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Communiqués de presse

MORTALITÉ DES CARPES AU QUÉBEC : UN ÉTAT DE LA SITUATION

Québec, le 25 juillet 2001 - Un état de la situation relativement aux différents aspects entourant la mortalité des carpes au Québec est dressé par la Société de la faune et des parcs du Québec, le ministère de l'Environnement, le ministère de la Santé et des Services Sociaux, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et ses laboratoires de L'Assomption et de Sainte-Foy, le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages de l'Université de Montréal, en collaboration avec l'Institut Armand-Frappier et l'Atlantic Veterinary College de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

De façon générale, les dernières données recueillies tendent à démontrer que les cas de mortalités diminuent dans les régions touchées par le phénomène. Par ailleurs, les résultats préliminaires des analyses virologiques ne permettent pas encore de déterminer ni la présence ni la nature d'un virus. Toutefois, il est possible d'affirmer que parmi les virus potentiellement responsables de ces mortalités, aucun d'entre eux ne présente de danger pour l'être humain. De plus, même si certains décès de goélands ont été rapportés durant les derniers jours, rien ne permet d'établir, pour l'instant, une quelconque relation entre ces mortalités et celles des carpes. Le nombre de goélands morts n'est pas différent de ce qui est observé habituellement.

Historique du phénomène

Depuis le 28 juin 2001, la présence de plusieurs carpes échouées sur les deux rives du fleuve Saint-Laurent a été signalée. Ce phénomène s'étend du lac des Deux-Montagnes jusqu'à Montmagny. La majorité des carcasses de poisson ramassées mesure 70 cm de longueur et une prédominance de carpes adultes a été notée.

Les analyses en laboratoire ont démontré la présence d'une bactérie appelée Aeromonas hydrophila. Cette dernière est présente à l'état naturel dans le fleuve Saint-Laurent ainsi que chez la plupart des espèces de poissons y vivant, dont la carpe. Elle a un comportement opportuniste mais ne peut à elle seule être responsable de la mortalité massive des carpes. Elle agit généralement comme un envahisseur secondaire quand un poisson est déjà affaibli, et c'est pour cette raison que les spécialistes recherchent actuellement un virus qui favoriserait la prolifération de la bactérie chez le poisson malade.

Les résultats préliminaires des analyses virologiques

Dans le processus habituel d'identification du virus, qui se déroule sur une période de deux à trois semaines, les tissus prélevés sur les carpes sont ensemencés sur des cellules de poissons. Lorsque le résultat est positif, des changements sur ces cellules sont observés, indiquant ainsi la présence d'un virus qui doit par la suite être identifié. Lors d'un résultat négatif, aucun changement n'est noté sur les cellules. Par contre, avant de conclure à un résultat définitif, le processus doit être repris une deuxième fois.

Dans le cas présent, aucun changement sur les premiers tissus soumis n'a encore été observé, et ce, même après deux semaines de culture. Par contre, l'analyse n'est pas encore complétée et doit donc suivre son cours tout comme celle des autres échantillons de tissus de carpe envoyés ultérieurement dans les divers laboratoires.

Concernant les analyses toxicologiques, le laboratoire d'expertises et d'analyses alimentaires du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec a effectué la recherche de résidus de produits toxiques tels que les pesticides et les métaux lourds sur les carpes. Les résultats n'ont rien révélé d'anormal.

Des facteurs combinés en jeu

Parallèlement à la recherche du virus, la Société de la faune et des parcs du Québec et ses partenaires vérifieront l'hypothèse selon laquelle les variations du niveau et de la température des eaux du fleuve, combinées au facteur de stress lié à la période du frai, auraient pu agir comme éléments déclencheurs de la mortalité chez les carpes.

L'opération nettoyage des berges

Le ministère de l'Environnement, avec la participation des municipalités riveraines, a ramassé et enfoui dans des sites autorisés, depuis le 28 juin 2001, approximativement 25 000 carcasses de carpes. Les inspections réalisées ont permis de constater que le nombre de carpes qui s'échouent sur les berges du fleuve Saint-Laurent a diminué considérablement au cours des deux dernières semaines. Le même constat peut aussi être fait concernant les appels de la population à la Centrale d'alerte d'Environnement et Faune pour signaler la présence de carpes mortes. Le Ministère évalue que les opérations de nettoyage réalisées sur les rives du fleuve, où il y avait une problématique de salubrité, devraient être complétées d'ici la fin de la semaine du 27 juillet 2001.

Au cours des prochaines semaines, le Ministère poursuivra ses inspections en fonction des signalements formulés par les citoyens et, si cela s'avère nécessaire, il réalisera d'autres opérations de nettoyage en collaboration avec les municipalités concernées. Jusqu'à présent, les coûts reliés au ramassage des carcasses de carpes s'élèvent à environ 140 000 $ et sont entièrement assumés par le ministère de l'Environnement.

Actions à venir

Les résultats des analyses virologiques et de la validation des facteurs combinés devraient être disponibles au cours des prochaines semaines. Dès qu'ils seront connus, ces derniers seront rendus publics.

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SOURCES :

Mélodie Verreault
Conseillère en communication
Société de la faune et des parcs du Québec
Tél. : (418) 521-3845, poste 4843
Géraldine Bouchard-Vézina
Ministère de l'Environnement
Conseillère en communication
Tél. : (418) 521-3823, poste 4927

POUR INFORMATION :

Société de la faune et des parcs du Québec

M. Guy Trencia
Biologiste, régions de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale
Tél. : (418) 832-7222, poste 229

M. Réjean Dumas
Biologiste, régions de la Mauricie, du Centre-du-Québec, de Lanaudière et de la Montérégie
Tél. : (450) 654-4355, poste 249

Ministère de l'Environnement

M. Claude Bouchard
Direction de la coordination opérationnelle, des urgences et des enquêtes
Tél. : (418) 521-3899, poste 4190

Ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation

M. Ugo Demetriade
Conseiller en communication
Tél. : (418) 380-2100, poste 3562

Dr Alain Laperle
Responsable du laboratoire de L'Assomption
Tél. : (450) 589-5745, poste 229

Ministère de la Santé et des Services Sociaux

Mme Michèle Bélanger
Tél. : (418) 266-6723

Centre québécois sur la santé des animaux sauvages de l'Université de Montréal

Dr Sébastien Monette
Tél. : (450) 773-8521, poste 8232

 

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