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Communiqués de presse

LE MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT EXIGE DES CORRECTIFS DE RECYCLAGES LAROUCHE AVANT QUE LES OPÉRATIONS DE SON USINE PUISSENT REPRENDRE

Jonquière, le 27 février 2001 — À la suite de la signification à Recyclages Larouche d’un avis d’infraction le 14 février 2001, les représentants du ministère de l’Environnement ont rencontré aujourd’hui les autorités municipales de Larouche afin de leur présenter les résultats de l’investigation faite au cours des 12 derniers mois sur la présence de biphényles polychlorés (BPC) et de trichloroéthylène (TCE) dans l’environnement immédiat du centre de traitement Recyclages Larouche. Cette nouvelle étude fait suite à un premier rapport du laboratoire mobile (TAGA) déposé en février 2000. Le Ministère a aussi informé la municipalité lors de cette rencontre qu’il a exigé de l’entreprise qu’elle ne reprenne pas ses activités aussi longtemps qu’un plan de correctifs garantissant le respect des conditions du certificat d’autorisation n’aura pas été approuvé par le Ministère.

Ce plan de correctifs devra inclure, notamment, une caractérisation exhaustive du milieu environnant et une décontamination. De plus, l’entreprise devra assurer un suivi serré de ses émissions atmosphériques permettant le respect des conditions du certificat d’autorisation, lequel ne prévoyait aucune émission de trichloroéthylène et un taux d’émission maximum de 1 mg/m3 de BPC à la sortie de la ventilation.(errata)

En bref, les investigations réalisées jusqu'à ce jour confirment la présence de BPC, en ce qui concerne l’air, la végétation supérieure, la neige et les sols dans l’environnement immédiat du centre de traitement. Par ailleurs, l’analyse des aiguilles d’épinettes blanches confirme la présence de BPC dans l’atmosphère, à proximité du centre de décontamination. Cependant, aucune trace de BPC n’a été détectée dans les aiguilles d’épinettes blanches qui sont situées 240 mètres plus loin, pourtant dans le même axe des vents dominants. Pour les sols avoisinant la clôture des installations, les échantillons prélevés en surface présentent des concentrations variant de 0,06 ppm à 97 ppm, dans un rayon de 30 mètres du bâtiment. La concentration la plus élevée a été obtenue au point le plus rapproché du centre de décontamination, à proximité même des systèmes de filtration des émissions atmosphériques.

Pour leur part, les échantillons de surface prélevés à l’extérieur des limites de propriété de l’entreprise démontrent des concentrations de BPC supérieures au bruit de fond enregistré dans ce secteur, tout en demeurant cependant sous le critère « A » (0,05 ppm), soit le critère d’usage résidentiel d’un terrain de la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés. Pour ces raisons, et puisqu’ils sont forés à une profondeur de plus de 100 mètres dans le roc, le puits de l’usine, situé à 50 mètres de la bâtisse, et ceux des résidences localisées à plus de 600 mètres n’amènent pas d’inquiétudes quant à leurs risques de contamination.

Tenant compte des résultats préoccupants, mais non alarmants, des tests effectués et avec la collaboration escomptée de l’entreprise pour la mise en œuvre diligente des correctifs requis, le Ministère se déclare confiant que la situation actuellement décrite pourra être amendée dans le respect des objectifs de la préservation de l’environnement. À cet égard, le Ministère s’assurera qu’un suivi rigoureux soit dûment effectué.

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SOURCE :

Réjean Goudreault
Responsable des communications
Tél. : (418) 695-7883, poste 326
Courriel : rejean.goudreault@menv.gouv.qc.ca
Direction régionale : dr02@menv.gouv.qc.ca
 

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