Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

Communiqués de presse

QUÉBEC RENFORCE CONSIDÉRABLEMENT SA RÉGLEMENTATION SUR L’EAU POTABLE

Québec, le 19 juin 2000 - « Nous ne voulons pas de Walkerton au Québec », a déclaré le ministre de l’Environnement, ministre du Revenu et ministre responsable de la région de la Capitale Nationale, monsieur Paul Bégin, en annonçant la décision du gouvernement d’aller de l’avant avec une modernisation majeure du Règlement sur l’eau potable adopté en 1984.

Parmi les améliorations apportées, on fera passer de 5 UTN à 0,5 UTN la norme de turbidité acceptable et ce, dès la première année suivant l’entrée en vigueur du règlement. La turbidité est la mesure des particules en suspension qui nuisent à l’efficacité de la désinfection. La nouvelle norme proposée sera deux fois plus stricte que la recommandation canadienne de qualité de l’eau potable en vigueur dans les autres provinces et équivalente à celle appliquée par l’Agence américaine de protection de l’environnement.

Le projet de règlement fixe des normes pour 77 substances microbiologiques, physico-chimiques et radioactives au lieu des 46 substances visées par le règlement actuel. De plus, le contrôle obligatoire des bactéries E. coli, des trihalométhanes et de la turbidité sera ajouté afin de s’assurer de la qualité de l’eau desservie par les exploitants. Une augmentation importante de la fréquence des échantillonnages de contrôle bactériologique sera ainsi exigée de la part des petites municipalités et propriétaires privés. Un minimum de 8 prélèvements par mois, plutôt que 2 par année dans certains cas, sera rendu obligatoire. Un programme de formation obligatoire du personnel opérant des systèmes de distribution sera également mis en œuvre dans tout le Québec afin d’augmenter leur niveau de qualification, et les modalités de transmission des données au ministre seront resserrées.

La désinfection de l’eau potable, si elle provient en tout ou en partie d’une source sous l’influence des eaux de surface, deviendra obligatoire dans tous les réseaux de distribution publics et privés, même les plus petits. De plus, les normes de qualité de l’eau potable s’appliquent à tous les réseaux d’aqueduc et tous les puits domestiques, ce qui offre des valeurs de référence valables à toute forme de distribution d’eau de consommation à des fins utilitaires.

Les coûts estimés pour l’application du règlement sont de l’ordre de 600 M$ et les municipalités devront pouvoir s’appuyer sur une aide financière des gouvernements. À cet égard, 79 M$ sont déjà prévus à court terme dans le cadre du programme d’infrastructure Québec pour l’amélioration de la qualité de l’eau potable et la réfection d’infrastructures municipales.

Le nouveau règlement sera incessamment prépublié dans la Gazette officielle du Québec. Une période de consultation de 60 jours s’ensuivra au cours de laquelle tous les commentaires visant à bonifier le projet de règlement seront accueillis. Au cours de cette période, un groupe de travail interministériel constitué de représentants du ministère de l’Environnement, du ministère des Affaires municipales et de la Métropole et du ministère de la Santé et des Services sociaux examinera notamment la problématique liée au Giardia et Cryptosporidium, deux parasites présentant des risques pour la santé mais pour lesquels les méthodes de détection posent des défis importants. Le projet de règlement pourra donc être à nouveau enrichi des commentaires reçus et des recommandations du groupe de travail avant sa publication et sa mise en vigueur prévue pour l’automne 2000.

« Les Québécois et les Québécoises doivent pouvoir se fier au système de distribution de l’eau potable qui lui est acheminée. La réforme réglementaire proposée est de nature à assurer une meilleure qualité de l’eau et répond en tout point à la première recommandation du rapport de la Commission sur la gestion de l’eau déposé en mai dernier par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement », a déclaré en terminant le ministre Bégin.

- 30 -

SOURCE :

Caroline Drouin
Attachée de presse
du ministre de l’Environnement
Tél. (418) 521-3911
 

  Retour aux communiqués


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017