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Communiqués de presse

DIX-SEPT LAURÉATS SONT RÉCOMPENSÉS LORS DU GALA DES PHÉNIX DE L’ENVIRONNEMENT

Montréal, le 31 mai 2001 - Les Phénix de l’environnement 2001 ont été attribués lors d’un gala qui s’est déroulé au centre Pierre-Péladeau à Montréal, en présence du ministre de l’Environnement et leader adjoint du gouvernement, M. André Boisclair, du ministre d’État aux Régions et ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Gilles Baril et des autres partenaires fondateurs du concours. Les Phénix de l’environnement rendent hommage à l’excellence des contributions à la protection de l’environnement et du développement durable. Près de 800 personnes ont eu l’occasion de féliciter leurs pairs, en assistant à un spectacle animé par M. Pierre Verville, et rehaussé par les voix de Mme Marie-Denise Pelletier et de la chorale de l’école du Sacré-Cœur de Princeville.

Dix-sept Phénix ont été décernés à des individus, des organismes, des municipalités ou des entreprises pour leurs réalisations exceptionnelles dans l’une des catégories suivantes : la préservation, la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité des milieux; la mise en valeur des matières résiduelles, le savoir-faire en matière de développement durable et l’éducation et la sensibilisation. Un prix spécial a encore une fois été dédié à la jeunesse.

Le Cercle des Phénix

À cette occasion, deux personnalités ont fait leur entrée dans le prestigieux Cercle des Phénix. M. Jean-Guy Dépôt, cadre d’entreprise à la retraite, est un militant reconnu dans l’Estrie par son ardeur à défendre les ressources aquatiques de cette belle région. Mme Édith Smeesters, biologiste, est aussi une femme de terrain qui s’est démarquée en Montérégie par son engagement constant à la direction de groupes voués à la protection de l’environnement.

Le jury de 2001

Cette année, l’analyse des candidatures et la sélection des lauréats a été assumée par un jury indépendant présidé par Mme Louise Roy, personnalité bien connue du milieu de la concertation environnementale et présidente de l’Institut de gestion participative. Les autres membres qui ont composé le jury sont M. Jean-Marc Carpentier, journaliste scientifique, M. André Deslauriers, maire de Saint-Eugène et membre du comité sur l’environnement de la Fédération québécoise des municipalités, Mme Nathalie Drapeau, directrice régionale de la firme Axeau inc. et présidente de RÉSEAU environnement de 1999 à 2001, M. Collin Mayrand, directeur général de la Société de développement environnemental de Rosemont, Mme Donna Mergler, directrice du Centre d’étude des interactions biologiques entre la santé et l’environnement et M. René Miglierina, qui a œuvré de nombreuses années à titre de vice-président de la division du Québec de l’Institut canadien des produits pétroliers. Cette année, le concours a suscité 218 candidatures.

Un partenariat étroit entre les secteurs privé et public

Ce concours est le fruit d’un partenariat étroit entre les secteurs public et privé, regroupant le ministère de l’Environnement, le ministère de l’Industrie et du Commerce, RECYC-QUÉBEC, Collecte sélective Québec, la Fondation québécoise en environnement et la Grappe de développement des industries de l’environnement.

L’événement 2001 est réalisé grâce à l’appui financier des principaux commanditaires, en l’occurrence A. Lassonde inc., Alcan ltée, Bell Canada, l’Institut des plastiques et de l’environnement du Canada, Le Devoir, Rebuts solides canadiens (Groupe Tiru), la Société des alcools du Québec, Tetra Pak Canada inc., Unical inc. et l’Union des producteurs agricoles.

La contribution d’autres partenaires, soit le Conseil de l’industrie laitière du Québec, la Société des alcools du Québec, A. Lassonde inc, Labrador-Laurentienne, le Fonds de développement pour la coopération et l’emploi, les Composts du Québec, la Fédération des sociétés d’horticulture et d’écologie du Québec, et CINTEC, a également fait le succès du gala de cette année.

La liste des 17 lauréats apparaît en annexe.

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SOURCE :
Stella Anastasakis
Coordonnatrice du concours
Tél: 514-987-8094

Johanne Riverin
RECYC-QUÉBEC
Tél: 418-643-0394
Louise Barrette
Ministère de l'Environnement
Tél: 418-521-3823, poste 4163

Suzane Chaloult
Ministère de l'Industrie et du Commerce
Tél: 418-691-5698, poste 4386

CARNET D'ENTREVUES :

Carnet d’entrevues: Dominique Samson et Nathalie Demers
Muse Communication Marketing
(418) 640-5200
 
 
ANNEXE
 
Les lauréats et lauréates de 2001

CATÉGORIE

La préservation, la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité des milieux

Municipalité, organisme, institution, entreprise industrielle ou agricole ayant réalisé des actions en vue de la protection et de la conservation de la biodiversité

  • Forêt Montmorency – Université Laval, Sainte-Foy

Il s’agit d’une forêt d’enseignement et de recherche d’une superficie de 7000 hectares confiée à l’université Laval par le gouvernement du Québec en 1964. Les chercheurs et professeurs chevronnés ont mis au point un nouveau standard de gestion, la «forêt mosaïque», qui s’inspire des processus écologiques qui prévalaient dans la sapinière primitive. Une expérience à grande échelle d’un modèle de forêt boréale habitée et exploitée, basé résolument sur le développement polyvalent et durable des ressources bois, eau, faune et de récréation.

Cet espace unique constitue un bel exemple de conservation de la biodiversité. Il est devenu l’un des meilleurs outils de formation de futurs experts soucieux de l’environnement, qui vont œuvrer en foresterie, en biologie, en éducation physique et en géomatique.

Municipalité, organisme, institution, entreprise industrielle ou agricole ayant réalisé des actions pour minimiser l’impact de ses activités sur la biodiversité des milieux naturels

  • Ferme Le Crépuscule, Yamachiche

La Ferme Le Crépuscule exploite depuis dix ans une entreprise agricole de 68 hectares vouée à la production animale et certifiée biologique selon les normes d’accréditation « Québec Vrai ». Sa mission: produire une viande de qualité supérieure, exempte de produits synthétiques et d’une valeur gustative spécifique, dans un contexte de préservation des écosystèmes et d’utilisation respectueuse des ressources naturelles renouvelables.

Depuis dix ans, les propriétaires se démarquent pour leur engagement. Ils peuvent s’attribuer plusieurs concepts innovateurs : la fertilisation à partir de compost ou autre produit naturel, la conception écologique des bâtiments d’élevage, la ventilation naturelle, l’utilisation d’énergie solaire, de même qu’une approche respectueuse du soin des animaux. Cette ferme est amplement citée en exemple par les principaux organismes québécois et canadiens.

Municipalité, organisme, institution, entreprise industrielle ou agricole ayant réalisé des actions visant la restauration de la biodiversité d’un habitat naturel ou ayant réalisé l’aménagement écologique d’un milieu urbain

  • Corporation P.A.R.C. Bas-Saint-Laurent et Ville de Rivière-du-Loup

Organisme à but non lucratif, P.A.R.C. a réalisé pour la Ville de Rivière-du-Loup un aménagement écologique de 50 hectares au cœur de la ville, le parc des Chutes. Il s’agit d’un concept remarquable de mise en valeur des écosystèmes de la biodiversité par la restauration de marais, la revitalisation d’un verger ancestral, la création d’un arboretum, de sentiers, d’un parc-jardin, la végétalisation de plusieurs mètres de berge, la plantation de milliers d’arbres, la construction d’abris pour animaux et oiseaux, ainsi que l’installation de panneaux d’interprétation et d’information. Les intervenants ont trouvé une façon ingénieuse de développer l’écotourisme, dans le décor magnifique d’une chute de 33 mètres, d’une forêt mixte et d’une centrale hydroélectrique centenaire.

Cet aménagement s’est réalisé à la suite d’une vaste consultation publique pour tenir compte des perceptions, des attentes des résidants et des solutions qu’ils proposent. Cette consultation s’insère dans une volonté de la Ville de mieux planifier son développement.

Individu ou organisme à but non lucratif

Projet Rescousse, Verdun

Deux biologistes sont à l’origine de cette façon inhabituelle de récolter des fonds pour la sauvegarde des espèces menacées. L’organisme à but non lucratif, créé à cette fin, s’est associé à la Fondation de la faune du Québec et aux Brasseries RJ pour identifier les projets et les financer. Pour chaque bouteille de bière « La Rescousse » vendue, la microbrasserie verse une redevance correspondant à 21 % du prix payé par la Société des alcools du Québec. Cet engagement a permis à la petite équipe de démontrer sa persévérance et de se hisser au sein du comité de sélection des projets.

Le résultat est tangible, on a assuré le financement de vastes campagnes de sensibilisation pour la protection des habitats essentiels aux espèces menacées, la réalisation d’un site Internet et la création d’affiches à l’effigie d’espèces menacées, dont le chevalier cuivré. Le dernier exploit remarquable qui peut leur être attribué est l’obtention d’un financement de 1 200 000 $ pour la construction d’une passe migratoire au barrage Saint-Ours.

CATÉGORIE

La mise en valeur des matières résiduelles

Entreprise (de réemploi, de tri et de récupération, de recyclage, de compostage ou autres)

  • Cascades inc., Lachine

Parmi les premières papetières canadiennes à s’engager dans la récupération, le recyclage des papiers, cartons et plastiques, ainsi que dans le désencrage de vieux papiers, l’entreprise Cascades inc. est devenue aujourd’hui le plus important fabricant de produits recyclés au Canada, avec 1,6 million de tonnes dont près de 1 million de tonnes au Québec. Le groupe fabrique maintenant plus de 400 produits à valeur ajoutée, dont plus des deux-tiers sont faits de fibres recyclées. Le réseau de récupération de l’entreprise comprend aussi l’exploitation de dix-neuf centres de tri et de traitement au Québec, dans l’Ouest du Canada et aux États-Unis. Cascades inc. a aussi innové dans des programmes efficaces de réduction des résidus dans les édifices à bureau.

La famille Lemaire est devenue un modèle pour la société québécoise. Après plus de trois décennies de savoir-faire et de développement technologique, Cascades inc. s’est parfaitement intégrée dans la communauté et les milieux d’affaires. Une référence en Amérique du Nord.

Industrie, commerce ou institution ayant mis en place un programme de réduction de ses résidus

  • Marinard Biotech, Rivière-au-Renard

Cette entreprise de production de crevettes, située dans la péninsule gaspésienne, s’est associée à une dizaine de chercheurs et à la firme Axeau pour ajouter une unité de transformation consacrée à l’élimination de 95 % de ses résidus, produisant annuellement en retour 60 tonnes de chitosane. La majorité de la chitosane est actuellement employée à l’usine de traitement des eaux usées de Gaspé, utilisée comme substitut biochimique aux produits chimiques traditionnels.

Marinard Biotech n’a pas hésité à investir dans la recherche et le développement et a tenu un rôle de chef de file dans ce domaine. Ce projet renforce la fierté et le sentiment d’appartenance d’une population à leur région déjà reconnue pour la qualité de son environnement. Il faut noter que les résultats de la recherche sont transférables mondialement à d’autres secteurs de transformation des crustacés. Les débouchés sont variés et peuvent s’étendre, entre autres, aux domaines pharmaceutique, cosmétique, biomédical.

Municipalité ou organisme municipal ayant implanté un programme de récupération ou de réduction s’adressant à sa population

  • Ville de Montréal

La Ville de Montréal a mis en place, en l’an 2000, une gamme importante de moyens en s’appuyant sur l’ingéniosité, la ténacité et l’audace d’innover de son équipe du Service des travaux publics et de l’environnement, ainsi que de ses partenaires de première ligne. Tâche d’autant plus laborieuse qu’il fallait susciter l’intérêt des citoyens de toutes les origines et de toutes les classes.

La Campagne du millénaire a été orchestrée sous le thème « Recycler, un jeu d’enfant ». Elle s’est échelonnée sur trois saisons et s’est traduite par une augmentation de 36 % de la masse des matières recyclables que les Montréalais et Montréalaises ont déposées dans leurs bacs verts. En parallèle, la Ville a atteint sa vitesse de croisière dans l’implantation de son réseau d’éco-centres. 122 000 visiteurs ont rapporté plus de 33 000 tonnes d’objets encombrants, de résidus de rénovation, de vieux meubles, de pneus usés, etc. Une gamme de moyens efficaces qui fait de Montréal un chef de file incontesté.

Individu ou organisme à but non lucratif

  • Moisson Montréal inc., Saint-Laurent

Moisson Montréal inc. concentre ses actions au tout début de la chaîne de distribution. L’organisme reçoit de 60 à 80 tonnes par jour de surplus agroalimentaires de toutes sortes et de bonne qualité. Les produits récupérés sont distribués à plus de 275 organismes humanitaires, rejoignant mensuellement 165 000 individus ou familles en difficulté. Ce soutien indispensable est rendu possible grâce à la collaboration de quelque 150 compagnies.

Une entente particulière a été conclue avec Kraft Canada pour la récupération de produits alimentaires endommagés, le tri, le remballage et la redistribution : une façon nouvelle d’éviter le gaspillage des produits encore propres à la consommation. Grâce à cette volonté inébranlable des employés et des centaines de bénévoles, cette activité de glaneurs prend une dimension à la fois communautaire et environnementale, économique et viable. Une combinaison à toute épreuve.

CATÉGORIE

Le savoir-faire en matière de développement durable

Municipalité, institution ou entreprise ayant mis en place un système de gestion environnementale

  • Ville de Saint-Bruno-de-Montarville

Dès les années 1960, la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville amorce un virage vert et accorde une attention particulière à l’environnement en préservant les milieux naturels, en contrôlant le développement de son territoire et en implantant la collecte sélective. En 1997, la ville adopte son Plan directeur de gestion intégrée des déchets et de l’environnement, basé sur les acquis et tenant compte des forces et des faiblesses identifiées par tous les services.

Toutes les facettes de l’environnement urbain sont abordées dans les consultations préalables au plan directeur. Deux mesures concrètes et avant-gardistes sont prises pour assurer un suivi rigoureux du plan d’action : la Ville a embauché un coordonnateur en environnement et elle a créé le Comité consultatif en environnement formé d’intervenants et intervenantes bénévoles du milieu et chargé d’identifier les pistes d’intervention. Après trois ans, le bilan témoigne du dynamisme de cette démarche positive.

Entreprise ou centre de recherche ayant conçu ou développé des produits ou procédés novateurs en environnement

  • Chaire industrielle CRSNG en assainissement et gestion des sites, Montréal

La Chaire industrielle CRSNG en assainissement et gestion des sites de l’École polytechnique est la plus importante chaire industrielle du Canada, tous secteurs confondus. Cette unité de recherche universitaire qui œuvre dans le domaine de l’environnement compte actuellement douze partenaires, dont quatre sont européens. Le projet réalisé est la validation de logiciels d’évaluation de potentiel d’atténuation naturelle des contaminants dans l’eau souterraine et le sol. Pour réaliser le projet, la compagnie française Total Tina Elf a mis un site contaminé à la disposition de la Chaire.

La Chaire est un fleuron de la recherche québécoise en environnement. Les logiciels SITE constituent sans doute parmi les plus importantes contributions de la Chaire en environnement et ils font une grande percée technologique dans le domaine des outils d’aide à la décision en gestion environnementale. Les possibilités de transfert technologique sont considérables.

Entreprise exportatrice de produits, de technologies ou de savoir-faire liés à la protection de l’environnement

  • Biogénie S.R.D.C. inc., Sainte-Foy

Fondée en 1986, Biogénie a pris son envol grâce au développement d’un bioprocédé de traitement de sol contaminé, la Biopile, brevetée en 1994. Résultat d’efforts constants en recherche et en développement, Biogénie s’est démarquée, au fil des ans, par sa capacité de traiter des contaminants réfractaires à la biodégradation et d’appliquer avec succès ses procédés de biotraitement dans des projets de très grande envergure, in situ et ex situ.

Au total, Biogénie a traité avec succès au-delà de trois millions de tonnes de sol contaminé dans l’un de ses centres permanents de traitement. L’entreprise s’est vite démarquée en réalisant plus de 50 % de ses projets à l’étranger, des projets clés en main assortis d’une garantie de réalisation, de performance et de projet. Elle occupe donc une place de premier plan au sein de l’industrie québécoise de l’environnement et est devenue un leader mondial dans le domaine des biotechnologies environnementales.

Entreprise des secteurs primaire ou secondaire ayant utilisé des procédés ou des technologies pour améliorer sa performance environnementale

  • Ferme Bicoise inc., Le Bic

Les fumiers issus par l’activité des entreprises agricoles de production laitière constituent une des principales sources de pollution agricole; à moins de rechercher une solution comme le fait la Ferme Bicoise. Cette dernière a mis en place le système de traitement BIOSORMD, qui permet un meilleur contrôle des procédés de dégradation biologique de la matière organique, afin de diminuer les odeurs, de traiter et stabiliser les éléments fertilisants, de réduire les volumes et de produire des amendements organiques. Le système installé est composé d’une plate-forme de compostage sous abri pour la valorisation du fumier, ainsi que d’une usine de biofiltration sur support organique pour traiter les eaux de laiterie et des lixiviats de compostage.

Une approche novatrice qui permet d’améliorer et de diffuser les connaissances, pour proposer aux entreprises laitières une technologie novatrice, le tout en accord avec le principe de développement durable.

CATÉGORIE

L’éducation et la sensibilisation

Média, municipalité, entreprise ou institution

  • Clubs-conseils en agroenvironnement, Longueuil

Les clubs-conseils en agroenvironnement sont des regroupements de producteurs agricoles dont l’objectif est de favoriser le développement durable de leurs entreprises en adoptant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Ils sont 74 au Québec et regroupent 4000 membres. Chaque club bénéficie des conseils d’experts, de scientifiques et d’étudiants. Un guide pour l’élaboration d’un plan de travail et d’un rapport d’activités a été réalisé afin de permettre aux utilisateurs de trouver les meilleures solutions aux problèmes donnés.

Il s’agit d’une prise en charge collective à long terme, un exemple éloquent de formation continue. Les outils développés sont d’envergure. Ils permettent une meilleure connaissance des enjeux véritables et constituent une base de recherche de nouveaux procédés. Les résultats sont déjà mesurables.

Établissement d’enseignement des niveaux primaire ou secondaire

  • École secondaire Frenette – projet Rivière du Nord, Saint-Jérôme

Depuis maintenant cinq ans, un groupe de l’école secondaire Frenette a réalisé un programme dans le but de sauvegarder la rivière du Nord et son histoire. Par les moyens appropriés, les étudiants réalisent un bilan de santé de l’eau selon les paramètres physiques, chimiques et biologiques. Sous la surveillance de la Biosphère et avec le soutien de partenaires autant provinciaux que locaux, le projet devient un tremplin de choix pour l’apprentissage scientifique des jeunes à l’environnement.

En plus d’avoir une meilleure connaissance des conséquences de la pollution sur l’eau, les élèves peuvent vérifier périodiquement les impacts des mesures de dépollution entreprises par la Ville de Saint-Jérôme. Ce projet d’envergure, réalisé entièrement par des étudiants et étudiantes, fait du groupe un chef de file dans le domaine au Québec et un exemple novateur.

Organisme, association, institution ayant réalisé une action de concertation ou organisé un colloque, un projet de formation ou un autre événement

  • Comité de restauration de la rivière Etchemin, Saint-Léon-de-Standon

Le Comité de restauration de la rivière Etchemin s’est formé en 1993 pour redonner à la rivière son caractère et sa richesse écologique. Il s’est donné un plan d’action ambitieux visant à poursuivre les actions de restauration pour y réintroduire le saumon atlantique et recréer une richesse économique au profit des collectivités du bassin.

Un projet de cette envergure a nécessité de reconnaître les différents champs d’intérêt de cette population urbaine, agricole ou de villégiature. Le comité a mis en branle plusieurs actions pour en faire un projet collectif qui suscite maintenant l’adhésion de tous les secteurs. En plus des consultations et rencontres d’usage, le comité a lancé un vaste mouvement visant la signature massive de contrats d’engagement personnel en faveur de la rivière. La cohésion s’est enfin concrétisée par la formation d’un conseil permanent, garantissant à long terme la pérennité des actions.

Individu ou organisme à but non lucratif ayant réalisé un programme de sensibilisation publique

  • Éco-quartier Peter-McGill, Montréal

En l’an 2000, Éco-quartier Peter-McGill a réussi à établir au centre-ville de Montréal un programme d’éducation environnemental crédible et adapté à une clientèle particulière, plus portée aux marges de profits qu’aux bénéfices environnementaux. Il a lancé une vaste campagne qui s’intitule « Appellation V, commerce vert ». Il s’agit d’un système d’accréditation environnementale qui convie les commerçants à participer avec diligence à la collecte sélective et les encourage à faire une série de petits gestes pouvant rendre la gestion et le fonctionnement de leur place d’affaires plus écologiques.

Des dizaines de bénévoles et d’étudiants ont sillonné les rues du centre-ville. Presque sept cents commerces ont été visités personnellement, et l’on évalue à plus de 7000 les personnes contactées directement : propriétaires, employés ou consommateurs. Une opération courageuse qui sera répétée chaque année, l’accréditation étant annuelle. Un programme de sensibilisation complet, dans un milieu difficile.

CATÉGORIE

Le Phénix de la jeunesse

  • Mme Isabelle Jacob, Rollet

Madame Isabelle Jacob a 25 ans. Elle étudie en sylviculture et en sciences de l’environnement. Par conviction, elle investit ses énergies dans sa communauté rurale de l’Abitibi, en partageant sa vision avec le conseil municipal de Rollet et les associations de loisir et de protection de la forêt. Plusieurs projets ont vu le jour sous son initiative personnelle : citons l’aménagement écologique d’un jardin d’oiseaux, une plantation d’arbres choisis en vue de stabiliser les berges, un rallye éducatif forestier. Depuis le printemps 2000, elle rédige une rubrique environnementale dans le bulletin municipal.

Tous ses gestes démontrent sa volonté de participer à une prise de conscience collective et individuelle des impacts des activités humaines sur l’environnement et à l’adoption de nouvelles habitudes de vie plus respectueuses de l’environnement. « Mon projet n’a pas de durée prédéterminée, c’est plutôt un projet de vie » déclare-t-elle. Quel bel exemple à suivre !

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