou muni d’un loquet de sécurité, et exiger des contenants protège-enfants lors de l’achat de pesticides, pourraient permettre de diminuer de façon importante le nombre d’intoxications chez les enfants d’âge préscolaire. La prévention, la tolérance envers les organismes indésirables et l’utilisation des pesticides en derniers recours, représentent d’autres exemples de changements à privilégier.

Pour nous aider à changer nos façons de faire, le ministère de l’Environnement et de la Faune a produit, en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et Les Publications du Québec, le guide Jardiner... tout naturellement qui donne plusieurs conseils et trucs permettant de diminuer l’usage des pesticides dans le jardin ou le potager et à l’intérieur de la maison. D'autres guides préparés à l'intention des agriculteurs, des professionnels de l'extermination, de l'entretien des espaces verts et de l'élimination de la végétation en milieu industriel, sont également en vente aux Publications du Québec. Les personnes désirant obtenir une copie de ces guides doivent composer le numéro 1 800 463-2100 ou par Internet : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca

Le dépliant Les pesticides à la maison : prévention et prudence, préparé par le Centre anti-poison du Québec et l’Association des spécialistes en extermination du Québec, est également disponible au grand public. Il explique quelques-unes des règles à respecter lors de l’achat, de l’utilisation et de l’entreposage des pesticides. On peut se le procurer en téléphonant au CAPQ entre 8h30 et 16h, du lundi au vendredi.

En cas d’intoxication : dès que vous soupçonnez une intoxication par les pesticides, même mineure, contactez le Centre anti-poison du Québec au numéro 1 800 463-5060 (sans frais) ou 656-8090 (région de Québec). Ayez en main l’étiquette du pesticide ou le contenant pour bien indiquer quel produit a causé l’empoisonnement.

Des copies du Rapport annuel 1997 : statistiques sur les intoxications par les pesticides sont disponibles au Centre anti-poison.

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SOURCE :

Rachel Beaulieu
Ministère de l’Environnement et de la Faune
Direction des affaires institutionnelles et
des communications
Téléphone (418) 521-3823, poste 4911
Courriel : rachel.beaulieu@mef.gouv.qc.ca

POUR INFORMATION :

Guy Sanfaçon
Centre anti-poison du Québec
Téléphone : (418) 654-2731
Courriel : capq@chul.ulaval.ca
Marcel Gaucher
Ministère de l’Environnement et de la Faune
Direction des politiques des
secteurs agricole et naturel
Téléphone : (418) 521-3829, poste 4806
Courriel : marcel.gaucher@mef.gouv.qc.ca

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