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Communiqués de presse

QUALITÉ DES EAUX DU FLEUVE SAINT-LAURENT, DE 1990 À 1997

LE MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT CONFIRME UNE NETTE AMÉLIORATION

Québec, le 26 mars 1999 - À l'occasion des conférences scientifiques prononcées à l'événement AMERICANA 1999, le ministère de l'Environnement du Québec a rendu public aujourd'hui le rapport Qualité des eaux du fleuve Saint-Laurent, 1990 à 1997. Réalisé dans le cadre de l'entente canado-québécoise Saint-Laurent Vision 2000, ce bilan s'inscrit dans la foulée des actions gouvernementales mesurant les retombées environnementales des interventions d'assainissement initialement prévues, en 1978, dans le cadre du Programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ) et de son successeur de 1994, le Programme d'assainissement des eaux usées municipales (PADEM), programmes qui ont coûté, jusqu'à ce jour, près de sept milliards de dollars.

La présente étude, réalisée par une équipe de professionnels et de techniciens de la Direction des écosystèmes aquatiques du Ministère, décrit la qualité actuelle des eaux du fleuve Saint-Laurent, entre l'exutoire du lac Saint-François et l'île d'Orléans, et dresse un portrait de l'évolution de celle-ci à partir des données colligées de 1990 à 1997.

Des interventions majeures

À la fin de 1997, 73 municipalités bordant le fleuve étaient desservies par 35 stations d'épuration. Les eaux usées de 3,2 millions de personnes, soit près de 97 % de la population riveraine, étaient alors traitées. Au début de 1990, la population dont les eaux usées étaient traitées ne représentait qu'un peu plus de 1 million de personnes , soit 33 % de la population visée. Parmi les stations qui étaient en service à la fin de 1997, 16 avaient obtenu leur avis de conformité alors que les autres étaient en période de rodage ou ne satisfaisaient pas aux exigences du Ministère. Lorsque toutes les interventions d'assainissement actuellement prévues auront été complétées, 41 stations d'épuration seront en service le long du fleuve Saint-Laurent. Avec la mise en œuvre du PAEQ et du PADEM, les rejets des municipalités du Québec desservies par un réseau d'égouts ont effectivement beaucoup diminué. Ainsi durant les dix-sept années s'étant écoulées entre 1980 et 1997, les rejets de phosphore ont été réduits de 50 %, les rejets de matières en suspension, de 68 %, et la demande biochimique en oxygène, de 62 %. Des efforts d'assainissement importants ont également été réalisés dans le secteur industriel, notamment dans l'industrie des pâtes et papiers.

Une amélioration mesurée dans l'espace et dans le temps

De l'exutoire du lac Saint-François jusqu'à la hauteur de l'île de Montréal, la qualité de l'eau est bonne, mais elle se détériore par la suite. Les principaux problèmes et pertes d'usage affectent les masses d'eau occupant le centre du fleuve et longeant la rive nord, en aval de Montréal. Ils résultent principalement de la contamination bactériologique provenant des eaux usées non traitées de Laval (au moment de l'étude), des débordements d'eaux usées non traitées survenant par temps de pluie et surtout des stations d'épuration de la Communauté urbaine de Montréal et du Centre d'épuration des eaux de la Rive Sud, à Longueuil. Ces stations, bien que dotées d'un système de traitement physico-chimique, ne désinfectent toutefois pas les eaux traitées avant leur rejet au fleuve. On estime que la contamination bactériologique issue de ce secteur commence à s'estomper dans le lac Saint-Pierre mais qu'elle persiste jusqu'à la hauteur de Gentilly, soit à environ 125 km en aval de Montréal.

L'analyse des données recueillies entre 1990 et 1997 montre cependant qu'il y a eu, à la majorité des stations d'échantillonnage, une baisse significative des concentrations de phosphore et de la conductivité. On observe également, à plusieurs endroits, une diminution de la turbidité, des matières en suspension et des teneurs en coliformes fécaux. En aval de la région de Montréal, les améliorations se sont généralement faites par saut, la cassure dans les données correspondant habituellement à la date de mise en service d'une station d'épuration municipale. Les données suggèrent que les interventions d'assainissement qui ont été réalisées dans les secteurs municipal et industriel ont permis d'améliorer significativement la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent entre 1990 et 1997.

Orienter les interventions futures

Ce portrait des connaissances sur l'état de l'environnement permet d'évaluer les efforts consentis dans l'assainissement et permet surtout d'appuyer les interventions à venir sur des données fiables et documentées.

C'est d'ailleurs dans cette perspective que le Ministère entend maintenir son programme de surveillance et les données obtenues serviront à mesurer le degré de récupération du Saint-Laurent et de ses principaux tributaires au fur et à mesure que les travaux d'assainissement auront été finalisés.

Le rapport Qualité des eaux du fleuve Saint-Laurent, 1990 à 1997 est disponible aux Services ministériels d'accueil et de renseignements, au numéro (418) 521-3830 ou sans frais 1 800 561-1616 (pour l'extérieur de la région de Québec). Les internautes pourront aussi prendre connaissance d'une synthèse des résultats en rejoignant l'adresse suivante :

http://www.mef.gouv.qc.ca/fr/environn/eco_aqua/fleuve/index.htm

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SOURCE :

Guy Gagnon, conseiller en communication
Direction des Communications
(418) 521-3823, poste 4915
Courriel : guy.gagnon@menv.gouv.qc.ca

POUR INFORMATION :

Serge Hébert, biologiste
Direction des écosystèmes aquatiques
(418) 521-3820 , poste 4705
Courriel : serge.hebert@menv.gouv.qc.ca

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