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Communiqués de presse

Réunion du CCME - Les ministres de l’Environnement prennent des mesures relatives à des problèmes nationaux et internationaux

Winnipeg, le 1er mai 2001 — Encouragé par l’attention et l’importance qu’accordent les Canadiens à l’environnement, le Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME) s’est engagé à prendre des mesures rigoureuses dans ce domaine au nom de ceux-ci. Le Conseil a pris des mesures à plusieurs niveaux en vue d’améliorer la qualité de l’air et de l’eau pour le bénéfice des Canadiens.

À fin de leur réunion de deux jours, qui a eu lieu à Winnipeg, les ministres ont rapporté que les problèmes environnementaux ont une portée non seulement locale ou nationale, mais également internationale. En effet, la détérioration de l’environnement à l’extérieur du Canada a des répercussions sur nos écosystèmes et sur la santé des Canadiens par le truchement de la pollution transfrontalière, des changements climatiques et de l’appauvrissement de la couche d’ozone. De même, les activités des Canadiens sont susceptibles d’avoir des incidences analogues sur l’environnement d’autres pays.

« Il est clair que nous devons occuper une plus grande place au cours des discussions à l’échelle internationale si nous voulons régler nos propres problèmes environnementaux, a déclaré M. Oscar Lathlin, président du CCME et ministre de la Conservation du Manitoba. Nous intensifierons les efforts dans le domaine de l’environnement à l’échelle locale, nationale et internationale. »

Les membres du Conseil ont convenu que la qualité des eaux souterraines et de surface constitue une priorité pour tous les gouvernements. Les ministres ont reconnu que la plupart des mesures propres à mieux protéger la qualité de l’eau sont prises par les gouvernements séparément. Ils ont aussi convenu que le CCME peut offrir un carrefour pour une meilleure coordination dans ce domaine. Plus précisément, ils se sont entendus pour établir une collaboration touchant les priorités en matière de recherche sur l’eau, pour avoir des échanges en ce qui a trait aux meilleures méthodes de gestion, pour accélérer l’élaboration de lignes directrices sur la qualité de l’eau, et pour relier les réseaux actuels de contrôle de la qualité de l’eau afin que les Canadiens puissent obtenir les renseignements nécessaires.

Comme mesure additionnelle destinée à protéger les écosystèmes et la santé des êtres humains, tous les gouvernements, sauf celui du Québec, ont approuvé un certain nombre de normes pancanadiennes. Même s’il n’est pas signataire de l’accord ayant mené à l’établissement de ces normes, le Québec demeure déterminé à agir dans ses champs de compétence en conformité avec ces normes.

· Une norme relative aux hydrocarbures pétroliers précise dans quelle mesure le sol doit être restauré lorsque des sites contaminés par des carburants ou des lubrifiants sont visés par des mesures correctrices. Les hydrocarbures pétroliers présents dans le sol sont susceptibles de représenter un risque pour la qualité de l’eau potable et de réduire la capacité du sol de produire des récoltes ou des plantes.

· Les ministres ont accepté une nouvelle norme pancanadienne pour les dioxines et les furannes, qui sont toxiques, persistants et bio-accumulables. La norme en question vise les rejets dans l’atmosphère émanant des chaudières de pâtes et papiers de la région côtière de la Colombie-Britannique et de l’incinération de déchets partout au pays. D’ici 2006, elle se traduira par une réduction combinée d’au moins 80 % des émissions provenant de ces deux sources.

Le Conseil a fixé des objectifs précis afin de diminuer le mercure dans les tubes fluorescents de 80 % par rapport au niveau de 1990. Par conséquent, les émissions associées à la fabrication, aux décharges, à l’incinération et au bris de lampe diminueront. Le mercure constitue une puissante neurotoxine.

Les ministres ont aussi donné leur accord de principe à une norme pancanadienne relative au benzène qui cible une réduction des émissions à l’échelle du pays de l’ordre de six kilotonnes d’ici 2010. Le benzène est cancérigène et il est produit par les automobiles, les déshydrateurs de gaz naturel et les poêles à bois.

Dans un contexte de collaboration avec les ministères de l’Énergie en vue de réduire les pluies acides, le Nouveau-Brunswick et le Québec ont réaffirmé leur intention de réduire davantage les émissions de dioxyde de souffre, soit de 30 % puis de 50 % au Nouveau-Brunswick en 2005 et en 2010 respectivement, ainsi que de 50 % au Québec d’ici 2010. Ces deux provinces, de concert avec l’Ontario et la Nouvelle-Écosse, renouvelleront des accords bilatéraux avec le gouvernement fédéral afin de donner un caractère officiel à cette réduction des émissions. De son côté, le ministre fédéral a promis d’intensifier les efforts pour obtenir que les émissions diminuent davantage aux États-Unis. Tous les autres gouvernements ont réitéré leur engagement antérieur en vue de minimiser l’augmentation des émissions acidifiantes.

Afin d’aborder de manière plus poussée les problèmes mondiaux, le Conseil a approuvé une stratégie pour accélérer l’élimination progressive des CFC (chlorofluorocarbures) et des halons ainsi que pour disposer des stocks excédentaires. Cette stratégie vise à éviter une plus grande détérioration de la couche d’ozone, qui empêche les rayons ultraviolets nocifs d’atteindre la terre et de causer une augmentation de la fréquence du cancer de la peau.

Les ministres ont en outre donné leur appui à la signature, par le Canada, de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP). Les POP comprennent les dioxines, les furannes et les BPC (biphényles polychorés). Ces produits constituent une grande source de préoccupations dans le Nord canadien où ils s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Les mesures visant à réduire les dioxines et les furannes renforcent les efforts internationaux sur les POP.

À l’échelle internationale, on s’attend à ce que le Canada prenne les devants en ce qui concerne les questions d’environnement. Il faudra assurer un suivi du récent Sommet de Québec et de la réunion des ministres de l’Environnement des Amériques. Au cours des prochaines années, les occasions de suivi se multiplieront. En effet, le Canada sera à la tête du Programme des Nations Unies pour l’environnement, organisera les réunions des ministres et des leaders de l’environnement des G8 en 2002 et se préparera en vue du Sommet mondial sur le développement durable qui aura lieu à Johannesburg à l’automne 2002. Le CCME participera à l’élaboration de l’approche qu’adoptera le Canada en ce qui a trait au programme mondial de développement durable, et les ministres ont enjoint les fonctionnaires d’intensifier les efforts à cet égard.

De plus, les ministres ont réaffirmé le rôle du CCME en tant que carrefour principal de collaboration intergouvernementale dans le domaine de l’environnement. Sur la base de nouvelles orientations, les ministres engageront des discussions générales et stratégiques sur les questions d’environnement actuelles et nouvelles à l’échelle nationale et internationale et étudieront les possibilités de collaboration. Ils se sont aussi entendus pour renforcer les liens solides établis avec leurs collègues des autres conseils ministériels pour s’attaquer aux problèmes environnementaux d’intérêt interministériel.

Les changements climatiques font partie de ces enjeux émergents. Le Canada entend résolument prendre part aux négociations à l’échelle internationale et obtenir des résultats concluants dans le cadre du Protocole de Kyoto. Les ministres ont réitéré leur engagement à collaborer avec les ministres de l’Énergie en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre. La réunion conjointe des ministres de l’Énergie et de l’Environnement (prochaine réunion en septembre) demeure le carrefour pour les discussions sur les changements climatiques entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires.

Les ministres ont aussi convenu d’examiner de nouveaux enjeux tels le commerce et l’environnement, et ils ont souligné que, à l’avenir, toutes les ententes commerciales devront tenir compte des facteurs environnementaux.

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Note aux rédacteurs : Vous trouverez en annexe de l'information complémentaire sur chacune des normes pancanadiennes.

  • Standard pancanadien relatif au benzène, 2e volet
  • Standard pancanadien relatif aux hydrocarbures pétroliers dans le sol
  • Standards pancanadiens relatifs aux dioxines et aux furannes - Émissions provenant des incinérateurs de déchets et des chaudières de pâtes et papiers du littoral
  • Standard pancanadien relatif aux lampes contenant du mercure

Pour de plus amples renseignements, prière de communiquer avec :

Peter André Globensky
Directeur général, CCME
Téléphone : (204) 948-2120

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