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Communiqués de presse

Transfert de cinq barrages : pas de question de menaces, plutôt s’entendre avec les utilisateurs des lacs !

La Malbaie, le 23 août 2001 – Le ministre de l’Environnement, M. André Boisclair, tient à rétablir les faits concernant la gestion des barrages publics.

« Dans les faits, seuls cinq barrages font actuellement l’objet de négociations concernant le partage des responsabilités et les coûts de réfection entre l’ensemble des bénéficiaires des barrages», a souligné le ministre. Ces cinq barrages sont arrivés à la fin de leur vie utile, ce qui implique, pour les communautés concernées, une décision sur l’opportunité de conserver ou non le barrage et de gérer les impacts sur les plans financier et environnemental. Il s’agit des barrages Savane (région de Québec), Mitis et Mistigougèche (Bas Saint-Laurent), Baie-Trinité (Côte-Nord) et Bombardier (Estrie).

Le ministre rappelle les principes qui guident ces négociations. « À la fin de la vie utile de chaque barrage, la communauté concernée aura à décider si sa réfection est requise à la lumière des bénéfices pour l’économie locale, l’environnement et la qualité de vie des riverains. La communauté aura également à déterminer par quelles modalités elle assumera la prise en charge de la gestion du barrage. Toute décision concernant la reconstruction d’un barrage doit aussi se faire à la lumière des recommandations de la Commission Nicolet de 1997 concernant la sécurité des grands barrages », a précisé le ministre.

« Chaque négociation est un cas spécifique. Je suis confiant d’en arriver à des ententes satisfaisantes pour les parties concernées, comme c’est le cas avec le protocole d’entente que j’ai récemment rendu public, sur la réfection du barrage Morin sur la rivière Fourchue. Dans ce cas, la ville de Rivière-du-Loup a accepté de participer au financement en raison des retombées économiques et récréotouristiques; il en est de même des entreprises pour lesquelles la régularisation des eaux a une incidence sur leur productivité», a dit le ministre Boisclair.

Barrage Bombardier

Le ministre Boisclair rappelle que le ministère de l’Environnement assume ses responsabilités en tant que gestionnaire du barrage Bombardier. Lorsque des fissures importantes sont apparues dans le barrage l’an dernier, le ministère a procédé rapidement aux travaux de sécurisation temporaire pour prolonger sa vie utile d’au moins deux ans.

Depuis le début de l’année, afin de trouver une solution à long terme, des discussions ont été entreprises. « Dans le cas du barrage Bombardier du lac Brompton, il est clair que les premiers bénéficiaires de cet ouvrage de rétention seraient les villégiateurs. Nous devons donc considérer qu’il s’agit principalement d’intérêts privés. Le ministère de l’Environnement doit également concilier cette réalité avec sa responsabilité propre d’assurer la qualité des plans d’eau et de préserver les habitats naturels. Tous ces éléments font partie de la négociation. Il en est de même pour les différentes avenues de financement envisagées par les municipalités concernées, telle une garantie d’emprunt à long terme », a indiqué M. Boisclair.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé que des municipalités concernées ont contribué financièrement aux études préliminaires sur la réfection du barrage Bombardier, ce qui démontre une saine compréhension des responsabilités. Les discussions conduites par le sous-ministre de l’Environnement se poursuivent.

Pour deux autres cas (Mitis et Mistigougèche), qui s’expliquent par la fin de leur exploitation par Hydro-Québec, les négociations sont facilitées par un protocole d’entente qui prévoit déjà une contribution financière d’Hydro-Québec pouvant s’élever jusqu’au coût équivalent de la démolition et de la restauration du site.

« Il n’est donc aucunement question de menace. Les discussions se font cas par cas dans le respect des communautés locales, de la protection de l’environnement, du principe de l’utilisateur payeur et de l’intérêt public,» a conclu le ministre.

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SOURCE :

Sylvia Provost
Attachée de presse
Cabinet du ministre
Tél. : (418) 521-3911
 

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