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Communiqués de presse

PLAN D'ACTION QUÉBÉCOIS SUR LA GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES 1998-2008

LE MINISTRE BÉGIN RENCONTRE LES INTERVENANTS DE L'ESTRIE

Sherbrooke, le 13 octobre 1998 - Le ministre de l'Environnement et de la Faune, M. Paul Bégin, poursuivait aujourd'hui, à Sherbrooke, une tournée régionale pour le lancement du Plan d'action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008.

« Chacun est appelé à prendre ses responsabilités à l'égard des déchets et à participer à l'effort collectif de l'ensemble des Québécoises et des Québécois en vue d'assurer la gestion des matières résiduelles dans le respect des principes du développement durable. Cette tournée est d'autant plus importante qu'elle est l'occasion privilégiée de rencontrer les intervenants locaux et régionaux, à qui s'adresse de très près le nouveau Plan d'action québécois », a voulu souligner le ministre Bégin.

Rappelons que par les 29 actions bien précises qu'il propose, le Plan d'action québécois vise à mettre en valeur plus de 65 % des 7,1 millions de tonnes de matières résiduelles récupérables annuellement. Il permettra également le renforcement de la sécurité des activités d'élimination.

Déjà le bilan régional de la gestion des matières résiduelles se révèle positif et le nouveau Plan d'action québécois a trouvé un écho favorable en Estrie. Ce bilan démontre qu'au cours des dernières années, les organismes municipaux et les entreprises ont enregistré des progrès, notamment en ce qui a trait à la mise en valeur des résidus récupérables.

Ainsi, quelque 84 municipalités offraient, en 1997, des services de collecte sélective, desservant ainsi près de 90 % de la population de l'Estrie, qui compte un centre de tri régional implanté à Sherbrooke.

La région compte une vingtaine d'entreprises privées de récupération dont la moitié récupèrent le papier, le carton, le verre, le métal et le plastique. Quant aux autres, elles récupèrent des résidus aussi divers que les textiles, composantes informatiques, palettes de bois, produits animaliers non comestibles, équipement électriques, matériaux secs et résidus domestiques dangereux.

Il existe également cinq recycleurs : quatre d'entre eux produisent du carton, de la pâte et des matériaux servant à l'insonorisation tandis que le cinquième fabrique des tapis industriels à partir de poudrette de caoutchouc.

Plusieurs municipalités procèdent déjà au compostage de certains résidus verts, dont les feuilles, le gazon et les résidus d'élagage. Le compostage domestique s'est intensifié en 1998. En effet, pour faire suite à l'initiative du Conseil régional de l'environnement de l'Estrie, en collaboration avec les municipalités et les MRC, au-delà de 75 municipalités ont participé à un programme permettant à 2500 foyers d'acquérir des composteurs domestiques.

À chaque année, des boues issues du traitement des eaux usées de plusieurs stations d'épuration municipales sont valorisées par épandage à des fins de fertilisation agricole ou sylvicole. À elle seule, la Régie d'assainissement des eaux de la région sherbrookoise a permis, en 1998, la valorisation de plus de 10 000 tonnes de boues issues de la station d'épuration sur les terres agricoles de près d'une vingtaine de producteurs.

Annuellement, de grands volumes de boues et de sous-produits provenant de procédés industriels ou de systèmes de traitement font l'objet de valorisation par épandage ou mélange comme amendement pour l'agriculture ou l'horticulture. Le secteur où la progression a été la plus rapide est celui des papetières, avec une valorisation atteignant de 60 à 95 % des volumes des boues générées. Ceci représente des dizaines de milliers de tonnes de moins à l'enfouissement

Dans la région de l'Estrie, les résidus de bois provenant des usines de transformation du bois et des papetières sont réutilisés à des fins énergétiques. La grande majorité est utilisée dans l'industrie des pâtes et papiers et dans les industries productrices tandis qu'une certaine proportion sert à la fabrication de granules combustibles, dans une usine de Lac-Mégantic. Des huiles usées sont également brûlées dans quelques serres et papetières.

« Voilà autant de réalisations qui sont porteuses d'avenir pour la gestion des matières résiduelles en Estrie. Ici, comme partout ailleurs, le succès du Plan d'action québécois repose sur l'engagement des intervenants et de l'ensemble des Québécois et des Québécoises. Nous devons tous, d'ores et déjà, apprendre à jeter autrement car les gestes que nous posons aujourd'hui auront un impact sur notre environnement et, surtout, sur celui de nos enfants. Pour eux, nous nous devons d'agir solidairement et de protéger la nature du Québec », de conclure le ministre Bégin.

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SOURCE :

Caroline Drouin
Attachée de presse du ministre
de l'Environnement et de la Faune
Tél .: (418) 521-3911
Louise Barrette
Direction des affaires
institutionnelles et des communications
Tél.: (418) 521-3811, poste 4163

POUR INFORMATION :

Bernard Larouche
Direction régionale de l'Estrie
Tél.: (819) 820-3882, poste 223

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