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Communiqués de presse

RAPPORT SUR LA QUALITÉ DES EFFLUENTS MUNICIPAUX DU QUÉBEC

Québec, le 9 août 2001 – Le ministère de l’Environnement du Québec et Environnement Canada ont rendu public aujourd’hui le rapport intitulé Évaluation du potentiel toxique des effluents des stations d’épuration municipales du Québec. Cette étude, réalisée dans le contexte de l’Entente Canada-Québec Saint-Laurent Vision 2000 (SLV 2000), trace un portrait du potentiel toxique des effluents de quinze stations d’épuration municipales au Québec.

Cette étude a permis de comparer les résultats de campagnes d’échantillonnage effectuées durant l’hiver et l’été, de 1996 à 1999 dans quinze stations représentant la problématique rencontrée dans l’ensemble des usines au Québec et desservant plus de 50 % de sa population. L’approche choisie, pour cette étude, a permis de comparer les rejets des effluents municipaux afin d’en évaluer le potentiel toxique, d’identifier les substances susceptibles d’être à l’origine de cette toxicité de même que les causes et les facteurs qui l’influencent.

Un des principaux constats de cette étude est à l’effet que le potentiel toxique des effluents des stations d’épuration municipales varie d’une station à l’autre et que la toxicité et les concentrations des substances mesurées oscillent beaucoup d’une journée à l’autre. Une variation saisonnière a également été observée pour certaines substances dont l’azote ammoniacal.

Les résultats des tests de toxicité démontrent que les eaux usées de la majorité des stations étudiées présentent, avant dilution dans le cours d’eau, une certaine toxicité après traitement. Toutefois, compte tenu de la faible ampleur de cette toxicité, ces effluents municipaux sont, à quelques exceptions près, peu nuisibles pour les organismes aquatiques testés. Les principales substances responsables de la toxicité mesurée après traitement sont l’azote ammoniacal, suivi des surfactants utilisés comme agents nettoyants autant à des fins domestiques qu’industrielles. C’est le cas, par exemple, des étangs aérés produisant des concentrations d'azote ammoniacal supérieures à 10 mg/l en hiver. Enfin, d’autres substances, telles que certains pesticides et métaux, pourraient aussi être responsables de la toxicité mesurée.

Par ailleurs, l’évaluation par le dépassement des critères de qualité de l’eau met en évidence la présence de substances organiques dans les effluents municipaux rarement quantifiées jusqu’à maintenant. Il s’agit des BPC, des dioxines et des furannes chlorés qui se trouvent parfois à des concentrations pouvant entraîner une contamination de la chair des poissons qui pourrait néanmoins être consommée selon certaines restrictions. Toutefois, pour évaluer l’impact réel de ces substances, il faut considérer la quantité rejetée par jour par rapport à la capacité de support du cours d’eau.

De plus, les résultats de cette étude permettent de constater que les stations d’épuration municipales qui respectent les exigences de rejet déterminées par le ministère de l’Environnement du Québec pourraient difficilement réduire davantage la toxicité de leurs effluents. L’ajout d’équipements pour accomplir cette tâche risque d’être coûteux et peu efficace vu l’importance des débits et de la dilution des contaminants. Toutefois, certains problèmes inhérents au type de traitement devront trouver d’autres avenues de solution afin de réduire la toxicité des effluents.

À cet effet, les recommandations indiquent que les efforts devraient plutôt être orientés vers la réduction à la source où les interventions risquent d’être beaucoup plus économiques et efficaces, particulièrement en ce qui a trait aux contaminants de source industrielle. Dans cette optique, des efforts de sensibilisation des citoyens pourraient également être envisagés pour réduire l’usage de certains contaminants utilisés dans une large mesure à des fins domestiques et industrielles (pesticides et surfactants).

Enfin, pour réduire la toxicité des effluents municipaux, le ministère de l’Environnement du Québec compte effectuer une identification et une priorisation des stations potentiellement problématiques. Des analyses de substances toxiques et des tests de toxicité pourraient ensuite être ajoutés au suivi régulier de ces stations et les stations problématiques faire l’objet d’un plan de réduction de la toxicité.

Le rapport Évaluation du potentiel toxique des effluents des stations d’épuration municipales du Québec est disponible dans le site de SLV 2000 (www.slv2000.qc.ec.gc.ca).

Annexes :

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SOURCES : 

Guy Gagnon
Ministère de l’Environnement du Québec
(418) 521-3823

Thérèse Drapeau
Environnement Canada
(514) 283-2343

POUR INFORMATION :
 

Jean Maurice Latulippe
Ministère de l’Environnement du Québec
(418) 521-3860

Marie-France Bérard
Environnement Canada
(514) 283-0178

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