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Communiqués de presse

Matières résiduelles

GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES : QUÉBEC PASSE À L’ACTION

 

Québec, le 15 septembre 1998 — C’est en présence des partenaires concernés, et sous le thème « J’aime mon environnement, je jette autrement » que le ministre de l’Environnement et de la Faune, M. Paul Bégin, en compagnie de la ministre d’État de la Solidarité et de l’Emploi, Mme Louise Harel, et du ministre des Affaires municipales, M. Rémy Trudel, a rendu public, aujourd’hui, le Plan d’action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008.

Agir autrement

« Ce Plan d’action est le fruit d’une vaste consultation auprès de nos partenaires du monde environnemental, municipal, communautaire et industriel. Un constat unanime est ressorti de ces consultations : il faut agir autrement, et il est clairement apparu que nous sommes tous et toutes prêts à le faire », a déclaré le ministre Bégin en dévoilant les actions que le gouvernement du Québec mettra en oeuvre.

Ce Plan d’action, qui repose sur une série de 29 actions concrètes visant à obtenir des résultats significatifs, fait appel à la concertation, à la solidarité et à l’engagement de tous. L’utilisation durable des ressources naturelles demande, entre autres, une meilleure gestion des ressources que sont les matières résiduelles. C’est pourquoi le Plan d’action québécois propose des mesures qui permettront de mettre en valeur annuellement plus de 65 % des résidus récupérables. Des objectifs spécifiques de récupération pour chaque secteur et par type de résidu ont également été fixés.

Le Plan d’action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008 donne suite aux préoccupations exprimées devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le plan propose des actions visant la planification de la gestion des matières résiduelles à l’échelle des municipalités régionales de comté et des communautés urbaines, la participation pleine et entière des citoyens et des citoyennes, le soutien aux entreprises d’économie sociale oeuvrant dans le domaine de la mise en valeur, l’utilisation optimale des matières résiduelles à titre de ressources, le juste partage des coûts de la gestion des matières résiduelles et, enfin, le renforcement de la sécurité des activités d’élimination.

« Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un plan d’action ambitieux, mais c’est un projet de société important qui demeure cependant réaliste et nous nous engageons à le réaliser. À terme, il nous permettra de récupérer, de recycler et de mettre en valeur près de 5 millions de tonnes de résidus », a souligné le ministre Paul Bégin. Toutes ces matières vont en effet pouvoir être réintroduites dans le cycle de production. C’est donc dire que les quantités de matières vierges que nous devons puiser dans la nature pour satisfaire nos besoins de consommation seront d’autant réduites.

De son côté, la ministre d’État de la Solidarité et de l’Emploi a indiqué que le Plan d’action constitue une occasion remarquable pour les entreprises d’économie sociale oeuvrant dans le domaine de la récupération et du recyclage. « Avec ce plan d’action, le gouvernement leur reconnaît un rôle de tout premier ordre dans la mise en valeur des résidus. Les entreprises d’économie sociale vont investir encore davantage ce domaine d’activité, se développer et démontrer concrètement la qualité et la pertinence de leurs interventions », a fait remarquer la ministre Harel.

« Les municipalités qui procéderont à des activités de collecte, de récupération et de recyclage bénéficieront du financement par l’industrie, évalué à 22 millions de dollars. Elles devront de plus, à compter de 2002, déployer de nouveaux efforts de récupération des matières putrescibles et en favoriser le compostage et la mise en valeur » a, pour sa part, souligné le ministre Trudel, en ajoutant, par ailleurs, être assuré que les municipalités participeront au succès du Plan d’action.

Pour sa part, le ministre délégué à l’Industrie, au Commerce, à la Science et à la Technologie, M. Roger Bertrand, s’est réjoui de la participation des entreprises aux modalités d’application du Plan, gage du succès dans l’atteinte des objectifs exprimés.

Le rôle du gouvernement

Le gouvernement du Québec, par le biais de sa société d’État Recyc-Québec, consacrera :

  • 2 millions de dollars par année pour l’information et de la sensibilisation de la population;

  • 1,5 million de dollars par année à la recherche et au développement; et

  • 3,5 millions de dollars à des projets pilotes de récupération de la matière putrescible.

Enfin, les entreprises d’économie sociale, comme les ressourceries, effectueront quant à elles une grande partie des activités de tri, de conditionnement, de répartition et de recyclage des résidus. Un soutien gouvernemental de près de 6 millions de dollars par année permettra le démarrage et la consolidation de ce type d’entreprises essentielles à l’économie québécoise.

Le gouvernement édictera également de nouvelles normes plus sévères pour sécuriser davantage les sites d’élimination des déchets. Il verra de plus au suivi et à l’atteinte des résultats prévus par le Plan d’action. La coordination de la mise en oeuvre sera confiée à Recyc-Québec.

Logo- Un geste de plus pour l'emploiUn geste de plus pour l’emploi

Les activités économiques liées à la gestion des matières résiduelles, comme la récupération et le recyclage, génèrent déjà environ 8 700 emplois au Québec. La mise en oeuvre du Plan d’action va stimuler l’industrie de l’environnement du Québec et engendrer la création d’environ 2 000 nouveaux emplois.

« Le succès du Plan repose cependant sur l’engagement de chacun d’entre nous qui, chaque jour, devons faire les bons choix, notamment entre le sac à ordures et le bac de récupération, puisque ces choix auront un impact sur notre environnement ainsi que sur celui de nos enfants. Il ne faut jamais perdre de vue que c’est pour eux que nous devons agir et protéger la nature du Québec », a conclu le ministre de l’Environnement et de la Faune.

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SOURCE :

Caroline Drouin
Attachée de presse du
ministre de l’Environnement
et de la Faune
(418) 521-3911
Louise Barrette
Direction des Affaires institutionnelles
et des Communications
Tél. : (418) 521-3823, poste 4163
Pierre Baraby
Attaché de presse de la ministre
de l’Emploi et de la Solidarité
Tél. : (418) 643-4810
Renée-Claude Boivin
Attachée de presse du ministre
des Affaires municipales
Tél. : (418) 691-2050
Lucette Bouchard
Attachée de presse du ministre
délégué à l’Industrie, au
Commerce, à la Science et
à la Technologie
Tél. : (418) 691-5650

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