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Communiqués de presse

SENSIBILISER, INFORMER, ÉDUQUER SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES : UNE PIÈCE MAÎTRESSE DE LA STRATÉGIE QUÉBÉCOISE DE RÉDUCTION DES GAZ À EFFET DE SERRE

Québec, le 25 mars 1999 - Venu témoigner de son appui à l'initiative de la Fondation québécoise en environnement lors du lancement d'une tournée éducative multimédia sur les changements climatiques, le ministre de l'Environnement, monsieur Paul Bégin a rappelé qu'en adhérant aux principes de la Convention-Cadre sur les changements climatiques, le gouvernement du Québec s'est engagé à promouvoir l'éducation, la formation et la sensibilisation du public au regard des changements climatiques et à encourager la plus large participation possible à cette démarche incluant celle des organisations non-gouvernementales.

Puis, en décembre 1997, le Protocole de Kyoto renforçait, par l'Article 10, cet engagement des Parties à « coopérer et promouvoir au niveau international le développement et l'implantation de programmes d'éducation et de formation et à faciliter au niveau national la sensibilisation du public et l'accès à l'information relative aux changements climatiques ».

« Ce n'est pas d'aujourd'hui que le gouvernement du Québec s'engage activement dans la résolution de la problématique des changements climatiques », a souligné monsieur Bégin. Dès 1992, en endossant les termes de la Convention-Cadre, le Québec jetait les bases de son action sur son propre territoire. Un comité interministériel sur les changements climatiques, composé des ministères de l'Environnement et des Ressources naturelles, fut mis sur pied et mandaté pour définir le Plan d'action selon les objectifs, échéanciers et mesures propres au Québec. En 1995, le Plan d'action du Québec était rendu public et fut suivi par la publication, l'année suivante, d'un « État d'avancement des mesures et Bilan des émissions de gaz à effet de serre ».

De plus, un mécanisme de concertation québécois a été mis sur pied. Il comprend notamment, la formation de dix groupes de travail sectoriels tels ceux de l'industrie, des bâtiments, du transport ainsi que de la sensibilisation et de l'éducation du public. Le résultat final des travaux de ces groupes, chapeautés par le comité interministériel sur les changements climatiques, prendra la forme d'un projet de Plan d'action québécois qui fera l'objet d'une consultation publique au début de l'an 2000.

La performance du Québec est excellente

Les statistiques, recueillies régulièrement, révèlent que la performance du Québec, dans la gestion des gaz à effet de serre, est de beaucoup la meilleure des provinces les plus populeuses du Canada. Comparativement à l'ensemble des autres provinces, le Québec détient la meilleure performance autant en matière d'émissions, par habitant, qu'en matière d'émissions, par secteur. Même le secteur du transport, qui est le plus en expansion actuellement, est le plus performant au Canada.

Cette réussite est due, en bonne partie, au fait que, dès les années 1970, le gouvernement du Québec a pris des décisions stratégiques afin de remplacer de façon massive les combustibles fossiles par l'énergie hydroélectrique. Conséquemment, le Québec émet deux fois moins de gaz à effet de serre par habitant que l'ensemble du Canada et six fois moins que l'Alberta.

Beaucoup d'efforts restent à déployer

Malgré cet avantage du Québec et en dépit de tous les efforts fournis jusqu'à maintenant, il est probable qu'en l'an 2000, le Québec dépassera de 6 % son objectif de stabilisation des gaz à effet de serre, au niveau de ce qu'ils étaient en 1990. Toutefois, considérant que la moyenne canadienne prévoit un dépassement de l'ordre de 13 % à 18 %, les résultats du Québec peuvent être qualifiés d'excellents. Si l'on se compare cependant à certains pays européens, on constate qu'il y a encore beaucoup d'efforts à déployer, a ajouté le ministre de l'Environnement.

De plus, M. Bégin a indiqué que, compte tenu du fait que le Québec possède une structure d'émissions de gaz à effet de serre très différente de celle des autres provinces, l'approche québécoise est forcément différente de celle du reste du Canada.

Par ailleurs, l'analyse des inventaires québécois révèle que les émissions les plus importantes de gaz à effet de serre commencent à se démarquer les unes des autres. À titre d'exemple, les activités de production de biens et services généraient auparavant la plus grande part des gaz à effet de serre. On constate maintenant que la contribution relative de ces entreprises va en diminuant et tend à plafonner. Par contre, la part relative des émissions dues au transport et à la consommation de combustibles fossiles, par la population en général, va en s'accroissant. « On peut affirmer, dès maintenant, que la plus grande part des émissions de gaz à effet de serre sera générée par les individus, d'où l'importance déterminante de sensibiliser, d'informer et d'éduquer la population québécoise afin de développer des comportements responsables qui feront infléchir la tendance actuelle » a conclu le ministre Bégin.

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SOURCE :

Renée Lebrun
Conseillère en communication
Ministère de l'Environnement
(418) 521-3823, poste 4189

POUR INFORMATION :

Conrad Anctil
Responsable Équipe dédiée
sur les changements climatiques
Ministère de l'Environnement
(418) 521-3950, poste 4980

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